DIA | Confidentiel: Qui est Francis Ghilès, l’analyste qui a créé la tension entre Alger et Paris ?
50250
post-template-default,single,single-post,postid-50250,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Confidentiel: Qui est Francis Ghilès, l’analyste qui a créé la tension entre Alger et Paris ?

DIA-31 mars 2020: Francis Ghilès, l’homme qui a provoqué la tension diplomatique entre Paris et Alger par son intervention sur France 24, n’est pas un novice en politique, pas un opposant franco-algérien à la recherche d’un buzz, mais une pointure de l’analyse géopolitique dans le Maghreb, qui obéit à un agenda bien tracé par quelques salons huppés de quelques capitales occidentales en désaccord avec Alger.  

Français d’origine algérienne, Francis Ghilès est né le 13 novembre 1944 à Rome. Son grand père était l’imam de Tizi Hibel (Le village de Mouloud Feraoun), avant d’être converti au christianisme dans les années 1880. Il est diplômé en sciences politiques de l’Université de Grenoble (1966 ) il a été même assistant de recherche de Pierre Mendès-France entre 1967 et 1968. Diplômé également de St Anthony’s College, Oxford (GB) il quitte, après 17 ans de service, le Financial Times de Londres, pour se mettre à son compte comme « Consultant des affaires nord africaines ». Véritable « Monsieur Maghreb » des médias anglo-saxons, Francis Ghilès est aujourd’hui très sollicité…par les chaînes d’infos comme France 24 en anglais et en français.

Francis Ghilès a été rédacteur chargé de l’Afrique du Nord au Financial Times de 1981 à 1996 et contribue à la BBC World Service depuis plus de trente ans. Il contribue également a des médias internationaux dont Le Monde, The Wall Street Journal, El Pais, Le Monde Diplomatique, mais aussi Mondafrique, et à des instituts comme le Peterson Institute et CSIS à Washington, l’IFRI et l’Ipemed à Paris, le Royal Institute of International Affairs et The International Institute of Strategic Studies à Londres, le Konrad Adenauer Stiftung à Berlin. Il est aujourd’hui chercheur au Centre d’études et de Documentation Internationale de Barcelone (CIDOB). 

Devenu le who’s who des personnalités politiques et économiques des pays du Maghreb, il avait déjà été « mis à contribution », en octobre 1995, lors du sommet de Casablanca sur le développement économique du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord. Il avait par ailleurs co-interviewé le roi Hassan II pour le Financial Times. C’est à cette occasion que le souverain chérifien avait esquissé l’axe USA-Israël-Maroc…

Francis Ghilès est plus suivi en Algérie lors de ses interventions sur l’Algérie sur France 24. Durant des mois il avait critiqué la gestion de Gaid Salah de situation en Algérie, avant de s’attaquer au président Tebboune, dernièrement après son élection. 

Mais c’est lors de son intervention sur France 24 pour parler du manque de moyens au Maghreb pour contrer le Coronavirus que l’analyste a créé la polémique et a attiré les foudres d’Alger. 

Francis Ghilès a d’abord fait dans son analyse les éloges de la Tunisie dans sa gestion de la crise sanitaire contre le coronavirus, avant de s’attaquer sans ambages à l’Algérie sur tous les fronts: Mauvaise gestion du gouvernement, privilège sanitaires accordés aux militaires et au gouvernement au détriment du peuple algérien. M.Ghilès pourtant très au fait des poids géopolitiques dans la région s’attaque à la société chinoise, CSCEC (pourtant publique), qui avait accordé 450.000 dollars d’aides à l’Algérie, affirmant que cet aide a été détournée au profit de l’hôpital militaire de Ain Naadja. M.Ghilès s’est même attaqué au président Tebboune déclarant qu’il a été mal élu, affirmant que 3/4 des algériens n’ont pas voté pour lui, alors que le contraire est vrai! Appelé à réagir sur la gestion du Coronavirus, Ghilès a plus politisé sa réponse en parlant du cas Karim Tabbou que de répondre à la question pourtant claire du journaliste. Il a même critiqué les sorties du ministre du Commerce sur le terrain pourtant très salué en Algérie. Autant d’attaques et de remarques malveillantes et autant de mensonges qui démontrent le plan de communication machiavélique de cet analyste averti mis au service de certains cercles cachés installés entre Paris, Rabat et surtout Madrid contre la montée en puissance d’Alger dans la région.