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Les dix personnalités algériennes qui ont contribué à la promotion de l’amazighité

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Dossier préparé par Salim AGGAR

DIA-13 janvier 2018: L’officialisation de Tamazight par l’Etat après de nombreuses années de combats et de sacrifices, intervient alors que plusieurs personnes qui se sont battus pour la faire reconnaître ne sont plus de ce monde : Jean Amrouche, Mouloud Mammeri, Maatoub Lounas, Kateb Yacine ou encore Hocine Ait Ahmed. Aujourd’hui d’autres personnalités: politiques, culturelles et intellectuels ont repris le flambeau de la cause amazighe, avec leurs mots, leurs actions et surtout combats éternels pour faire connaitre plus la culture amazighe. Dans cette liste non exhaustive de 10 personnalités vivantes qui font la promotion de la culture amazighe, figure probablement le futur responsable de l’Académie de Tamazight, qui sera installée incessamment.         

El Hadi Ould Ali, membre du RCD, fondateur du MCB, devenu ministre du MJS  
Ancien cadre du RCD et du MCB post-octobre 1988, El Hadi Ould Ali a fait défection au RCD avec Amara Benyounès et Khalida Messaoudi pour apporter un soutien indéfectible au président Bouteflika. Il dirigea durant plusieurs années, la direction de la Culture et la maison de culture de Tizi-Ouzou. Il récupéra le festival amazigh pour l’installer définitivement à Tizi-Ouzou. Il continue à soutenir les activités amazighes dans le pays et surtout à Tizi-Ouzou en gardant son réseau local toujours actif.    
Youcef Merrahi, écrivain et ancien Président du HCA 
Youcef Merahi né en 1952 à Tizi-Ouzou, diplômé de l’Ecole nationale d’administration d’Alger, chroniqueur et critique littéraire, il porte un grand intérêt au patrimoine immatériel amazigh. Il donne régulièrement des lectures et des conférences lors de manifestations culturelles diverses en Algérie et à l’étranger. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie et ouvrages.
Youcef Merrahi dirigea le Haut-Commissariat de l’Amazighité (organe dépendant directement de la Présidence de la République) durant plus d’une décennie du  30 octobre 2004 à 2016. Durant son mandat, il a consacré plusieurs activités pour faire la promotion de la culture amazighe.  
Si Hachemi Assad, Secrétaire Général du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA)
Diplômé en Master cinéma et en sociologie culturelle. En tant qu’encadreur, animateur et formateur, il a longtemps travaillé dans le milieu de la culture berbère dans un encadrement officiel. Cadre du HCA dès la première heure, il a été le premier à initier le Festival du film amazigh en Algérie, dont il était le commissaire durant plus d’une décennie. Une manifestation culturelle qui a apporté beaucoup pour la promotion de la culture amazighe et qui a été cédée  au profit de El Hadi Ould Ali, par la ministre de la culture de l’époque Khalida Toumi. Après le départ de Youcef Merahi, il est installé comme Secrétaire Général du HCA où il se consacre largement à la promotion de l’identité amazighe dans toute sa dimension.  
Mohand Arezki Ferrad, écrivain et ancien député du FFS
Ancien député FFS, le docteur Mohand Arezki Ferrad fait partie de la lignée des intellectuels d’origine amazighe très arabisés. Cet ancien cadre de l’éducation, qui maitrise parfaitement la langue d’El Moutanabi multiplie les interventions sur les plateaux des chaînes algériennes en s’exprimant parfaitement en arabe sur tamazight. Porte-voix de l’écriture de tamazight en caractères arabes. Après avoir démissionné du FFS dans les années 2000, il se consacre totalement à la promotion de la culture amazighe dans les médias et les publications en arabe. 
Younès Adli, journaliste et écrivain, défenseur de la culture berbère  
Militant pour la cause amazighe, la démocratie et les droits de l’Homme, Younès Adli a activement participé à la naissance de la presse libre en sa qualité de membre fondateur et de directeur de publication du journal « Le Pays Tamurt », dès le mois d’avril 1991.
Ces dernières années, il se consacre à l’étude des bouleversements socio-historiques qu’a connus l’Algérie des XVIIIe et XIXe siècles, et en particulier la Kabylie, sa région natale. Ses travaux de recherche sont couronnés de publications sur le patrimoine historique et culturel. Leur valeur a intéressé les milieux du cinéma et de la télévision, pour lesquels il a écrit, et parfois co-écrit,des scénarii. On lui doit le scénario du premier feuilleton sur Si Mohand Ou M’Hand, diffusé par la télévision algérienne. Il intervient souvent dans le débat intellectuel sur la culture amazighe dans la presse nationale.  
Ali Yahia Abdennour, avocat et militant des droits de l’homme et de la cause berbère 
Avocat des causes difficiles, Ali Yahia Abdennour était le Président de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme dont il est l’un des membres fondateurs avec Saïd Saadi et Arezki Ait Larbi. Il a été très actif dans le milieu nationaliste algérien à l’époque de l’Algérie française et dans le milieu Berbériste plus tard. Ali Yahia Abdennour est notamment connu pour s’être opposé à l’interruption du processus électoral de 1991 et pour avoir défendu certains des dirigeants du FIS. Le 18 janvier prochain il fêtera ses 97 ans, et une carrière remplie de combat et de dévouement pour la cause berbère et des droits de l’homme.  
Said Sadi, membre fondateur du MCB, du RCD et écrivain  
Docteur en médecine, spécialiste en psychiatrie, il est médecin à l’hôpital de Tizi Ouzou en 1980 et va jouer un rôle de premier plan lors des événements du Printemps berbère. Il initie l’organisation de la manifestation du 7 avril 1980 et lance la grève générale qui paralyse toute la Kabylie le 16 avril 1980. À la suite de ce mouvement de contestation qui a duré une semaine entière, il fait partie des 24 personnes présentées à la Cour de sûreté de l’État de Médéa en juin. Remis en liberté provisoire – sans être jugé le 26 juin 1980, il prend une part active au mois d’août au séminaire de Yakouren, consacré à la question culturelle en Algérie. Muté en 1981 à Khenchela dans l’Aurès, Saïd Sadi refuse de rejoindre son poste. Pendant un an et demi, il est sans travail et sans salaire. Sous la pression sociale, il est réintégré dans ses fonctions. La même année, il publie un roman en langue berbère intitulé Askuti (éd. Imadyazen, Paris, 1982). Le reste du parcours est connu, il crée le parti du RCD qu’il dirigea durant plus d’une vingtaine d’années. Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 1995 et 2004. Il céda la présidence du RCD en 2012  et se consacra aux débats sur l’histoire et à l’écriture : Il écrira notamment son best-seller Amirouche : une vie, deux morts, un testament, puis en 2017 « Chérif Khedam: Abrid iggunnin (Le chemin du devoir) ». Un chanteur originaire de son village Aghrib près d’Azzefoun. 
Kamel Eddine Fekhar, militant défenseur de la culture mozabite 
Le militant des droits de l’Homme et défenseur de la cause mozabite, proche du FFS Kamel Eddine Fekhar, a été incarcéré le 15 juillet 2015, en marge de sanglants heurts intercommunautaires dans la région de Ghardaïa (centre), opposant des jeunes mozabites (berbères musulmans de rite ibadite, originaires de cette région) et des chaâmbas (jeunes arabes). Depuis son arrestation, le militant a été condamné à trois reprises à des peines de prison ferme, dont la plus longue – deux ans – prononcée le 24 mai dernier.  
Idir, chanteur et militant amazighe 
Géologue de formation, ce fils de berger du Djudjura, né en 1949, a fait découvrir dès 1975 la Kabylie au monde entier avec son tube planétaire « Avava Inouva », diffusé dans 77 pays et traduit en 15 langues. Mémoire, exil, immigration, nostalgie des traditions kabyles, les textes d’Idir séduisent autant les jeunes que les vieilles générations. Il est sans doute le meilleur ambassadeur de la Culture amazighe dans le monde et celui qui a fait connaitre le plus la langue et la culture amazighe à travers la planète.  
Houria Aïchi, chanteuse chaoui 
Chanteuse algérienne d’expression chaouie, née à Batna dans les Aurès. Elle a fait des études en psychologie à Paris dans les années 1970. Ses premiers pas sur scène, c’était en 1985 pour interpréter des chants traditionnels de son enfance (berceuses, chansons d’amour, …), accompagnée d’instruments traditionnels (gasbâ, bendir). Elle est considérée comme la première chanteuse chaouie à faire la promotion de la culture amazighe dans la région des Aurès en dehors des frontières du pays.  
 
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