Grèves et ébullition du front social :  à quoi sert l'UGTA ? - DIA
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DIA-Sidi Said

Grèves et ébullition du front social :  à quoi sert l’UGTA ?

DIA-12 février 2018: Le plus grand syndicat du pays, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) que dirige Abdelmadjid Sidi Said est carrément absent de la scène, alors que le front social est en ébullition. Les grèves des médecins résidents et dans le secteur de l’Education nationale auraient pu faire réagir ce syndicat historique, l’UGTA ayant été fondée par le regretté moudjahid Aissat Idir, au temps de la glorieuse Révolution du 1erNovembre 1954.
Mais force est de constater que l’UGTA ne fait parler d’elle que lorsqu’il s’agit de cautionner ou de soutenir  les actions menées par le gouvernement et le patronat. La dernière action en date menée par l’UGTA, remonte au mois de décembre dernier quand Sidi Said avait soutenu de toutes ses forces le Partenariat public-privé avant de se rétracter, quand le président de la République Abdelaziz Bouteflika avait gelé ce partenariat. Par la suite, l’UGTA s’est replongée de nouveau dans sa léthargie habituelle pour laisser le terrain à d’autres syndicats qui mènent la vie dure au gouvernement et au Pouvoir.
Il est vrai que l’UGTA n’est plus ce grand syndicat du regretté Abdelhak Benhamouda, mais un minimum est exigé de l’UGTA qui doit tout de même défendre les intérêts des travailleurs. Au moment où le gouvernement alarme les citoyens et annonce la fin des subventions et de tous les acquis sociaux, l’UGTA est aux abonnés absents.
Au moment où les autres syndicats autonomes s’activent sur le terrain, l’UGTA se confine dans un silence qui inquiète de plus en plus les travailleurs, dont les salaires subissent les effets de l’inflation et des augmentations tous azimuts. Du coup, on est tenté de se demander à quoi sert l’UGTA et faut-il laisser encore ce grand syndicat squatter le somptueux siège de la Maison du peuple ? Un véritable gâchis, quand on sait que l’UGTA avait joué son rôle de contre-pouvoir dans les années 1990 et avait contribué à sauver la République contre le terrorisme. 
Amir Hani