Les dix personnalités sportives qui ont marqué l'Année 2018 - DIA
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Les dix personnalités sportives qui ont marqué l’Année 2018

DIA-17 Décembre 2018: A l’approche de chaque fin année, la rédaction de DIA revient sur les événements qui ont compté de l’Année 2018, en sélectionnant les personnalités qui ont marqué l’Année 2018. Nous commençons notre sélection avec les personnalités sportives. 

1- Ahcen Lalmas, le meilleur footballeur algérien de tous les temps mort dans l’indifférence
Malgré son statut de meilleur footballeur algérien de tous les temps, Ahcen Lalmas est mort dans l’indifférence en 2018. Peu loquace et talentueux, il s’était éteint à l’âge de 75 ans dans la discrétion la plus totale, après s’être retiré du monde du football.
Ni la FAF, ni ses anciens clubs, l’OM Ruisseau et le CR Belouizdad ne lui avaient rendu hommage de son vivant. A titre d’exemple, Rachid Mekhloufi qui avait pourtant déserté l’A Saint-Etienne pour rejoindre l’équipe du FLN durant la glorieuse Révolution de novembre 1954, dispose actuellement d’une place en son nom au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne. Les dirigeants de ce club se sont montrés reconnaissants à l’égard de Rachid Mekhloufi qu’ils considèrent comme étant un joueur d’exception.
Ce n’est pas le cas du CRB et de l’OMR en ce qui concerne Lalmas, lequel a été désigné en 1997 meilleur joueur de tous les temps suite à un sondage de l’hebdomadaire algérien Echibek. En ce sens, l’enfant d’Azzefoun avait raison de se montrer, de son vivant, aigri de ce qui se passe dans le football algérien, d’où sa retraite anticipée du monde du ballon rond. 

2- Belamdi : un choix par défaut devenu essentiel
L’année 2018 aura été la bonne pour Djamel Belmadi qui a fini par être désigné à la tête de l’équipe nationale algérienne de football. Chaque fois que la FAF se met à la recherche d’un entraîneur pour l’équipe nationale, le nom de Belmadi était cité, sans que cela n’aboutisse. Cette situation a été vécue par Belmadi depuis l’époque de l’ancien président de la FAF, Mohamed Raouraoua. Même au temps de Kheireddine Zetchi, le nom de Belmadi a été cité, mais à chaque fois ce sont d’autres techniciens qui sont choisis.
Même cette fois-ci, c’est par défaut que Belmadi a été désigné. Après avoir échoué dans ses contacts avec plusieurs entraineurs, Zetchi qui avait promis un technicien «mondialiste», a été contraint de se rabattre sur Belmadi, alors que des membres du bureau fédéral avaient suggéré son nom dès le départ.
Il s’agit d’une juste consécration pour cet ancien international ayant évolué dans de grands clubs comme l’O Marseille et Manchester City avant de prendre en main la sélection du Qatar et des clubs de ce pays avec lesquels il a remporté plusieurs titres. A présent, il ambitionne de décrocher un titre avec l’équipe nationale algérienne, dont il était le capitaine d’équipe en 2004. 

3- Madjer : de la talonnade à «taisez-vous» et «allo Porto»
Triste fin pour l’ancienne star du football algérien des années 1980, Rabah Madjer. Celui qui a fait rêver tant de générations par son talent, est sorti par la petite porte du monde footballistique. Alors qu’il s’était rendu célèbre grâce à sa talonnade, à l’occasion d’une soirée mémorable de la finale de la coupe d’Europe des clubs champions (actuellement Champions League) en 1987, Madjer a effacé cette légende d’un trait quand il est devenu sélectionneur national de football en 2017.
Mal conseillé, Madjer avait commencé par snober la presse, laquelle ne l’avait pas épargné en raison de ses mauvais choix en sélection. Cela avait amené Madjer à s’accrocher avec le journaliste de la radio chaîne III Maâmar Djebour en lui lançant en pleine conférence de presse «Taisez-vous».
Les internautes l’ont tourné en dérision après ce célèbre «Taisez-vous», suivi par une autre expression de Madjer, «allo Porto» qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Deux malheureux épisodes qui avaient fait perdre la boussole à Madjer qui a fini par être limogé du poste de sélectionneur national.

4- Cherif Mellal, l’homme qui a osé défier la mafia du football algérien
Le nouveau président de la JS Kabylie, Cherif Mellal (43 ans), semble venir d’une autre planète. C’est le premier président de club qui a ouvertement dénoncé les dirigeants du football algérien les accusant de maffia. Il a également dénoncé la corruption et toutes les pratiques malsaines, devenues banales dans le football algérien. Cela lui a valu une sanction et un acharnement de la part du président de la Ligue de football professionnel, Abdelkrim Medouar qui croyait pouvoir user de son autorité.
Mais il s’est joliment trompé dans la mesure où l’enfant de Larbaâ Nath Irathène n’a pas abdiqué. Il a menacé Medouar de le dénoncer et de saisir la FIFA. Du fait des menaces sérieuses de Mellal, il a été reçu par le président de la FAF puis au ministère de l’Intérieur afin de calmer les esprits et de l’amener à ne pas saisir la FIFA.
Et dire que l’ancien président de la JSK, Mohand Cherif Hannachi avait refusé de recevoir Mellal qui voulait aider le club en sa qualité d’homme d’affaires établi en Allemagne, mais ayant investi en Algérie.

5 – Medouar ou l’incompétence à l’état brut d’un président de Ligue
Du regretté Rachid Harraigue à Mahfoud Kerbadj en passant par Rachid Khelouiati et Mohamed Mecherara, la Ligue de football n’a jamais connu un président aussi controversé que l’actuel, Abdelkrim Medouar. Après avoir été président de l’ASO Chef pendant 20 ans et député FLN pour un seul mandat (2012-2017), Medouar a été coopté à la présidence de la Ligue de football professionnel.
Depuis son «élection» à la présidence de la ligue le mois d’août 2018, Medouar a géré er gère encore cette structure de gestion des championnats des Ligues 1 et 2 comme une petite boutique. La Ligue n’a ni secrétaire général, ni vice-président ni des présidents de commissions spécialisées. Il a suffi qu’il soit dénoncé par le président de la JSK Cherif Mellal, pour que Medouar s’engage à désigner tout ce beau monde.
Mais le SG de la LFP, Omar Aourir, désigné le 27 novembre dernier, a démissionné au bout d’une semaine. Il a fui l’incompétence qui règne à la LFP. Cela nous renseigne de la situation au sein de cette Ligue, dirigée par le passé par des grands pour finir entre les mains de Medouar !

6 – Fodil Dob, des terrains de football à la prison d’El Harrach
Le footballeur Fodil Dob (43 ans) aspirait à une vie paisible après avoir mis fin à sa riche carrière de footballeur, sachant qu’il avait évolué dans de grands clubs comme le MC Alger, la JS Kabylie et le NA Hussein Dey. Devenu entraineur, puis manager et consultant dans une chaîne TV privée, Dob a été surpris par une affaire douteuse qui l’a entrainé dans les geôles de la prison d’El Harrach.
Mais ce triste épisode semble avoir donné plus de popularité à celui que ses fans appellent «capsoula» (capsule). Il a été accueilli en héros à sa sortie de la prison et devient de plus en plus sollicité pour des témoignages dans les différents médias. Fidèle à lui-même, Dob qui est connu pour son franc-parler a promis de tout révéler après son procès, le mois de février prochain…Sacré capsoula ! 

7- Kaci-Saïd, un président par effraction
L’actuel manager du MC Alger, Kamel Kaci-Saïd est fortement contesté par les supporters mais aussi par les anciens dirigeants du club. Nommé directeur général du club, Kaci-Saïd se comporte comme le président du MCA et nargue tous les dirigeants et supporters du Mouloudia qui exigent son départ.
Pour ces derniers, Kaci-Saïd est devenu «président du Mouloudia par effraction et ce, par la grâce de ses relations avec de hauts responsables au sein du Pouvoir». Pour rappel Kaci-Saïd a été limogé en même temps que l’ancien entraineur du MCA, Bernard Casoni, par le président du Conseil d’administration, Baghdad Hireche.
Moins de 48 heures après son limogeage, Kaci-Saïd a été réhabilité par le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. Depuis lors, il se comporte comme le président du MCA, alors que Hireche, qui est un cadre de Sonatrach fait profil bas et rase les murs pour ainsi dire. C’est le monde à l’envers

8- Rabah Saâdane trainé dans la boue par la FAF
Ce qui est arrivé à Rabah Saâdane avec l’actuelle FAF est incroyable. Le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, a traité Saâdane de «menteur», alors que cet ancien entraineur de l’équipe nationale lui avait certainement procuré beaucoup de joie quand il avait qualifié les Verts aux phases finales de la coupe du monde de 1986 et 2010.
Le président de la FAF avait trainé Saâdane dans la boue à cause d’une histoire d’invitation de la FIFA à un séminaire à Londres sur l’évaluation technique du dernier Mondial. S’en était alors suivie une polémique qui a fait honte à la FAF dans la mesure où Zetchi aurait dû observer l’obligation de réserve et éviter de tirer sur Saâdane par respect à son âge et à son parcours.
De son côté, Saâdane en a rajouté une couche quand il avait fait des révélations sur «l’arrangement du résultat du match Algérie-Egypte des demi-finales de la CAN-2010», accusant le président de la FAF de l’époque, Mohamed Raouraoua d’avoir arrangé le résultat du match en faveur de l’Egypte avec l’ancien président de la fédération de ce pays, le regretté Mohamed Zaher.

9- Berraf ou l’indéboulonnable président du COA
Le président du Comité olympique algérien, Mustapha Berraf, passe pour être un président indéboulonnable. Il aura survécu à toutes les crises et a réussi à se maintenir à la tête de la plus importante instance sportive dans le pays.
Il a surtout résisté à la guerre que lui avait déclaré l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, EL Hadi Ould Ali qui l’avait accusé de détournements de l’argent du COA. Ould Ali avait même sommé Berraf de partir et de quitter le COA. Berraf avait su résister en se faisant réélire à la présidence du COA. Une fois Ould Ali parti, Berraf a enfin respiré et avait crié victoire.
Berraf qui en est à son quatrième mandat au COA depuis 1996 (1996- 1998, 2001-2005, 2005-2009, et 2017 -2021), a été élu fin novembre dernier, président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) qui est la branche africaine du CIO. 

10- Benchikha fuit le football algérien à cause de son ambiance malsaine
Après avoir exercé pendant sept ans dans des clubs des pays du Golfe puis au Maroc, Abdelhak Benchikha avait décidé de rentrer au pays en 2018 pour prendre en main l’ES Sétif. Ancien sélectionneur des équipes nationales A, A’ et espoirs, Benchikha avait aussi entrainé plusieurs clubs algériens, dont le CR Belouizdad et le MC Alger avant d’exercer en Tunisie puis au Maroc. 
Lassé de ses pérégrinations, l’enfant de Bordj Bou Arreridj avait hâte de rentrer au pays et d’entrainer l’ESS. Mais quelle fut sa grande déception ! Benchikha a été choqué par le comportement du public. Suite aux mauvais résultats avec l’ESS, Benchikha a été lourdement insulté par les supporters qui lui avaient fait entendre des vertes et des pas mûres, suite aux mauvais résultats de l’équipe sétifienne.
Choqué par toutes les obscénités et les insultes qui l’avaient ciblé, Benchikha a repris ses bagages pour rejoindre sa femme et ses enfant au Maroc où, a-t-il témoigné, il n’a jamais été insulté malgré les contre-performances concédées avec des clubs du royaume…

Nassim Fateh

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