BIGtheme.net http://bigtheme.net/ecommerce/opencart OpenCart Templates

ATTENTATS DE PARIS : LA DGSE ET LES « TUYAUX » DU DRS

DIA-17 novembre 2015- 22h42: Les failles sécuritaires des services français (DGSE-DGSI) dans les attentats Parisiens mettent également en lumière le recul de leur coopération internationale notamment avec les Moukhabarates Syriens. Souvent tuyauté par les services Arabes dits amis sur les risques potentiels des groupes terroristes dont le DRS Algérien, Paris a-t-elle pris au sérieux les signaux algériens ?

« Oui, ensemble, l’Algérie et la France avec d’autres doivent être côte à côte pour lutter de toutes leurs forces contre le terrorisme avec une détermination sans faille » le vœu de l’ambassadeur de France à Alger, Bernard Emié à l’occasion de l’hommage rendu aux victimes des attentats de Paris, exprime également le vœu de la communauté du Renseignement français à l’égard de leurs homologues algériens. Ce n’est pas tant que le DRS ne coopère pas à la mesure des attentes françaises, mais avec le massacre du 13 Novembre, la demande de renseignements peut aller en qu’en augmentant. Le tout est de savoir la traiter.

Même si le DRS a entamé sa mue, restructure ses bureaux et change ses responsables, il n’a pas pour autant délaissé le « terrain » français et Belge. Surveillance des radicaux de passage à Alger, filtrage des suspects transitant en Turquie, le DRS a fait le nécessaire pour prévenir Paris. Quant à la Belgique, en l’absence d’accord-cadre avec les services Belges, qui veulent créer un « shift » avec le DRS, Alger diverge avec Bruxelles sur le traitement des radicaux islamistes. Si les SR Belges veulent créer une sorte de « zone tampon » au Sahel pour bloquer la transhumance terroriste, les officiers algériens leur recommandaient de balayer d’abord dans les fiefs Salafistes radicaux comme Molenbeek. Paris leur a malheureusement donné raison.

Ainsi, le Général Youcef, nouveau patron de la DDSE, les services extérieurs algériens, se trouve confronté au même souci que son prédécesseur, le Général Major, Rachid Attafi : comment la DREC peut répondre efficacement aux multiples demandes de renseignements des services étrangers et pas seulement la DGSE. Car les français ne sont pas les seuls à chercher les « tuyaux » algériens dans le domaine de l’antiterrorisme. La CIA américaine, le MI-6 et même le MI-5 Britanniques, les Tunisiens, les Turcs, les Russes, les Allemands, les Espagnols…tous veulent accroitre cette coopération sécuritaire et passer devant leurs homologues pour une relation privilégiée. Or, le DRS dans l’état actuel des choses tente de répondre dans les délais à toutes ces requêtes même en pleine restructuration et continue de prévenir les européens sur les cas des individus les plus dangereux.

bajo1

Les voyages secrets de Bajolet à Alger

L’autre difficulté dans le renseignement est la notion de confiance bâtie, souvent, sur la qualité d’échanges entre les responsables du Renseignement. Si Paris avait perdu en la personne de l’ambassadeur Bernard Bajolet, spécialiste des prises d’otages et de la Syrie/Irak, un ambassadeur de Poids à Alger, elle gagne à travers lui, un patron de DGSE qui a maintenu ses relais en Algérie. Il n’est pas rare que le patron des SR français prenne l’avion pour venir discuter incognito avec les responsables du DRS dont l’ex chef du DRS, le général de corps d’armée, Mediene dit Toufik, comme il n’est pas rare qu’il soit bien reçu et aider dans sa démarche. Car les choses n’ont pas toujours été ainsi. Héritière du SDEC français qui avait voulu mater l’ALN/MALG, la DGSE n’a pas, historiquement, une bonne réputation à Alger. On lui reproche d’abriter encore un certain « esprit OAS » comme on l’accuse de privilégier les coups tordus à la bonne coopération. Bajolet a tenté de réchauffer les relations, aidé en cela par l’entente Hollande-Bouteflika, mais il est concurrencé à Alger par l’autre service français, la DGSI.

Car si Alger a toujours favorisé un canal, c’est celui de la DGSI (services intérieurs français, l’ex-DST). Pas marquée politiquement, l’ex-DST recelait en son sein des bons connaisseurs de l’Algérie, notamment les Corses fort appréciés par les Généraux algériens. De Pasqua à Squarcini en passant par Marcianni, la filière Corse du Renseignement a fonctionné plein pot avec l’Algérie depuis la lutte contre le GIA dans les années 90 jusqu’à récemment. Ce qui était anachronique. Car dans la logique des choses, la DGSE était le partenaire logique mais la relation de confiance bâtie par le Général Smain Lamari, ex patron du contre-espionnage avec ses homologues français, dont le père de l’ancien ambassadeur français, Dominique Parant ou même avec l’actuel DGSI, Patrick Kalvar quand ce dernier dirigeait l’unité T3 et la direction antiterroriste de la DST chargée de traquer les poseurs de bombes du GIA. Cette relation s’est poursuivie avec l’ancien patron du Scorat, le général Hassan, actuellement incarcéré, surtout sur les réseaux Sahéliens (avant que la DGSE prenne racine au Mali) et Libyens et les risques d’attentats en France. La présence de l’ancien DSI, le général Ali Bendaoud, qui suivait les réseaux islamistes en France avait également solidifiée cette relation. Le DRS ayant la réputation d’être devenu un des services « allié » à défaut d’être « ami » des plus réactifs en Europe concernant les lancements d’alertes d’attentats.

A la lumière de ce qui s’est passé à Paris, la DGSE va probablement augmenter sa demande d’entraide avec les services Maghrébins et ne pourra pas se plaindre de constater que, actuellement, dans les arcanes du DRS ont pris place des professionnels de l’antiterrorisme, à leur tête le Général Athmane Tartag, fin connaisseur des modus operandi du terrorisme international. Paris veut également que le DRS joue de son influence en Syrie auprès des services secrets de Bachar El Assad avec laquelle la DGSE a un mal fou à reprendre langue. Car si la lutte contre Daesh a accusé un retard considérable en Europe et en France, alors que la DGSE faisait joujou avec le « Front Nosra » syrien, les spécialistes du DRS s’interrogent sur le traitement efficient de leurs tuyaux par leurs homologues Français.

Sihem Sabor

TwitterGoogle+Partager

Voir Aussi

DIA-Total

Unité de production de lubrifiants de Total: Vers l’annulation du projet

DIA-19 janvier 2017: Décidément  Total accumule les difficultés et  se retrouve  dans  une mauvaise posture ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *