Algérie Télécom dément les allégations d'un ancien cadre sur la chaîne Echourouk (Vidéo) - DIA
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DIA-Algérie télécom

Algérie Télécom dément les allégations d’un ancien cadre sur la chaîne Echourouk (Vidéo)

DIA-31 mars 2019: Le groupe public Algérie Télécom a réagi à une émission où l’opérateur historique a été visé directement sur chaîne privée et accusé à tord et sans preuves tangibles de corruption. Voici le communiqué intégral et le démenti de AT:

Usant du droit de réponse que nous confère l’article n°101 du Code de l’Information, relatif au droit de réponse, et suite aux propos diffamatoires, fallacieux, tendancieux et dénués de tout fondement tenus sur votre plateau lors de l’émission «الجزائر هذا المساء » du 27/03/2019, à 20H, notamment par votre invité SFAKSI Mohammed, ex-chef de division commerciale auprès de l’Opérateur public Algérie Télécom, objet d’une mesure de licenciement prononcée à son encontre en 2014, laquelle a été suivie d’un dépôt de plainte, la présente mise au point vise à éclairer l’opinion publique en général et les téléspectateurs de votre chaîne en particulier, sur les déclarations sans fondement communiquées par ledit individu. Nous vous remercions, par avance, d’observer le sens de l’éthique et de la déontologie du métier de l’information, en publiant ladite mise au point, dans son intégralité.
1- S’agissant du projet de câble sous-marin à fibre optique dénommé ‘Medex’ :
Pendant quinze (15) années, l’Algérie ne disposait d’aucun lien de secours pour sa connectivité avec le monde extérieur, en dehors de la liaison via le système SEMEWE4, mis en service en 2005. La coupure enregistrée en 2015 suite à un incident causé par un bateau étranger a démontré la vulnérabilité de notre pays en la matière qui peut, ainsi, être privé à tout moment de télécommunications sur une longue période en cas d’incident, et cela en sus des programmations des périodes de maintenance qui deviennent fréquentes vu la vétusté dudit système. Il faut préciser que les délais de réparation, notamment en cas d’incident au niveau national, sont tributaires de la disponibilité des bateaux spécialisés ainsi que de l’état de la mer et de la météorologie, ce qui peut prolonger le blackout sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans oublier les coûts extrêmement prohibitifs pratiqués par les bateaux câbliers, dont seuls les pays développés disposent.
La nécessité d’avoir une voie maritime redondante s’est, dès lors, imposée comme seule et unique solution pour garantir que le pays ne soit pas en danger perpétuel, sous la menace d’une coupure, un dysfonctionnement ou une maintenance routinière, pouvant le mettre en situation de black-out.
Il est clair que l’isolement de l’Algérie sur une longue période, au-delà d’être préjudiciable aux intérêts des citoyens algériens de tous bords qui utilisent l’Internet pour s’informer, étudier ou se divertir, mais a, également, un coût très élevé pour l’économie nationale.
C’est dans ce contexte que des voix d’experts se sont depuis très longtemps élevées pour réclamer la mise en place de plusieurs voies de télécommunications pour notre pays ; voix auxquelles se sont jointes celles de millions d’algériens, particulièrement lors de l’incident de Novembre 2015, pour réclamer opportunément aux Pouvoirs Publics, représentés par la Ministre du secteur, de trouver impérativement les moyens d’amener Algérie Télécom à suivre l’exemple de nos pays voisins qui disposent, chacun, d’au moins quatre (04) câbles sous-mains à fibre optique.
Il est vrai qu’Algérie Télécom aurait dû, dès 2010, rejoindre le consortium qui s’est constitué pour réaliser le système SEAMEW5. Toutefois, aucune demande d’Algérie Télécom n’a été enregistrée pour le rejoindre avant la clôture de 2014. Votre invité, le sieur SFAKSI en l’occurrence, aurait dû avoir l’honnêteté d’éclairer l’opinion publique sur les raisons ayant amené l’équipe dirigeante (dont il faisait partie jusqu’en 2014, faut-il le préciser !) à ignorer ce projet, et à faire rater à notre pays l’opportunité de disposer d’un câble sous-marin redondant, sécurisant ainsi notre réseau de télécommunications, au lieu de venir reprocher à l’équipe actuelle en charge du secteur des télécommunications d’œuvrer pour rattraper cette défaillance qui dure depuis longtemps et ce, afin de l’obliger (comme il ressort de ses allégations) à se soumettre au dictat d’ORASCOM, propriétaire de MEDCABLE Limited (l’entreprise britannique créée par Naguib SAWIRIS et Vicenzo NESCI).
Sur le volet technique, la communauté des experts soucieux de l’intérêt national vous expliquera comment la majorité des pays membres du consortium SEWEME4 l’abandonnent progressivement et ne l’utilisent plus que comme lien de secours (backup), principalement à cause de sa technologie basée sur le SDH/DWDM/OPTICAL, ancienne génération, avec une capacité maximale en bande-passante de 1.47 Tbps. Cette capacité suffirait à alimenter notre réseau national par 1 470 000 Mbs pour des millions d’algériens souhaitant disposer de connexions de qualités.
C’est cet handicape majeur qui a constitué le motif principal de la recherche de diversification et de multiplication des voies maritimes pour le haut et le très haut débit.
Contrairement à ce qui a été affirmé sur votre plateau, la relation entre la durée de vie du système sous-marin et le nombre d’années d’exploitation, ainsi que la technologie utilisée et les besoins de chaque partie, et surtout les coûts de maintenance qui augmentent exponentiellement avec l’âge du système, fait que ledit système devient, à sa 15ème année d’exploitation, économiquement non-viable.
Sur le volet inhérent à la sécurité, les propos de cet individu sont une insulte à l’intelligence de nos concitoyens, auxquels il a tenté de faire accroire qu’un système sous-marin, quel qu’il soit (SEAMEW4, SEAMEWE5, MEDEX, …) peut-être intégralement contrôlé par l’Algérie. En effet, le simple fait qu’un câble atterrisse dans un pays donné implique que ledit pays exerce son droit à établir les équipements d’interception légale, sans parler des failles sécuritaires pouvant être initiées par le fabricant lui-même.
2- S’agissant du projet de réalisation d’un Data Center :
Il convient de souligner que, pendant la période de la manne pétrolière et de l’abondance des ressources, l’équipe dirigeante d’Algérie Télécom n’a pas eu l’audace d’engager ne serait-ce qu’une réflexion sur une infrastructure d’hébergement de données, qui aurait permis un début d’émergence de l’économie numérique dans notre pays.
Notre démarche en la matière, et nous l’assumons avec fierté, est venue en réponse aux cris de détresse de notre jeunesse qui réclame l’innovation numérique, aux recommandations des meilleurs experts appelant à doter le pays d’infrastructures de stockage de données sur le sol algérien, pour éviter à nos institutions de souveraineté, à nos jeunes innovateurs ainsi qu’à nos opérateurs économiques de payer en devise forte le coût d’utilisation des structures d’hébergement étrangères, évitant l’effritement de nos réserves de change, tout autant que de la confidentialité de nos données, institutionnelles et/ou économiques.
Il est, dès lors, compréhensible que ceux qui n’ont pas agi pour l’intérêt du pays alors que les moyens financiers étaient abondants, asservissant notre économie par leur inaction, voire léthargie, viennent aujourd’hui s’attaquer à toute initiative qui tente de remédier à cette situation, avec l’ambition félonne de privilégier les intérêts d’opérateurs étrangers au détriment des nôtres.
Nous ne nous étalerons pas ici sur les propos ignorants, relevant davantage de l’intox et de la désinformation que de la vérité scientifique, technique ou économique de votre invité, lequel s’est même permis de comparer la réalisation d’un Data Center TIER IV à celle de logements d’habitation ordinaires. Cependant, nous nous arrogeons le droit de dire que si l’incompétence pourrait, éventuellement, expliquer ses allégations, les intérêts occultes sont, certainement, le moteur essentiel de sa sortie médiatique.
Il est enfin utile de préciser que le contrat de maîtrise d’ouvrage délégué, signé avec l’entreprise nationale publique SIH, ayant pour objet le lancement d’une consultation en vue de désigner un cabinet spécialisé qui aura pour tâche la réalisation des études, est encore à sa phase de prospection, et le montant estimatif versé, représentant un budget prévisionnel qui devrait être affiné lors de la sélection des entreprises et la finalisation des contrats d’exécution, a été sournoisement utilisé par votre invité comme référence pour étayer ses thèses diffamatoires.
SFAKSI Mohamed, ancien divisionnaire au niveau d’Algérie Télécom, licencié en 2014 et traduit devant la justice par son entreprise, endosse une partie de la responsabilité liée aux irrégularités et à la mauvaise gestion ayant prévalues durant la période où il a exercé au niveau de l’entreprise, et qui a fait objet d’un rapport accablant de la Cour des Comptes ; laquelle institution spécialisée ayant mis la lumière sur des pratiques illicites, allant de la double facturation à la surfacturation, induisant un chiffre d’affaire fictif, ainsi que d’autres détails portés à l’attention de la Justice, lors du dépôt de plainte initié par le Conseil d’Administration de l’entreprise en 2016.
Nous espérons avoir éclairé l’opinion publique sur quelques aspects des opérations de déstabilisation synchronisées, acharnées et préméditées, préjudiciables à l’intérêt public, dont fait l’objet notre entreprise et le secteur des télécommunications en général, qui est ainsi ciblé, notamment pour sa lutte contre la corruption ; opération qu’il a commencée en 2016 et qu’il poursuit avec courage et sérénité, avec l’aide de tous ses personnels et cadres patriotes, compétents, intègres et engagés, en dépit des coups de boutoir incessants et toujours plus vils de ceux dont les intérêts personnels ont été menacés ou de ceux qui veulent s’y repositionner pour mieux les servir.
À ce propos, des dizaines de pages FB, de sites Internet et autres moyens sont utilisés, au quotidien, pour s’attaquer à la respectabilité et à l’honorabilité des cadres de l’entreprise, dans l’objectif de les jeter en pâture à la vindicte populaire et de créer un climat de tension et de méfiance propice à leurs intérêts, même si nous sommes convaincus de la maturité et de la sagesse de nos concitoyens, qui ne peuvent être manipulés aisément par ces parties occultes.
La conjoncture difficile que traverse notre pays est, ainsi, sournoisement mise à profit par ces personnes, dont le sieur SFAKSI, qui veulent ainsi sacrifier des projets structurants destinés à servir le pays, nos citoyens et notre économie nationale, pour discréditer l’actuelle jeune équipe qui a réalisé durant les trois derniers exercices les meilleurs performances ( financières , techniques, formation…) que l’entreprise n’a jamais réalisé auparavant.

Enfin, nous regrettons qu’une chaîne crédible comme echourouk consente à inviter sur ses plateaux des personnes ayant eu maille à partir avec la justice et qui ont été révoquées de leurs postes pour des faits liés à leur gestion préjudiciable à l’intérêt public ; encourageant ainsi (nous espérons que c’est fait innocemment) les règlements de comptes et induisant en erreurs nos très chers concitoyens.
NB1 : le coût estimatif mondial réalisation data centre tiers IV varie entre 12000 et 18000 US dollars le mètre carré.