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Hamid Grine veut faire le ménage dans le secteur de la presse

DIA-03 mai 2016- 21h00: Le ministre de la Communication, Hamid Grine, qui a promis de faire le ménage au sein du secteur de la presse, a mis en exergue la liberté d’expression dont jouit la presse en Algérie. Il a cité dans ce sens la Constitution amendée qui a consacré la liberté de la presse et d’expression en Algérie. Le ministre s’exprimait à l’occasion de ses différentes sorties en ce 3 mai, Journée internationale de la liberté de la presse.
«La liberté de la presse écrite, audiovisuelle et sur les réseaux d’information est «garantie et n’est restreinte par aucune forme de censure préalable», stipule l’article 41 ter de la Constitution amendée, adoptée le mois de février 2016 par le Parlement. Mieux encore, les dispositions de la Constitution amendée énoncent que plus aucun journaliste ne peut être emprisonné. A cet effet, le même article de la Constitution stipule que «le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté». Autrement dit, quel que soit le motif, l’outrance, l’insulte, la diffamation ou l’attaque, plus aucun journaliste n’ira en prison.
Grine qui s’exprimait à la radio Chaîne 3, a indiqué que l’Algérie a réalisé de «grandes avancées en matière de liberté d’expression» et la presse algérienne jouit d’une «liberté totale». Pour le ministre, «l’Algérie est l’un des pays les plus avancés en matière de liberté d’expression et de la presse». Il a fait observer que «certains journaux se permettent de s’attaquer gratuitement au gouvernement sans être poursuivis en justice».
A ce propos, le ministre a exhorté les journalistes à «se montrer à la hauteur de la liberté d’expression dont jouit la corporation», faisant observer que «cette liberté ne veut pas dire liberté de diffamer ou d’insulter». Il a plaidé, dans ce sens, pour le respect de l’éthique et de la déontologie du métier, des principes sur lesquels le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a insisté dans son message à l’occasion de la célébration de cette Journée internationale, a-t-il rappelé.

Des journaux formés en groupes de pression
Le ministre n’a pas manqué de s’attaquer et de critiquer des journaux qui se sont formés en «groupes de pression», pour reprendre ses propos. Il a estimé que ce sont des journaux aux «visions défaitistes» et qui travaillent dans le sens de «bafouer les lois de la République». Il a relevé que quels que soient les efforts du gouvernement, ces journaux ont un «regard négatif» et ne voient que «du noir en Algérie» !

Audiovisuel : des chaînes TV privées «pirates»
Le ministre qui s’est exprimé aussi sur l’ouverture totale du champ audiovisuel en Algérie, a précisé que cette situation ne devra pas durer encore longtemps, précisant que seules les chaînes TV dûment accréditées continueront d’exister. «Parmi les 45 chaînes off-shore existantes, cinq seulement émettent de manière légale», a-t-il rappelé.
Grine a également qualifié des chaînes de télévision privées de «pirates», précisant que celles disposant de bureaux à Alger, ont une «accréditation provisoire». Il appartiendra à l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) de se prononcer ultérieurement sur le sort de ces chaînes, y compris sur l’origine de l’argent les finançant, a-t-il dit en ce qui concerne l’intrusion de l’argent sale dans le secteur audiovisuel. Pour ce qui est de l’ARAV qui est sans président après la désignation de son ancien président, Miloud Chorfi, comme membre au Conseil de la nation, le ministre a relevé que la prérogative de nommer le nouveau patron de l’ARAV relève du président de la République. En attendant c’est le ministère de la Communication qui assurera les missions de l’ARAV.

Affaire El-Khabar : la justice tranchera
S’agissant de l’affaire El Khabar, Grine a indiqué qu’il est tenu de respecter les lois de la République, soulignant que c’est à la justice de décider. «Cette transaction n’est pas conforme à la loi, mais si la justice en décide autrement, je me plierai à sa décision». L’affaire doit être jugée ce mercredi par le tribunal administratif de Bir Mourad Rais, après son report dimanche dernier.

La loi sur la publicité soumise au parlement
La loi sur la publicité est au niveau du Parlement, a indiqué Grine, soulignant qu’il s’agit d’une loi qui doit réguler et veiller au respect de l’éthique et de la déontologie. Evoquant les agences de communication, il a révélé que sur les 4.000 qui existent, seule une cinquantaine
sont vraiment professionnelles. Auparavant, Grine avait déclaré que la loi sur la publicité «ne comportera rien d’extraordinaire et sera analogue à celles en vigueur dans les autres pays». Pour ce qui est de l’octroi de la publicité de l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) aux journaux, il a indiqué «qu’il ne s’agit pas d’un point de droit», soulignant que son département n’interfère pas sur ce point, mais s’intéresse en priorité à la modernisation de cette entreprise. Selon le ministre, la presse écrite compte quelque 153 titres qui bénéficient du soutien de l’Etat, notamment à travers la publicité de l’ANEP.
Kamel Cherif

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