Jean Marie Le Pen reconnait la pratique de la torture durant la guerre d'Algérie - DIA
28757
single,single-post,postid-28757,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive
DIA-Le Pen Guerre d'Algérie

Jean Marie Le Pen reconnait la pratique de la torture durant la guerre d’Algérie

DIA-21 février 2018: Dans le premier tome de ses mémoires, à paraître le 1er mars, le fondateur du FN et ancien membre du régiment des parachutistes du général Massu, Jean Marie Le Pen évoque sa participation à la guerre d’Algérie mais n’assume pas ses gestes.  

Accusé à plusieurs reprises d’avoir pratiqué la torture durant la guerre d’Algérie, Jean-Marie Le Pen a démenti sa participation aux interrogatoires mais reconnait la pratique de la torture: « Oui, l’armée française a bien pratiqué la question pour obtenir des informations durant la bataille d’Alger, mais les moyens qu’elle y employa furent les moins violents possible ». Et d’ajouter: « Ni moi, ni mes camarades n’étions nullement chargés des interrogatoires spéciaux. (…) C’est du bidon, évidemment du bidon, qui ne résiste pas à la plus rapide des analyses. »

Jean-Marie Le Pen profite de cette occasion pour tirer sur le général De Gaulle : « De Gaulle reste pour moi une horrible source de souffrance pour la France », écrit-il.

Jean-Marie Le Pen accuse surtout le fondateur de la Ve République d’avoir « trahi » l’Algérie française. « En apparence il y a deux De Gaulle, le rebelle de 1940 et le chasseur de rebelles de 1961. Mais tous les deux, ensemble, forment pour moi un faux grand homme dont le destin fut d’aider la France à devenir petite. »

Avant même sa sortie en librairie, les premières feuilles des mémoires de Le Pen, suscite déjà une polémique, notamment au sujet de la politique française et ses rapports avec sa fille, l’actuelle présidente du FN, avec laquelle il s’est violemment séparé.   

Salim Bey