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Conseil National du RND: Ouyahia revient sur les résultats de son parti aux législatives

DIA-09 juin 2017: Le discours que le secrétaire général du RND a prononcé, ce matin, à l’ouverture de la 3ème session ordinaire du Conseil national (de son parti), qui se tient à Zéralda, dans la banlieue ouest d’Alger, a été court mais d’une grande intensité. Et ce, dans le sens où Ahmed Ouyahia a, en peu de mots, exposé les positions de son parti sur la situation d’ensemble du pays. Un exposé qui ne manquera de décevoir tous ceux qui ne désespéraient pas – et, sans aucun doute, ne désespèrent pas – de voir se produire une rupture dans l’alliance (aujourd’hui, informelle) des partis du pouvoir. Et, partant, une remise en cause de leur appui au président de la République. Ahmed Ouyahia a été, en effet, des plus clairs dans la réitération de l’appui du RND, qu’il a qualifié de « total », au président de la République et dans l’expression de son soutien au nouveau gouvernement que dirige Abdelmadjid Tebboune ; pour rappel, un militant du FLN. Bien mieux concernant ce soutien, il est allé jusqu’à dire que « le dernier remaniement ministériel va donner un nouveau souffle à l’action gouvernementale ». Une action que son parti va accompagner « sur le terrain ». Et ce, a-t-il annoncé, « pour expliquer aux citoyens les problèmes vécus par le pays » mais également « pour leur redonner espoir ». Ce dernier axe se voulant, à l’évidence, une réponse concrète à tous ceux qu’il a accusés « de s’échiner à cultiver le désespoir parmi la population ». Tout en réitérant, comme annoncé ci-dessus, le «total appui du RND au président de la République », Ahmed Ouyahia a déclaré que son parti s’inscrit résolument « contre le populisme et le régionalisme » ; deux tares qu’il impute aux parties qui n’ont de cesse de donner de l’Algérie une image sombre. Sauf que, en politicien avisé, il s’est gardé de verser dans le « tout-va-bien ». Le secrétaire général du RND a, en effet, reconnu que la situation économique du pays était « difficile ». Et qu’elle allait l’être encore dans les années à venir du fait de la poursuite de la crise pétrolière. Plus explicite, il a rappelé la baisse, ces trois dernières années, des recettes du pays provenant de la vente de nos hydrocarbures et ses conséquences sur le budget de l’Etat. Deux faits qu’il a appréciés, pour en souligner la gravité, à l’aune d’un autre ; à savoir, que « le budget de l’Etat est, aujourd’hui, le principal moteur du développement économique du pays ». Comme pour souligner l’urgence qu’à l’Algérie à sortir de cette situation et, partant, que la priorité de l’heure est, aujourd’hui, « de vaincre la crise économique et d’assurer le développement du pays », Ahmed Ouyahia a plaidé pour « un consensus national économique et social entre les pouvoirs publics, d’un côté, et les opérateurs économiques et les partenaires sociaux, de l’autre ». Ceci non se féliciter, au passage, que l’Algérie soit, dans le volet social, restée fidèle à une des dispositions de la Proclamation du 1er novembre appelant à « l’instauration d’un Etat démocratique et social ». Une fidélité qui s’est traduite, en 2016, alors que « les recettes pétrolières n’avaient été que de 37 milliards de dollars », par, a-t-il annoncé, «la consécration aux transferts sociaux de quelque 18 milliards de dollars ». Qui sont allés, a-t-il détaillé dans une claire réponse aux partis de l’opposition qui accusent le pouvoir d’avoir sacrifié sur l’autel de l’austérité de larges couches de la population, « au soutien à la politique du logement, aux subventions des produits de large consommation et à la gratuité des soins et de l’éducation ». Toujours dans le registre des critiques qu’il a formulées à l’encontre de l’opposition, le secrétaire général du RND s’est félicité « du climat correct dans lequel se sont déroulées les dernières Législatives ». Et ce, non sans regretter « la faiblesse du taux de participation y enregistré ». S’appuyant sur l’exemple de nombre de parlement européens et même celui de l’Union Européenne qui ont été élus avec « moins de 40% de taux de participation », il a déclaré que la faiblesse précitée (du taux de participation enregistré le 4 mai dernier) « ne remettait aucunement en cause la légitimité de l’APN ». Si Ahmed Ouyahia a insisté sur le caractère prioritaire, pour le pays, de la sortie de la crise économique qu’il subit, il n’en a pas moins tenu à avertir sur la présence d’une autre menace qui pèse sur son devenir. Extérieure, celle-là. Et de préciser : « Nos frontières sont devenues une ceinture de feu du fait du terrorisme, et des trafics de drogue et d’armes qui s’y déroulent ». Sur un plan propre à son parti, il s’est félicité des résultats que le RND a obtenu lors des Législatives du 4 mai dernier : « Nous avons amélioré nos résultats de 50% par rapport aux Législatives de 2012 ; nous sommes arrivés en tête dans 25 wilayas, et en seconde position dans douze autres », a-t-il précisé à ce propos.

Mourad Bendris

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