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Immigration Clandestine et infiltration des frontières:Et si on parlait du Maçon Marocain !

Les maçons marocains sont de retour. A force de se focaliser sur l’immigration clandestine africaine, les autorités semblent avoir négligé les filières de passeurs le long des frontières algéro-Marocaines. Pour arriver à franchir les obstacles et se faire recruter comme maçon dans les villas Algéroises, les Marocains sont prêts à tout.

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Des Milliers de travailleurs marocains passent les frontières vers l’Algérie dans la nuit noire. Le cout du passage : 20.000 DA. Ils sont souvent regroupés dans des maisons, des caves de villas ou des hangars loués par des passeurs à raison de 1000 DA la nuitée par clandestin. Parfois ces caches abritent jusqu’à 800 clandestins. Là, ils attendent des jours avant de trouver le bon convoi et sortir du périmètre de Maghnia afin de rejoindre Alger, Oran ou les grands centres urbains où leurs qualifications dans la construction et la finition des logements est reconnue, sinon demandée. Cout du voyage : 20.000 autres DA.

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Si les jeunes algériens se détournent de ces petits boulots (plâtrier, maçon, manœuvre…), les clandestins Marocains sont preneurs. Réputés moins chère, et plus méticuleux que les Chinois, les Marocains qui envahissent nos villes à la recherche d’un emploi au noir dans le bâtiment commencent à devenir un réel problème sur l’emploi et la sécurité. Fuyant une crise économique qui impacte le Maroc depuis 8 ans, sans aucune perspective, les clandestins Marocains candidats à un job en Algérie circulent sans aucun document de voyage. Les passeurs leur demandent de ne pas ramener leurs passeports et une fois à Alger, ils sont souvent hébergés par ceux qui les emploient contre un travail de pose de dalle de sol, de carrelages, de maçonnerie ou de peinture. Sauf que cette immigration illégale Marocaine charrie avec elle des « infiltrés » en tout genre. Des intermédiaires dans le trafic de Drogue, des agents du Renseignements marocains (DGED), des criminels recherchés en fuite au Maroc et même des anciens du terrorisme du GIA qui profitent de ces exfiltrations de masse depuis le Maroc pour revenir voir leurs familles. Que ce soit à la Gendarmerie Nationale, les GGF ou la DGSN, les services de sécurité sont conscient de ce fléau et multiplient les contrôles et les barrages dans la zone tampon de Sidi Bel Abbes, mais ces filières sont tellement bien rodées, qu’on retrouve souvent ces milliers de clandestins algériens dans les chantiers de construction dans les quartiers d’Alger.
Sihem Sabor

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