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Elections législatives : Une campagne basée sur les réseaux sociaux

DIA-11 avril 2017: La campagne électorale en cours des Législatives du 4 mai prochain fera, sans aucun doute, date dans l’histoire des élections en Algérie. Elle sera retenue comme celle qui a vu l’utilisation, à grande échelle et d’une manière réfléchie, par les partis politiques et autres listes indépendantes y prenant part, des nouvelles technologies de l’information et des réseaux sociaux. Une utilisation qui vient en complément des moyens, disons, traditionnels auxquels ces derniers avaient recours précédemment, à chaque campagne du genre. Les meetings populaires et le travail de proximité ne sont plus, aujourd’hui, que des éléments parmi ceux  qu’ils utilisent. A l’évidence, les participants, partis et indépendants, ont pris conscience de la véritable révolution que constitue l’intrusion dans la société algérienne des nouvelles technologies de l’information et de la part de plus en plus accrue prise par les réseaux sociaux dans la circulation de l’information et, partant, dans l’imposition d’une opinion donnée. Il n’y a pas, en effet, un parti ou une liste indépendante qui n’a pas, pour nous en tenir à eux seulement, sa page Facebook ou son compte twitter. Avec, il faut le dire, une utilisation différente qui tient aux moyens financiers, techniques et humains qui y sont investis par chaque utilisateur. Faut-il dire que, en l’absence de textes réglementaires clairs la régissant, une absence qui tient à la nouveauté de la chose, une telle utilisation a rendu quasiment superflus les délais fixés à la campagne électorale : La quasi majorité des participants aux Législatives du 4 mai 2017 ayant entamée celle-ci bien avant la date du 9 avril fixée pour son entame officielle. Outre cela, elle leur permet de mieux divulguer leurs messages (programmes et déclarations de leurs responsables) : le passage, en direct, quelquefois, et en boucle de ces messages leur permet, en effet, d’un côté, de toucher un nombre plus grand de « récepteurs » et, de l’autre, de mettre à leur disposition permanente ces messages dans l’objectif, évident, de « gagner à leur cause » de potentiels électeurs. La prise de conscience, par les participants à la prochaine échéance électorale, de l’importance de ces nouveaux moyens de contact avec les électeurs est parfaitement illustrée par l’implication dans leur utilisation des premiers responsables des formations politiques concernées. Est-ce cela qui donne ce semblant d’indifférence des citoyens aux rencontres (meetings et travail de proximité) organisées par les partis depuis le lancement de la campagne électorale ? Tout porte à le croire : en ayant la certitude de trouver sur les réseaux sociaux tout ce qui a trait aux programmes et positions des participants, nombre de citoyens ne voient, de ce fait, plus la nécessité de prendre part aux rencontres organisées qu’ils organisent. Reste que les prochains jours ne manqueront pas de révéler si cette tendance est passagère ou de fond. Dans le cas où c’est le deuxième terme qui se vérifie, aussi bien les pouvoirs publics que les partis doivent tirer les conclusions qui s’imposent quant à la manière dont doit être organisée, à l’avenir, une campagne électorale ; une manière qui doit impérativement prendre en compte cette nouvelle donne qu’est l’intrusion, dans celle-ci, des réseaux sociaux. 

Mourad Bendris

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