DIA | Gestion Post-Covid des services d’hématologie (Cas de la LLC)
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Gestion Post-Covid des services d’hématologie (Cas de la LLC)

Les professionnels de la santé redoutent le retour des malades vers les hôpitaux avec le déconfinement. Les services hématologie ne sont pas en reste.

Trois spécialistes sont invités à donner leurs avis sur cette situation. Une visio-conférence de presse a réuni samedi 13 juin 2020 les Prs. Mohamed Amine BEKADJIA, Hocine AIT ALI et Fatiha GRIFI, respectivement chefs de services Hématologie EHU Oran, CHU Tizi Ouzou et CHU Annaba. Les Trois intervenants ont expliqué comment fonctionnent actuellement leurs services avec ce contexte de pandémie, quelle en sera la nouvelle organisation à l’avenir, quels seront les changements dans la prise en charge et quelles précautions devront prendre les malades avant de revenir à l’hôpital dans face à la crise sanitaire Covid-19.

Les gestes barrières classiques à savoir le port du masque, l’utilisation des solutions hydroalcooliques ainsi que la distanciation sociale sont fortement à recommander particulièrement pour les patients atteint de ces maladies.

Cette conférence était aussi une occasion de revenir sur la LLC (Leucémie Lymphoïde Chronique) avec les chiffres, l’incidence et les facteurs de risques, mais aussi et surtout les problématiques de prise en charge des patients en Algérie avec l’examen, le diagnostic et les traitements en l’occurrence.

Les experts sont unanimes à dire que le risque de décès du Covid-19 pour un patient atteint de LLC est multiplié par dix. Ces malades sont immunodéprimés par conséquent très fragiles. La contagiosité est la même mais les complications sont totalement différentes. Les spécialistes rappelleront par la suite que la LLC peut toucher une partie de la population, les personnes au-delà de 60 ans. Avec les risques de comorbidité, la prise en charge devient en effet compliquée.

Cette visio-conférence de presse a permis aux experts de revenir enfin sur le diagnostic de la maladie en Algérie et notamment sur la prise en charge. La chimiothérapie est pratiquée dans les différents centres spécialisés à travers le pays, mais pour certains malades ou pour les cas de rechute, c’est plutôt la thérapie ciblée qui est recommandée, malheureusement celle-ci n’est pas disponible en Algérie à l’heure actuelle.  Pour revenir l’actualité, les professeurs estiment qu’à l’ère du Covid-19 il est plus que nécessaire pour l’Algérie de disposer de cette thérapie innovante. Un appel est lancé aux autorités sanitaires pour accélérer le processus même si l’AMM (Autorisation de mise sur le marché) de certains produits existe déjà.

Les trois professeurs ont lancé un appel pour terminer en direction de la population de manière générale l’incitant à faire des bilans sanguins réguliers à partir d’un certain âge pour faciliter le dépistage vu que c’est une maladie silencieuse qui peut passer inaperçue pendant plusieurs années.