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Décès du maître du cinéma satirique algérien: Mahmoud Zemmouri

DIA-04 novembre 2017: Le réalisateur algérien Mahmoud Zemmouri est décédé ce soir en France après plusieurs années de lutte contre la maladie, c’est en tout ce qu’a annoncé Nadjet Taibouni sur sa page facebook ce matin.  

Mahmoud Zemmouri est l’un des réalisateurs les plus prolifiques du 7e art algérien, spécialisé dans le cinéma satirique. Né le 2 décembre 1946 à Boufarik (Algérie), c’est à Paris que Mahmoud Zemmouri étudie le cinéma. Il passe deux années à l’École supérieure d’optique et une autre à l’IDHEC. Il travaille comme assistant réalisateur sur deux films tournés en France par Ali Ghalem. Il se lance ensuite dans l’écriture et la réalisation (La Brèche, 1976).
C’est le plus méditerranéen des cinéastes maghrébins, et son approche cinématographique emprunte les clichés propres au cinéma « néoréaliste » italien. Son oeuvre aborde des problèmes graves et actuels de la société algérienne sur le ton de la dérision sans pour autant négliger l’audace et la subtilité.
Il est principalement connu pour avoir interprété Rachid dans le césarisé Tchao Pantin de Claude Berri (1983) et Omar dans La Smala de Jean-Loup Hubert (1984). Il a également été acteur dans Munich (Steven Spielberg, 2005).
Il commence sa carrière de réalisateur en France avec son premier court métrage LA BRECHE (1976), suivi d’un long métrage. Référence manifeste à la loi Stoléru et à « l’aide au retour », Prends dix mille balles et casse-toi (1987), l’engage dans une vision critique et humoristique de la société algérienne.

En 1991, avec De Hollywood à Tamanrasset, puis avec son film le plus controversé et le plus compliqué « l’honneur de la tribu » d’après le roman de Rachid Mimouni, c’est aux islamistes qu’il s’en prend, ce qui lui a valu une condamnation à mort de la part du chef du GIA, qui était son voisin à Boufarik: Antar Zouabri. 

En 1997 il est le premier réalisateur à mettre en vedette les deux stars algériennes du Rai, Khaled et Mami, dans « 100% ARABICA ». Il garde un regard iconoclaste sur les deux rives de la Méditerranée. Pour preuve son film Beur, blanc, rouge (2005), sur le match France Algérie de 2001. Freiné par la maladie il a mis 10 ans pour réaliser son dernier film « Certifié Hallal ». Entre temps, il réalisa plusieurs épisodes de la série comique Immart Hadj Lakhdar. 

Avec la disparition de Mahmoud Zemmouri, c’est une nouvelle fois le cinéma algérien qui est orphelin de ses créateurs. Son style comique assez original s’est profondément installé dans le cinéma maghrébin.  

Suite à cette triste nouvelle, la rédaction de DIA présente à la famille du défunt et à la famille du cinéma ses sincères condoléances.  

Salim Aggar   

Filmographie (Comme acteur) :
1977 : L’Autre France, d’Ali Ghalem
1983 : Tchao Pantin, de Claude Berri
1984 : Pinot simple flic, de Gérard Jugnot
1984 : La Smala, de Jean-Loup Hubert
1986 : Nuit d’ivresse, de Bernard Nauer
1987 : L’Oeil au beur(re) noir, de Serge Meynard
1988 : Série Noire – La fée carabine (TV), d’Yves Boisset
1989 : Commissaire Moulin – Paris 18 (TV), de Paul Planchon
1991 : La Thune, de Philippe Galland
1992 : Julie Lescaut (TV), de Caroline Huppert
1992 : Blanc d’ébène, de Cheik Doukouré
1993 : L’Honneur de la tribu, de Mahmoud Zemmouri
1994 : Hexagone, de Malik Chibane
1997 : 100% Arabica, de Mahmoud Zemmouri
2005 : Munich, de Steven Spielberg

Filmographie (réalisateur) :
La Brèche (1976), CM
PRENDS 10 000 BALLES ET CASSE-TOI (1981), LM
LES FOLLES ANNÉES DU TWIST / Sanawât al-twist al-majnouna (1983), LM
DE HOLLYWOOD À TAMANRASSET (1991), LM
L’Honneur de la tribu / Charaf al-gabilu (1993), LM
100% ARABICA (1997), LM
BEUR BLANC ROUGE (2005), LM
CERTIFIÉE HALAL (2014)

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