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INFO DIA: Mésaventure du dernier film de Lakhdar Hamina aux JCC (Vidéo)   

DIA-16 novembre 2017: Quelle place pour le cinéma algérien aux JCC? Cette question prend tout son sens quand il s’agit de parler du traitement qui été réservé au plus grand réalisateur algérien Mohamed Lakhdar Hamina lors de la dernière édition des JCC à Tunis.

Le seul cinéaste arabe et africain à avoir été sélectionné quatre fois en compétition officielle au festival de Cannes  au cours duquel il a été primé du prix de la première œuvre avec « Le vent des Aurès » en 1967 et de la Palme d’or pour son film  « Chronique des Années de Braise », n’a pas bénéficié de toute l’attention et de la médiatisation durant la 28e édition des Journées cinématographique de Carthage qui se sont déroulé du 04 au 11 novembre 2017. Sachant que les responsables ont assuré à Mohamed Lakhdar Hamina, que son dernier film, ferait l’ouverture du festival. Sauf qu’ils avaient omis de préciser que c’était l’ouverture du FOCUS algérien dans une petite salle. 

Le message vidéo de Lakhdar Hamina non diffusé avant la projection de son film

En effet, il avait été présenté aux médias que l’Algérie était l’invitée d’honneur des JCC de Tunis. C’était finalement un simple « Focus », une fenêtre ouverte au cinéma algérien qu’ont offert les organisateurs tunisiens des JCC à la délégation algérienne, fortement représentée. 
Ce focus a débuté le 5 novembre dernier au cinéma Africa, une petite salle de 350 personnes (alors que tous les films tunisiens ont été projetés  dans la grande salle du Colisée) ;  avec la projection du long métrage de fiction « Le Crépuscule des ombres » du réalisateur algérien Mohamed Lakhdar-Hamina en présence  notamment du ministre de la Culture tunisien, Mohamed Zine El Abidine, des attachés de l’ambassade représentants l’ambassadeur d’Algérie à Tunis et en l’absence du principal concerné Mohamed Lakhdar Hamina.
DIA-Zine Tunisie
Le ministre Tunisien de la culture Zine el Abidine à la projection du film de Lakhdar Hamina
Invité aux JCC,  le cinéaste algérien qui était en France, ne pouvait pas se déplacer à Tunis pour des raisons de santé et a demandé à son fils Malik co-scénariste, directeur artistique et réalisateur de la deuxième équipe du film, de présenter le film. De plus, par respect au public tunisois et aux cinéphiles des JCC, le grand Lakhdar avait enregistré un message vidéo pour le faire projeter avant la diffusion de son film. La vidéo a été envoyée à la demande des organisateurs par le producteur du film Tarek Lakhdar Hamina. Seulement voilà, Malik Lakhdar-Hamina, qui retournait avec enthousiasme au festival de Carthage, là où il avait décroché le prix de la première œuvre en 1992 avec son film « Automne », a été surpris de voir le film projeté sans la diffusion du message de son père et surtout sans une présentation exhaustive du long et magnifique parcours du plus important réalisateur international algérien.
Dommage car dans la vidéo enregistrée par Mohamed Lakhdar Hamina à Paris le 03 novembre pour le public des JCC et que DIA diffuse en exclusivité, le réalisateur algérien a rappelé les liens forts qui lient l’Algérie et la Tunisie, et a indiqué que son fils Malik qui le représente aux JCC est né à Tunis durant la guerre de libération et que le président Bourguiba lui même l’avait décoré après sa victoire au Festival de Cannes en 1975.     
Le plus surprenant, c’est qu’il n’y avait à cette projection presque aucun représentant des médias nationaux ou internationaux. Après ce premier incident, une deuxième mésaventure a été vécue par le fils de Lakhdar Hamina à Tunis, puisque le film « Le Crépuscule des ombres » a été projeté dans une petite salle à Tunis en l’absence de la presse et surtout avec un problème technique qui a retardé la projection et qui a contraint une bonne partie du public à quitter la salle.

DIA-CRecuscule des ombres

L’affiche du film algérien sans indication ni précision sur l’horaire ou le lieu de la projection 

La projection du film à Kairouan annulé suite à un problème technique 
Par la suite, outré par l’accueil du film de son père à ces JCC Malik a refusé d’accompagner le film à Kairouan JCC. Ce dernier a apparemment eu raison de ne pas y aller, malgré la promesse des organisateurs de convier les médias à la projection puisque celle-ci a été annulée suite à la panne de l’appareil de projection dixit « JCC ».
Cet incident complète une série d’actes d’indifférence manifestée par les organisateurs tunisiens des JCC, qui n’ont donné aucune visibilité pour le cinéma algérien à Tunis, malgré la présence de quelques responsables du cinéma algériens à cette manifestation  et surtout en l’absence de journalistes algériens pour rapporter les faits réels de cette mésaventure des réalisateurs algériens aux JCC.
Le paradoxe de ce festival cette année, c’est qu’à l’heure de la démocratie en Tunisie, les responsables de cet événement, afin d’organiser le FOCUS fait à quatre pays aux JCC, en l’occurrence l’Algérie, l’Argentine, l’Afrique du Sud et la Corée du sud, ont demandé  aux organes officiels de choisir les films qui les représenteraient lors de ces JCC ; alors qu’en 1993 lorsque Malik Lakhdar Hamina a présenté son film aux JCC, les organisateurs , dont Ferid Boughedir, ont repéré eux-mêmes, les films ou les réalisateurs des différents pays pour les inviter.
Salim Bey  
 

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