Le FLN lui rend hommage: Bedoui, la montée en puissance d’un humble - DIA
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Le FLN lui rend hommage: Bedoui, la montée en puissance d’un humble

DIA-18 décembre 2017: Alors qu’il se trouve à Niamey, le ministre de l’intérieur, Nouredinne Bedoui, a reçu l’hommage appuyé du FLN par la voix du secrétaire général, Djamel Ould Abbes qui l’a félicité de la gestion impeccable des élections locales et législatives. Un hommage qui est loin d’être anodin tant le concerné marque des points.

A bientôt, 58 ans, l’actuel ministre de l’intérieur, qui a survécu aux secousses dans quatre gouvernements, mérite-t-il cet hommage de son propre parti ? Pour beaucoup d’observateurs, le rôle de Nouredinne Bedoui dans la stabilité au cœur des quatre gouvernements nommés en moins de deux ans n’est plus à démontrer. Sous ses airs avenant et aimable se dissimule un véritable homme à poigne qui n’hésite pas à désigner les responsabilités, toujours dans avec un esprit calme mais dévoué à l’état.

DIA-NIGER BEDOUIActuellement à Niamey, à l’invitation du ministre de l’intérieur du Niger, Bedoui est parti, missionné, afin de régler le contentieux des Migrants Africains notamment Nigériens. Après des critiques montées en épingle sur le « traitement » des reconduits aux frontières, malgré le dispositif humanitaire installé par Alger, Bedoui veut aplanir les choses avec le Niger, un des états les plus exposés aux menaces sécuritaires et humanitaires dans la région du Sahel. Le ministre de l’intérieur devra, selon nos sources, faire le point sur le mémorandum sécuritaire entre Alger et Niamey, entré en action depuis une année, soit en matière de formation des agents de police, le jumelage entre l’Ecole d’application de police de Soumaa et l’école nationale de police et de la formation permanente de Niamey.

Ce voyage de deux jours, après celui de Berlin, positionne Bedoui comme un interlocuteur diplomatique et politique de premier plan au niveau international. Preuve en est que le personnage a pris de l’épaisseur au sein du Gouvernement au point où les partisans de l’actuel Premier Ministre, Ahmed Ouyahia, s’inquiètent de cette montée en puissance. Une situation qui a poussé Ouyahia à instruire Bedoui sur les walis dans une tentative de s’immiscer dans ses prérogatives.

Or, Bedoui fait son bonhomme de chemin sans mauvaise publicité ni déclarations tapageuses. Alors que certains veulent embraser la Kabylie, le ministre de l’intérieur a appelé les Walis à la sérénité et au calme dans la gestion des crises. Car Bedoui est un animal à sang froid. L’humilité naturelle d’un enfant de Ouargla, ne laisse pas transparaître ni égo surdimensionné, ni soif de pouvoir. Et c’est pour ces raisons qu’il n’hésite pas, comme dans l’épisode des réseaux sociaux à proclamer que : « ceux qui portent l’uniforme et se montrent solidaires avec les opposants du régime, sur les réseaux sociaux, je dis que leurs comptes sont tous surveillés par nos services. Nous allons sévir contre tous ceux qui tentent de déstabiliser le pays ». Un avertissement qui avait chagriné quelques responsables sécuritaires.

Lancement du vote électronique en 2018, démocratisation du passeport biométrique, généralisation de la carte d’identité biométrique, décentralisation et nouveau code des collectivités locales, plan de revitalisation des finances des communes, création de comptes Facebook et Twitter, l’ancien Wali de Sétif et Constantine, est sur plusieurs fronts sans faire dans le tapage indécent. Sa trajectoire semble dessiner une ascension qui ne devrait pas s’arrêter au poste ingrat de l’intérieur même si l’intéressé se défend d’être un politicien. Ce qui est exactement sa qualité première.

Salim Bey