Desrocher « L’agriculture, la santé et l’énergie sont les seuls secteurs d’investissement américain en Algérie » - DIA
36511
single,single-post,postid-36511,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive
DIA-Ambassadeur Desrochers

Desrocher « L’agriculture, la santé et l’énergie sont les seuls secteurs d’investissement américain en Algérie »

DIA-12 octobre 2018: L’agriculture, la santé et l’énergie demeurent les seuls secteurs d’investissement américain en Algérie » a déclaré hier l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, John Desrocher, lors d’une conférence de presse consacrée à l’accord-cadre sur le commerce et l’investissement (TIFA). Le diplomate américain a reconnu que le marché de l’énergie en Algérie n’est plus ce qu’il était dans le passé en raison notamment de la concurrence européenne. 

« Les restrictions à l’importation, la lourdeur de la bureaucratie et les mesures réglementaires et les difficultés de transfert monétaire réduisent l’attrait de l’Algérie et ont lourdement freiné les investissements américains en Algérie » a précisé M.Desrocher.

L’ambassadeur a cité comme exemple les récentes décisions prises par le gouvernement sur l’importation : « Il y avait initialement un système de licences. Puis cela a été remplacé au début de cette année avec un système d’interdiction de certaines catégories de produits. Et maintenant, on évoque l’éventualité de la mise en place de droits de douane en remplacement de l’interdiction ».

« L’absence de «visibilité » dans la politique économique du gouvernement a été un obstacle pour encourager l’investissement des entreprises américaines en Algérie. Les entreprises américaines sont plus confortables lorsqu’elles travaillent dans un environnement prévisible », a notamment déclaré M. Desrocher avant d’ajouter : « Attirer d’autres investissements américains en Algérie nécessitera plus de transparence, plus de prévisibilité et un meilleur accès aux marchés », a avancé M. Desrocher.

Tout en évitant les questions politiques qui n’étaient pas inscrites à l’ordre du jour, l’Ambassadeur Desrocher a estime que la « stabilité politique » de l’Algérie ne constituait pas pour les entreprises Américaines un élément important lorsqu’elles envisagent d’y investir.

Interrogé sur le maintien de la règle 51/49, L’ambassadeur des Etats-Unis a déclaré : « Plusieurs entreprises américaines opèrent avec succès en Algérie avec la règle 51/49, d’autres choisissent de ne pas faire des affaires de cette manière. Ce qui est devenu clair pour moi durant mon année en tant qu’ambassadeur est que chaque entreprise a sa propre stratégie et son business plan. Certaines ne pensent pas pouvoir réussir dans ce genre d’environnement d’investissement, d’autres travaillent avec succès. Notre rôle à l’ambassade est d’essayer d’aider les entreprises américaines à comprendre l’environnement des affaires présent en Algérie et les laisser déterminer ce qui les arrange ».

Questionné sur l’absence d’investissement américain dans le secteur de l’automobile en évoquant notamment l’absence de la marque Ford sur le marché algérien, le diplomate américain a indiqué que l’Algérie est un vaste marché pour l’automobile, mais l’industrie reste complexe.

S’agissant du volume d’échanges commerciaux, M.Desrocher a donné le chiffre 4,9 milliards de dollars d’échanges entre l’Algérie et les Etats-Unis.

« Notre rôle à l’ambassade est d’aider les entreprises américaines à comprendre ce qui est nécessaire pour réussir en Algérie et d’aider celles qui décident d’entrer sur ce marché. Beaucoup sont déjà ici et beaucoup d’autres sont intéressées. Je suis convaincu que l’intensification des échanges et des investissements avec les États-Unis contribuera à l’objectif déclaré du gouvernement algérien de diversifier et de renforcer son économie » a conclu l’ambassadeur John Desrocher  

Enfin, pour rappel, les accords-cadres sur le commerce et l’investissement (TIFA) fournissent des cadres et stratégies des principes pour le dialogue sur les questions de commerce et d’investissement entre les États-Unis et les pays partenaires. Les négociations TIFA de 2018 ont permis aux États-Unis et au gouvernement algérien de se rencontrer et de discuter de questions d’intérêt commun dans le but d’améliorer la coopération et de renforcer les possibilités mutuelles de commerce et d’investissement.

Salim AGGAR