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Boudjedra critique violement les cinéastes Lyes Salem, Zemmouri, Rachedi et Arcady

DIA-03 octobre 2017: Dans son pamphlet publié ce mois-ci, «Les contrebandiers de l’Histoire » l’écrivain Rachid Boudjedra ne s’est pas attaqué seulement à quelques écrivains mais s’en prend violement aussi à des cinéastes algériens et un réalisateur français pied-noir. Ainsi dans son livre « coup de  point », l’auteur de « La répudiation » a critiqué les cinéastes Mohamed Zemouri et Lyes Salem pour leurs films, « les folles années du Twist » et « El Wahrani ».

Dans le film de Zemmouri, « les folles années du Twist » réalisé en 1982, l’écrivain dénonce le fait que les pieds noirs et « les français musulmans » sont montrés en train de vivre en toute tranquillité et passent leur temps à forniquer entre eux, à boire et à danser….. le twist. Une comédie où précise l’écrivain vivent en harmonie, le bourreau et la victime. Une aberration quoi ! Autre réalisateur descendu par l’écrivain en colère, Lyes Salem et son film « El Wahrani ». A ce propos, l’auteur écrit : « Une nouvelle génération de cinéastes qui vivent à l’étranger et qui réalisent des films de mauvaise qualité esthétique, souvent coproduits par l’Algérie et dont le but est de rabaisser notre pays, non seulement politiquement mais humainement et psychologiquement. Avec une volonté de le saper, de le punir, aussi, d’avoir obtenu son indépendance. »

Rachid Boudjedra qui a critiqué aussi le livre de Yasmina Khadra, « Ce que le jour doit à la nuit » a également dénoncé le fait que l’adaptation a été assurée par un réalisateur pied noir et surtout sioniste. Il précise que c’est encore plus humiliant quand le film est subventionné par l’Etat algérien. L’écrivain est rassuré même si le film n’aura pas de succès commercial. « Il n’a donc pas plu ni aux pieds noirs que son auteur a essayé de racoler, ni aux Algériens qu’il aura essayé de rouler dans la farine.», commente encore Boudjedra                 

Enfin, l’écrivain et scénariste Rachid Boudjedra, auteur de plusieurs livres sur le cinéma algérien a également critiqué les productions étatiques sur les figures historiques, à l’image de : Benboulaid, Krim Belkacem, Lotfi et Larbi Ben Mhidi (Qui n’est pas encore sorti), indiquant qu’ils ne révèlent pas la vérité historique. Pour l’auteur  ce sont des films de propagande à la guimauve, vite faits, bâclés et où l’auto-censure des auteurs a détruit l’essentiel de la chose et l’humaine condition des protagonistes.  

Pour cela, il cite l’exemple du film d’Ahmed Rachedi, « Krim Belkacem », lui reprochant le fait de ne pas avoir évoqué le conflit profond entre Abane Ramdane et Krim, sans évoquer l’assassinat de Abane Ramdane et surtout sans évoquer l’assassinat de Krim Belkacem par le pouvoir de l’époque. Boudjedra indique :  » Cela participe ignoblement de la magouille et fait de ceux qui ont réalisé ces films des contrebandiers de l’histoire. »

Aussi violent que cela puisse paraître, l’auteur ne s’est pas trop attardé sur le volet cinéma dans son pamphlet et a surtout réservé l’essentiel de son attaque littéraire contre les écrivains, (Feriel Furon, Sansal, Daoud, Tamzali, Bachi et Khadra) qu’il descend en flammes pour leurs liens très étroits avec la « France coloniale ».

Salim Bey                

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