Confrontation ouverte entre Ennahar et la Direction des Affaires de sécurité - DIA
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DIA-Anis rahmani

Confrontation ouverte entre Ennahar et la Direction des Affaires de sécurité

DIA-09 octobre 2018: La situation de blocage intentionnel à l’APN provoqué par Said Bouhadja a créé un véritable fossé sur la scène politique et médiatique. 
La chaîne Ennahar Tv qui est souvent  taxée de télévision  pro-gouvernementale  et surtout proche des services de sécurité en raison des dossiers exclusifs décrochés par ce média privé, a surpris tous les observateurs 
en découvrant ce matin les images de l’arrestation musclée par les services de renseignements du journaliste du site ALG24 appartenant au groupe Ennahar. C’est la première fois qu’un élément du groupe Ennahar est interpellé par les services de sécurité. Une donne nouvelle qui efface la thèse selon laquelle  le groupe Ennahar d’Anis Rahmani roule pour les services de sécurité.
Tout a commencé par la publication d’un article reprochant presque aux services de renseignements dépendant du général Tartag de ne pas s’ingérer dans le règlement de la situation à l’APN. Quelle mouche a donc piqué le groupe Ennahar pour rédiger un tel article ? Sachant que depuis la dissolution du DRS et son remplacement par la Direction des affaires de sécurité (DAS) ce genre de procédé n’existe plus.  Il n’y a aucune antenne des services de renseignements dans les ministères, les médias publics et encore moins dans les assemblées et les institutions  publiques. Tout est régis par les lois établies par la république et la constitution. L’ère du DRS est donc révolue.
L’ingérence du DAS dans une institution de législation est donc anticonstitutionnelle. Même le premier ministre Ahmed Ouyahia n’est pas intervenu car il connait pertinemment les limites du pouvoir et les frontières de l’intervention de l’Etat dans ce genre de situation et plus précisément dans une Assemblée Populaire élue.
Un front a été volontairement ouvert par le groupe Ennahar contre les services du général Tartag, quand Anis Rahmani a diffusé une discussion Privée  entre le PDG d’Ennahar Tv et un officier du renseignement. Dans 
cet enregistrement rendu public par Ennahar (Une première dans les annales des chaînes privées), l’officier de la DAS avait demandé à Anis Rahmani d’envoyer son journaliste aux bureaux des services de renseignement pour juste s’expliquer sur son article et le sensibiliser sur les véritables missions de son service. Mais Anis Rahmani a catégoriquement refusé la demande de l’officier exigeant une convocation du procureur. Une situation conduisant indéniablement à une démonstration de force du DAS le matin suivant. 
Par ce geste aussi les services de renseignements ont voulu prouver qu’ils n’interviennent pas à l’intérieur de l’APN, mais qu’ils peuvent intervenir à tout moment à l’extérieur. En diffusant l’enregistrement, Anis Rahmani a volontairement sorti ses griffes pour afficher ouvertement sa force médiatique contre l’un des services les plus redoutés du pays. Et ce qui devait être qu’une conversation secrète entre « deux potes », s’est vite transformée en lutte d’influence et de pouvoir sur la place publique. Anis Rahmani est apparu comme un PDG protecteur d’une chaîne indépendante et le chef du renseignement comme un négociateur clame à la recherche d’un compris pour éviter la confrontation ouverte. Qui aura le dernier mot?
En tout cas ce front ouvert et béant entre Ennahar et la DAS risque de prendre une envergure importante dans les semaines à venir en attendant le règlement de la crise à l’Assemblée.
La situation de blocage à l’APN, créée par Said Bouhadja divise ainsi tout le monde : Les partis politiques au pouvoir, le RND et le FLN, les médias dont une partie le défend et une autre qui le harcèle avec les caméras et les reportages dans ses allers-retours  au siège de l’Assemblée. C’est le cas notamment des chaînes Ennahar Tv et El Bilad Tv, alors que l’Entv a marqué une pause dans ce conflit politique.
Visiblement les jours à venir s’annoncent chauds avec son lot de surprises aussi bien sur le plan politique que sur le plan de la ligne éditoriale de certains médias.

Salim Bey