Benmeradi : Pas d'importation de véhicules en 2018 - DIA
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Benmeradi : Pas d’importation de véhicules en 2018

DIA-18 septembre 2017: Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, a laissé entendre qu’il n’y aura pas d’importation de véhicules en 2018. Il a indiqué que rien n’a été entrepris par son ministère pour l’importation de véhicules en 2018, soulignant qu’en 2016, 100 000 véhicules sont sortis des usines de montage implantées en Algérie, à savoir Renault, Sovac et Hyundai.

Le ministre s’est félicité de l’augmentation du taux d’intégration au sein de ces usines, dont la production va en augmentant. Autant d’arguments pour justifier la suspension pour ne pas dire l’arrêt de l’importation des véhicules, d’autant plus que les réserves de changes sont quasiment épuisées. En d’autres termes, les prix des véhicules vont encore augmenter du fait de la baisse de l’offre et de l’augmentation de la demande, ce qui est encore aggravé par la dévaluation du dinar. Il faut relever que le marché des véhicules d’occasion qui est déjà inaccessible du fait de l’augmentation continue des prix sur le marché parallèle, poursuivra sa flambée en 2018.
En revanche, aucune restriction n’est imposée en matière des licences d’importation de la pièce de rechange automobile. Ce créneau est dominé, faut-il le préciser, par l’informel, ce qui explique l’inondation du marché par les pièces de contrefaçon.  
Pour ce qui est des licences d’importation des autres produits, le ministre a fait savoir que les licences établies au temps de l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, sont maintenues et qu’il n’y a pas de changements. La politique d’austérité sera ainsi maintenue voire durcie en 2018.
S’agissant des exportations, Benmeradi a confirmé qu’elles restaient minimes pour ne pas dire insignifiantes, à l’exemple des produits électroniques dont le montant des exportations en 2016 n’a pas dépassé  un million de dollars. Les rares exportations de l’Algérie se limitent en grande partie aux produits agricoles, a précisé le ministre, confirmant par ailleurs que la politique de l’industrialisation, alternative à la politique basée sur les hydrocarbures, n’a pas été concrétisée sur le terrain.
Amir Hani  
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