DIA | Exportation du gaz  gratuitement vers la France : le démenti de Sonatrach
41188
post-template-default,single,single-post,postid-41188,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Exportation du gaz  gratuitement vers la France : le démenti de Sonatrach

DIA-25 mars 2019: La Société nationale Sonatrach a apporté un démenti aux déclarations selon lesquelles elle exporte du gaz gratuitement ou à des prix très bas vers la France. L’ancien chef du gouvernement entre1999 et 2003, Ali Benflis, a déclaré avoir démissionné de son poste à cause de ce conflit sur les hydrocarbures, refusant que les richesses de l’Algérie soient bradées pour la France, a-t-il dit.
La Sortie de Benflis a amené Sonatrach à réagir par le biais de l’Agence officielle APS. L’Algérie « n’a jamais exporté gratuitement du gaz ou autres produits liquides » des hydrocarbures à ses clients, a affirmé lundi le vice-président des activités de commercialisation de Sonatrach, Ahmed El-Hachemi Mazighi, dans un entretien accordé à l’APS.
Questionné sur les informations publiées récemment par des médias sur de prétendues exportations gratuites de gaz algérien vers la France, Mazighi soutient qu' »il est impossible d’exporter gratuitement du gaz ou n’importe quel produit liquide (d’hydrocarbures) vers la France ou un autre pays ».
« J’aimerais rappeler quelques principes en matière d’exportation. Pour qu’une molécule d’hydrocarbures puisse quitter le sol algérien, il faut qu’il y ait une déclaration douanière. La base de cette déclaration est d’avoir un volume mesuré associé d’un prix. Sans déclarer le prix et le volume, vous ne pouvez pratiquement rien exporter. Historiquement, on a assisté à deux exceptions à cette règle: en 2004 où on devait exporter temporairement notre brut vers nos capacités de stockage en Corée. Le brut, dans ce cas, quittait l’Algérie avec une facture temporaire. La deuxième exception concerne le processing du pétrole brut qu’on a entamé en 2018: on transfère le titre de propriété à un client et vous êtes comptable d’un bilan d’importation d’essence et de gasoil par la douane », souligne le même responsable.
Concernant les relations de l’Algérie avec le partenaire français en matière de gaz, « il faut d’abord savoir que ce que nous lui exportons est du GNL. Cette relation remontre à 1976. Cela fait l’objet de quatre contrats: trois de ces contrats ont été signés en 1976 et le quatrième a été signé en 1991. Sur les quatre contrats, deux ont expiré en décembre 2013. A l’heure actuelle, il n’en reste que deux en vigueur: le premier porte sur l’exportation de 3,5 milliards m3/an jusqu’à 2020, tandis que le second porte sur un volume de 2 milliards m3/an jusqu’à 2020 également », explique-t-il.
Ainsi, « depuis 1976, on a eu quatre contrats avec la France qui ont permis d’exporter, jusqu’à maintenant, 390 milliards m3 de GNL, soit l’équivalent de (7) sept années d’exportation de gaz » en prenant 2017 comme année de référence, fait-il valoir.
Selon lui, le volume de gaz exporté vers la France représente 10% du portefeuille global des exportations gazières de Sonatrach, ajoutant qu' »il n’y a pas une seule goutte qui n’a pas fait objet d’indexation au prix du Brent. Tout le gaz a d’abord reflété la valeur du brut »
Par ailleurs, le même responsable a apporté un autre  démenti, indiquant que les relations de Sonatrach avec ses partenaires « se poursuivent de manière normale », a déclaré lundi le vice-président des activités de commercialisation de la compagnie nationale des hydrocarbures.
Questionné sur les informations publiées récemment par des médias sur de prétendues suspensions de signature d’accords par des partenaires de Sonatrach, Mazighi a affirmé que « toutes les discussions que nous menons avec nos partenaires, que se soit Exxonmobil ou autres, sont cadrées par des accords de confidentialité. Il est donc impossible de faire à la presse des points de situations réguliers sur l’état d’avancement des discussions. 
Cela ne nous empêche pas, pour autant, d’informer s’il y a des suspensions ou décalages ».