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Combien va coûter « réellement » une chaîne privée en Algérie ?

DIA-01 septembre 2016: Depuis hier les propriétaires des chaînes de télévisions sont informés des nouvelles intentions du gouvernement pour réguler le champ audiovisuel à travers la publication du JO. Ainsi le montant fixé par le gouvernement pour bénéficier de l’autorisation de création du service de communication audiovisuelle thématique est fixé par l’Etat à cent millions de dinars (100.000.000 DA) pour l’autorisation de création d’un service de diffusion télévisuelle. Autrement dit 10 milliards de centimes. L’Etat n’a pas précisé dans ses textes les prix des droits satellites qui seront octroyés par la TDA et qui pourraient avoisiner les 7 millions de DA (700 Millions de centimes) par mois ou plus. Car le TDA paye en dollars l’achat des fréquences satellites (Elle a réservé plus 11 fréquences depuis plusieurs années pour rien) sur le satellite AB sat 3 et Ab Sat 7.  Les chaînes privées payent actuellement entre 30 et 40 000 dollars par mois pour la location de la fréquence satellite via des sociétés jordaniennes ou européennes. Avec les tarifs de la TDA, les dépenses pour la location satellitaire peuvent atteindre donc entre 7 et 8 milliards de centimes par an.

En plus des frais de l’autorisation et du satellite, il ya le coût de la production (5 heures de programmes frais) qui peuvent atteindre les 55 millions de DA (5,5 milliards de centimes)  chaque année. Sans oublier la masse salariale qui peut dépasser largement les 100 millions de centimes (10 milliards de centimes) par an, pour une chaîne qui emploi au moins 150 employés, avec des salaires mensuels qui varient entre 10 et 5 millions de centimes.

Avec les 10 milliards de centimes pour l’autorisation et les autres frais additionnels (Location satellite, la production et la masse salariale) le coût d’une chaîne privée à partir de 2017 peut coûter jusqu’à  40 milliards de centimes. Si on supprime les 10 milliards de l’autorisation qui seront versés à l’Etat une seule fois, alors qu’en revanche l’autorisation est renouvelable chaque année. Il est clair qu’un propriétaire de chaîne privée doit dépenser au moins 30 milliards de centimes par an dans l’espoir de voir un retour sur investissement avec la publicité.

Il faut préciser aussi que les trois chaînes qui possèdent des groupes de presse (Papier et chaînes) Comme le groupe Echourouk, Ennahar et Dzair, obtiennent au moins 50 milliards de centimes en publicité chaque année. Ce qui amortie largement leur frais, quand on sait que ses groupes de presse emploi entre télévision et presse environ 250 personnes.

Bien sûr on est loin des dépenses de l’Eptv ( La télévision publique nationale avec ses cinq canaux) dont le budget global en 2012 global s’élève à 6,2 milliards de dinars, (600 milliards de centimes) soit environ 60 millions d’euros. Depuis le 31 décembre 2011, l’Eptv comptait 3 447, un peu moins que de TF1 (la plus importante chaîne en France qui emploie 3798 personnes). Le bureau d’Al Jazeera au Royaume-Uni, qui emploie soixante journalistes, disposait d’un budget de 30 millions USD par an.

C’est clair et établi, la télévision est budgétivore et le gouvernement souhaite réguler le paysage audiovisuel, pour laisser seulement les grands groupes encore sous son contrôle : Dzair TV (Haddad), groupe Ennahar, Groupe Echourouk, El djazairia Tv, Samira Tv et éventuellement Numidia News (Groupe Tahkout). Rebrab qui a lâché KBC officiellement, pourrait financer la chaîne injectant de la publicité.  Le reste des chaînes privées n’ont pas les moyens financiers, politiques et surtout la visibilité pour dépenser autant sur un média lourd.

Salim Bey 

DIA-AUDIOVISUEL

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