DIA | Débandade après l’augmentation des prix des produits de large consommation : absence du contrôle de l’Etat
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Débandade après l’augmentation des prix des produits de large consommation : absence du contrôle de l’Etat

DIA-13 octobre 2020: Les prix des différents produits de large consommation ont enregistré des augmentations inexpliquées pour les consommateurs algériens, lesquels ont été surpris de découvrir les nouveaux tarifs. Ces augmentations varient entre 5 et 30 DA, sans parler des prix des fruits et légumes qui ont connu un rebond inexpliqué également. Idem pour les viandes blanches, notamment le poulet qui a atteint les 340 DA le kilogramme, alors qu’il était cédé  entre 200 et 240 DA.

Les prix des différents produits alimentaires, tels que l’huile, le café, les pâtes, les conserves, les produits laitiers ainsi que la lessive, les détergents…ont étrangement augmenté dans les grands surfaces et les épiceries.

Selon les premières explications fournies par les différents commerçants, ces augmentations sont dues à la révision à la hausse de la TVA, la dévaluation du dinar et l’arrêt de l’importation de certains produits.

Cependant, au niveau du ministère du Commerce, on ignore qu’il y a eu augmentation de prix. Les services chargés de contrôle des prix relevant du ministère du Commerce et des directions de contrôle au niveau des wilayas ne se déplacent pas régulièrement sur le terrain à cause de la pandémie du Coronavirus, a-t-on expliqué.

Ainsi, l’absence de contrôle a encouragé les commerçants de décider de manière unilatérale de ces augmentations, au moment où les grossistes soutiennent qu’ils n’ont procédé à aucune augmentation de prix.

Les autorités du pays, préoccupées par les préparatifs du référendum sur la révision de la Constitution, le 1er novembre prochain, brillent par leur absence sur le terrain, ce qui a permis aux commerçants d’imposer leur loi. Les associations des consommateurs sont également absentes. Elles s’occupent de la campagne référendaire sur la révision constitutionnelle !

A l’évidence, c’est le simple citoyen qui trinque. Déjà affectés par la crise financière induite par la pandémie du coronavirus, les Algériens voient leur pouvoir d’achat s’éroder dangereusement.

Amir Hani