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Cinémas arabes : Oran résiste, Marrakech s’arrête et Sawiris lance son festival

DIA-25 juillet 2017: Le festival du film arabe d’Oran s’est ouvert ce soir pour sa 10 édition. Il continue d’être présent comme l’un des rendez-vous les plus importants du cinéma dans le monde arabe, malgré la crise financière qui secoue le pays, soutenu par le ministère de la Culture et les autorités locales.  Ceci au moment où plusieurs festivals de cinéma dans le monde arabe ont fermé ou ont baissé de régime. C’est le cas du Festival marocain de Marrakech. A la surprise générale, la 17e édition du FIFM n’aura pas lieu, comme chaque année en décembre. Elle a été reportée à l’année suivante. Son conseil d’administration a jugé nécessaire et important de renouveler le statut de cet événement.

La fondation qui en a la gestion a tenu son Conseil d’Administration ce 30 juin et a décidé de revoir la manière de présenter son événement qui se tient habituellement chaque année, au début du mois de décembre. Cette décision est prise à la suite du départ de la directrice Mélita Toscan du Plantier. Après quatorze ans d’exercice, la productrice a quitté son poste au mois d’avril.  

Le communiqué de la fondation présidée par, le frère du roi du Maroc Mohammed VI, le Prince Rachid, indique que la prochaine édition reviendra bien en 2018 «pour permettre au Festival d’aller encore plus de l’avant dans sa mission, non seulement de promotion de l’industrie cinématographique marocaine, mais aussi d’ouverture vers les autres cultures, réalité incontournable de l’universalité du Septième Art», peut-on lire.

Il ne s’agirait que d’une annulation ponctuelle, mais le mal est fait. Le Festival de Marrakech qui souffre d’un manque de retombées médiatiques et surtout financière a poussé à la sortie sa directrice qui intervient après le départ de son « aide de camp » Nouredine Sail, qui a été lui aussi écarté du Centre marocain du cinéma. 

Après la fermeture des festivals d’Abou Dhabi et de Doha pour des raisons financières, les festivals de Damas et Bagdad pour des raisons sécuritaires, l’Egypte qui a été touchée par la révolution arabe, a maintenu son Festival du Caire, malgré un arrêt d’une année ; mais verra le lancement d’un nouveau Festival le mois de septembre prochain: le festival d’El Gouna. Un festival tracé à l’image du Festival de Cannes où se mélangent les stars, le tourisme, le luxe et le showbiz.

La ville d’El Gouna est une station touristique égyptienne dans le Gouvernorat de la Mer-Rouge sur la côte de la mer du même nom.  Cette ville de 10 000 habitants, qui a été développée et détenue par la famille Sawiris, dont Nadjib est l’ancien propriétaire de Djezzy, s’étend sur des îles reliées par des lagons, comportant des infrastructures modernes, avec un réseau routier récent, des hôtels et des terrains de golf spacieux ainsi qu’un petit aéroport. Ce nouveau Festival arabe a pour ambition de concurrencer le Festival du Caire et à long terme le festival de Dubai, consacrant la puissance de l’argent sur les festivals institutionnels.   

Salim Bey         

 
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