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Clôture du FIOFA 2016: L’Egypte et l’Algérie dominent le cinéma arabe

DIA-28 juillet 2016: La 9ème édition du Festival international d’Oran du film arabe (FIOFA) s’est achevé hier au théâtre de verdure « Hasni Chekroun » d’Oran, avec la consécration du film égyptien « Nouara » de la réalisatrice Hala Khalil, qui remporte ainsi  le « Wihr d’or » du meilleur film dans la catégorie long métrage. Le jury des longs métrages présidé par le grand réalisateur syrien  Mohamed Malas et composé de l’actrice et réalisatrice algérienne Fatima Belhadj, de l’acteur égyptien Asser Yassin, de  l’actrice palestinienne Ruba Bilal et du réalisateur français Jean Baptiste Bay, a accordé également à la comédienne principale du film Mouna Chalabi le prix de la meilleure comédienne du festival pour son interprétation remarquable dans le rôle de « Nouara », une jeune fille issue d’une famille pauvre, qui se rend quotidiennement dans un quartier résidentiel pour travailler comme femme de maison chez un ancien ministre du régime Moubarek. Le printemps arabe arrive provoque une fissure entre le peuple à majorité pauvre, le nouveau décideurs et les responsables de l’ancien régime.

La disparition de Mohamed Khan a fortement affecté la délégation égyptienne

Les participants égyptiens au festival du film arabe d’Oran ont été sérieusement marqués par la disparition la veille du réalisateur égyptien Mohammed Khan décédé mardi à l’âge de 73 ans.  La lauréate du « Wihr d’or » a tenu à dédier ce prix à la mémoire du réalisateur égyptien défunt, appelant le public à visiter sa riche filmographie.  Pour sa part, le troisième vainqueur égyptien de cette soirée du film arabe, le réalisateur Charif El Bandari auteur du court métrage égyptien « Har jaf saifan » (chaud et sec en été), qui a remporté le grand prix du court métrage du FIOFA, a exprimé aussi sa tristesse pour la disparition de ce grand nom du 7e art égyptien et arabe. L’Egypte a complété son palmarès avec une quatrième consécration, le prix du jury dans la catégorie documentaire pour le film « Abaden lam nakoun atfal (jamais nous étions des enfants) du réalisateur Mohammad Souleymane.

Le cinéma algérien domine le documentaire et le court métrage 

L’Algérie a été le deuxième grand vainqueur de ce rendez-vous du cinéma arabe, la moisson était importante également, avec trois importants prix: Lotfi Bouchouchi qui a décroché le prix du meilleur réalisateur pour son film « El bir » (Le puits), le réalisateur Hassan Ferhani, qui a décroché le grand prix du meilleur documentaire avec son film « Fi rassi rond-point », alors que le court métrage « Kindil el bahr » (La méduse) du réalisateur Damien Ounouri, qui était parti favori s’est contenté par le prix du jury.

Pour le reste du palmarès 9ème édition du Festival international d’Oran du film arabe (FIOFA), d’autres pays arabes se sont affirmé dans le paysage cinématographique arabe en décrochant des prix de valeur. C’est le cas notamment du Maroc, qui a décroché le prix du jury avec le film marocain « Massafat mil bi hidaii » du réalisateur Said Khellaf, grosse surprise du festival. L’Irak était également présent dans le palmarès  avec une mention spéciale du jury décerné au film irakien « Samt erraii » du réalisateur Raad Mechtet, alors que le prix de la meilleure interprétation masculine ont été décerné à l’acteur libanais Alain Saada, élégant dans son rôle dans le film « Kathir kabir ». Par ailleurs la Syrie qui a participé avec deux longs métrages et plusieurs courts métrages, s’est contenté d’un seul prix, celui du meilleur scénario attribué à Joud Said pour son  film « Fintidhar el kharif ». Enfin le court métrage tunisien « Ghadra » du tunisien Djamil Ennadjar, qui a eu un grand succès lors de la projection est reparti déçu avec une mention spéciale, alors que son film méritait largement un prix plus important.  

DIA-HALA KHALIL ORAN

Déception pour Anzour et Bouchareb 

Avec quatre prix pour l’Egypte et trois pour l’Algérie, les deux pays dominent véritablement le cinéma arabe en 2016. Si la 9ème édition du Festival international d’Oran du film arabe (FIOFA), a consacré la nouvelle génération de jeunes réalisateurs arabes, avec un retour en force du cinéma égyptien avec un léger passage à vide, elle a en revanche effacé deux monstres sacrés du cinéma arabe : Rachid Bouchareb avec son film « En route pour Istanbul » et le grand cinéaste syrien Nejdat Anzour qui participait avec son film sur Daech. Si le premier film était trop « occidental » pour figurer dans un palmarès arabe, le second était volontairement construit comme une œuvre de propagande à la gloire de l’armée du régime de Bashar El Assad. En définitive les jurys sont  restés dans les trois catégories fidèles et conformes aux attentes des spectateurs et des critiques, distribuant intelligemment les prix pour les principales nations productrices de films arabes.

Salim AGGAR

 

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2 commentaires

  1. bonjour monsieur,
    le festival d’oran, les dés étaient jetés dès le départ.
    lotfi bouchouchi devait prendre un prix mais honte à lui; car il n’a juger nécessaire d’assister à la clôture, du déjà vu avec merzak allouache et anis djaat.
    il faut signaler que c’est un film rejeté pour la session de l’année passée.

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