La cocaïne fait son apparition dans les feuilletons algériens (Vidéo) - DIA
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DIA-Khawa 2

La cocaïne fait son apparition dans les feuilletons algériens (Vidéo)

DIA-01 juin 2018: L’explosion de l’affaire de la découverte de 700 KG de cocaïne au port d’Oran a révélé que l’Algérie est devenue depuis quelques années un marché ouvert pour la vente et la consommation de cette drogue dure qui était plus consommée en Europe.

L’Algérie qui est  inondé depuis plusieurs années par le cannabis marocain, est devenue depuis quelques temps un terrain propice pour les dealers de la poudre blanche, beaucoup plus chère et difficile d’acquisition. La cocaïne qui est produite en Colombie et au Mexique arrive en Algérie via les filières espagnoles et surtout marseillaises. Selon certaines sources, c’est la jet set algérienne qui consomme ce genre de drogue hors de prix lors notamment des soirées bien arrosées et surtout très sélect. Jusque-là, sa médiatisation et même son existence étaient bien cachées. Seulement voila durant ce ramadhan, un phénomène curieux est apparu sur notre petit écran et plus particulièrement dans des feuilletons algériens, c’est la mise en valeur de la cocaïne dans certaines séquences. On le voit clairement dans le feuilleton El Khawa 2, diffusé sur la chaîne El Djazairia One où le comédien Mohamed Khassani qui joue le rôle d’un dealer offre une dose de cocaïne à la jeune fille de la famille Mostfaoui. Même scénario découvert dans le feuilleton Ennar El Barida, diffusé sur l’Entv, où lors d’une soirée bien arrosée, un jeune de la jet set distribue des doses pour ses invités. La scène est suggérée mais lors de la discussion avec le dealer on comprend clairement de quelle drogue il s’agit. Même dans les films de cinéma algérien la cocaïne n’est pas présente dans le scénario ; alors  pourquoi est-elle si présente dans les feuilletons algériens et surtout durant ce ramadhan? 

Dans le passé, il était presque interdit , voire intolérable d’évoquer et surtout de montrer la drogue ou même des bouteilles de vins ou d’alcool, d’abord pour des raisons religieuses liées au Ramadhan mais aussi pour des raisons culturelles car elles sont contraires aux valeurs de l’éducation algérienne. Mais de toute évidence cette règle n’est aujourd’hui pas respectée, notamment dans le feuilleton El Khawa 2 où le banditisme et les milieux de la nuit et de la drogue sont omniprésents. On s’interroge une nouvelle fois sur l’attitude adoptée par  l’Arav devant ces dépassements qui portent atteinte aux valeurs de la société algérienne. 

Salim Bey