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Kamel Bouchama (ancien cadre FLN) : « La solution, c’est la Deuxième République…» 

DIA-14 avril 2017: La Deuxième République et son inévitable corollaire, l’élection d’une Constituante, comme dépassement de la situation de blocage politique que connaît, selon les partisans de cette thèse, le pays a toujours été une revendication de partis et de personnalités de l’opposition. Ce qui n’est pas pour étonner, le rôle de l’opposition étant, partout dans le monde, d’œuvrer à se substituer au pouvoir en place ; parmi les moyens à même d’aider à la concrétisation de cet objectif, le changement des institutions qui font la force de ce pouvoir. Mais ce qui est étonnant, c’est que cette revendication soit dorénavant portée par, pour reprendre une expression fort usitée dans notre pays, « un enfant du système ». Ancien dirigeant du FLN et ancien ministre, Kamel Bouchama l’est en effet. Une appartenance qu’il ne nie aucunement. Bien mieux, il a une nostalgie avérée pour le temps où le FLN était aux commandes. « Sans avoir jamais été au pouvoir », a-t-il tenu à nous le dire. Ce qui est une manière subtile de suggérer que, contrairement à ce que l’on pense, le FLN s’imposait aux décideurs d’alors.   Rencontré par hasard, hier, à la cérémonie d’accueil de l’équipe médicale américaine qui doit procéder, à compter d’aujourd’hui et jusqu’au 16 du mois en cours, à une série d’interventions chirurgicales sur des patients atteints de pathologies urologiques complexes au nouvel hôpital de la ville de Tipasa, l’ancien  commissaire (mouhafadeh) du FLN dans les wilayas de Chlef et de Bouira – c’était dans les années 70 – et ancien secrétaire permanent du comité central du FLN – dans les années 80 -, s’est longuement étalé, exemples à l’appui, sur le rôle positif et stabilisateur que jouait alors celui-ci dans la vie nationale. Et ce, dans tous ses volets : politique, économique et social. Pour mieux illustrer ce rôle, il nous a parlé d’un épisode dont il a été le protagoniste direct. C’était du temps où, nous a-t-il précisé, il dirigeait le commissariat (mouhafadha) du FLN : « Contre l’avis des autorités locales d’alors, j’avais refusé en tant que commissaire du FLN, l’implantation dans la wilaya d’une usine de pneumatiques. Et ce, pour éviter que la région, déjà affectée par l’implantation de la cimenterie d’Oued Sly, ne soit davantage polluée », nous a-t-il révélé. Non sans ajouter, non sans fierté, il faut le dire, «qu’il avait été entendu ». Une (autre) manière de dire que le FLN  ne faisait pas alors de la figuration. Une tare dont il semble accuser le FLN d’aujourd’hui : « Je ne me reconnais pas dans le FLN de Djamel Ould Abbès et encore moins dans celui d’Amar Saâdani », nous a-t-il, en effet, déclaré. C’est cet ensemble de constats qui l’a poussé à douter, et fortement, que « les élections du 4 mai puissent aider le pays à sortir de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve ». Pour l’ancien dirigeant du FLN et ancien ministre de la Jeunesse et des Sports durant la présidence de feu Chadli Bendjedid, « la solution passe immanquablement par une refondation totale du système politique national ». Invité à nous clarifier davantage son idée, Kamel Bouchama, l’enfant de Cherchell, nous a déclaré que « l’Algérie doit impérativement aller à une Deuxième République ; laquelle suppose l’élection d’une Constituante ». Ceci non sans revendiquer, autre nouveauté dans le discours d’un « enfant du système » qui y était, de surcroît, un haut responsable, la mise au musée du FLN. « Pour le préserver en tant que symbole commun à tous les Algériens », a-t-il ajouté en guise d’explication. Sauf que Kamel Bouchama n’a pas franchi le pas du regret que Mohamed Boudiaf et Hocine Aït Ahmed qui avaient, très tôt, appelé à cela, n’aient pas été entendus. Conscient, semble-t-il, de l’erreur historique commise par sa génération en n’ayant pas suivi les deux personnalités historiques précitées dans leur revendication à propos du devenir du FLN, il a tenté d’en atténuer l’importance : « A l’époque les priorités étaient autres ; le pays venait de sortir d’une guerre qui l’a laissé quasiment exsangue ; il fallait penser à le rebâtir sur tous les plans et panser les innombrables blessures dont souffraient le peuple ; de ce fait, pour nous les jeunes d’alors, le sort du FLN n’était pas une priorité… »

Mourad Bendris

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