DIA | Election présidentielle : y a-t-il un candidat du pouvoir ? 
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Election présidentielle : y a-t-il un candidat du pouvoir ? 

DIA-12 octobre 2019: La lancinante question du «candidat du pouvoir » revient de manière récurrente en cette période préélectorale. Malgré un nombre impressionnant de candidats à la candidature (140 candidats) pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, les Algériens s’interrogent toujours sur le nom du candidat du consensus ou celui qui est représente le Pouvoir.

En 1999, Abdelaziz Bouteflika s’est très imposé comme le candidat du pouvoir, imposé par l’Armée et protégé par le DRS. Aujourd’hui ni l’armée et ni ce qui reste du DRS, ne sont porteur d’un candidat. 

Malgré cela une forte préoccupation et des interrogations hantent les Algériens qui redoute cette mauvaise tradition ancrée dans les pratiques électorales en Algérie, où les élections ont toujours été truquées et le candidat désigné à l’avance.

Contrairement aux années précédentes, cette fois-ci, on a du mal à désigner le candidat du Pouvoir. Dans un premier temps, c’est Ali Benflis qui a porté cette casquette, sachant qu’il se plaisait dans ce statut de candidat du Pouvoir.

C’est dans ce sens, que la revue El Djeïch avait souligné, dans un de ses précédents éditoriaux que «l’époque où les présidents de la République étaient fabriqués et désignés est désormais révolue». Dans un de ses discours, le Général de corps d’Armée Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire, Ahmed Gaïd Salah, avait affirmé que «l’Armée ne soutiendra aucun candidat».

Après cette sortie, Benflis est rentré dans ses petits souliers, lui qui rêvait d’être soutenu, un jour, par le Pouvoir. Cette précision a également mis dans l’embarras des candidats qui prétendaient être du Pouvoir ou proches du Pouvoir, à l’exemple du secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR) Belkacem Sahli, le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaid ou encore le président du Mouvement El-Bina, Abbdelkader Bengrina et surtout Azzedine Mihoubi SG par intérim du RND et candidat sérieux à la présidentielle. 

Tous ces candidats ont été «rejetés» par le Pouvoir, alors qu’ils faisaient partie du Pouvoir et avaient soutenu l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le dernier candidat à entrer en lice et qui est taxé de candidat du Pouvoir, Abdelmadjid Tebbounne. Mais ce dernier a tenu, lui-même, à  démentir ce statut, affirmant qu’il est «un candidat libre et du peuple».

Le démenti de Tebboune a amené les Algériens à poursuivre leurs recherches pour dénicher le fameux «candidat du Pouvoir», tant ils ont habitués à ce concept et à ces pratiques de «désignation d’en haut». A présent, on évoque l’éventuelle candidature de l’ancien secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, lequel est annoncé comme le «candidat du Pouvoir».

La rumeur et les supputations à travers les réseaux sociaux aidant, les Algériens ont du mal à admettre que «le candidat du Pouvoir» n’existera plus d’autant plus qu’il y a eu des changements révolutionnaires à l’image de la mise en place de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) qui prendra en charge le processus électoral du début jusqu’à la fin ! Son président, Mohamed Charfi a lui-même assuré que la fraude est révolue !

Qu’à cela ne tienne, les nostalgiques de l’époque de la fraude  et des anciennes pratiques semblent avoir la peau dure et résistent encore aux changements en distillant des rumeurs pour déstabiliser et semer le doute chez les Algériens.

Amir Hani