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Alger, la Mecque des publi-documentaires (Vidéo)

DIA-18 mai 2017:  Après l’échappée belle, l’Algérie vue du ciel et Thalassa, nous a-t-on servi mercredi dernier un autre documentaire publicitaire sur l’Algérie ? Possible. S’appuyant sur un récit chronologique décrivant les relations entre différents régimes au pouvoir au maquis, puis à Alger, le documentaire établit la progression de l’engagement international et internationaliste de la diplomatie algérienne entre 1962 et 1974. Quant aux faits ou aux documents, ils ne sont pas inédits mais toujours intéressants à voir. Trois véritables bémols grèvent le documentaire le premier étant le passage calamiteux et faux historiquement sur la guerre des sables réduite à une victoire écrasante des troupes marocaines qui n’ont épargné les algériens que grâce à l’arrivée des renforts cubains et égyptiens. La vérité historique est vérifiable dans les atlas de géographie, le Maroc n’a jamais pu réaliser ses objectifs d’annexion territoriale, certaines de ses régions restent jusqu’à aujourd’hui figées dans une position de territoire encerclé comme Figuig par exemple. S’il est vrai que les cubains ont envoyé des troupes et des chars, ils ne sont jamais arrivés à temps pour la bataille, retardés par le long voyage en bateau, puis par l’absence de porte-chars ; la colonne a dû faire par route le long trajet séparant Béchar d’Oran. Idem pour les égyptiens qui n’ont jamais envoyé leur aviation. D’ailleurs il n’y a pas eu de combats aériens lors de cette guerre. Les Mig15 Algériens avaient été retenus jusqu’à la fin des combats par l’armée française lors d’une halte pour ravitaillement à l’aéroport militaire de Colomb-Béchar qui n’était pas encore libéré. Second bémol, qui reste pour le moins inexplicable, c’est l’absence totale d’interview ou de témoignage des acteurs de l’époque. Le réalisateur s’est contenté de coller une voix off à un montage. L’interrogation de nombreux acteurs encore vivants aurait changé la donne et ajouté de la crédibilité au récit, d’ailleurs on le voit bien, ce sont les reprises d’interviews d’époques, de certains exilés à Alger qui a grandement enrichi la fin. Enfin, le documentairefait l’impasse sur le passé violent des gouvernements algériens de l’époque qui ont eu beaucoup plus à se reprocher que le simple fait d’avoir géré la foule au soir du 19 Juin 1965, avec les assassinats de nombreuses personnalités historiques et la répression de toute forme d’opposition entre 1962 et 1974. Au final, le documentaire « Alger la Mecque desrévolutionnaires » se contente de remplir, mais de façon professionnelle, deux cases : celle du récit didactique bien léché destiné à la consommation étrangère et celui d’une énième carte-postale satisfaisant l’amour-propre d’algériens en mal d’amour tout court. Dommage,car le passé révolutionnaire de l’Algérie aurait largement mérité un documentaire du niveau de celui de Jinan Al Tahri : « Cuba, une odyssée africaine ».

Akram KHARIEF

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