Lamamra répond à Ouyahia : l'Algérie ne sera ni la Syrie, ni la Libye - DIA
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Lamamra répond à Ouyahia : l’Algérie ne sera ni la Syrie, ni la Libye

DIA-12 mars 2019: Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a répondu à  l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia en affirmant que l’Algérie ne sera pas la Syrie ou la Libye.
Il a indiqué que l’Algérie ne commettra pas les mêmes erreurs que la Syrie et la Libye, soulignant « qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter mais plutôt de faire montre de responsabilité ».
« Il ne faut pas s’inquiéter, mais plutôt faire montre de responsabilité. Nous avons notre Histoire et nous sommes passés par des épreuves d’où nous sommes sortis grandis », a indiqué M. Lamamra en réponse à certaines parties qui appréhendent la reproduction des scénarios similaires à ceux de la Libye ou de la Syrie.
« Nous avons la possibilité de nous retrouver malgré la diversité de nos opinions et la fermeté avec laquelle certaines de ces opinions sont exprimées et la dureté d’un nombre de jugements », a-t-il déclaré sur les ondes de la Radio nationale, faisant observer que « la Syrie et la Libye ont commis des erreurs que l’Algérie ne commettra pas ».
« Nous ne tomberons pas dans ce cycle de violence. Les Algériens sont tous patriotes et réfractaires aux ingérences étrangères », a encore asséné le Vice-Premier ministre, soulignant que « nous assumons nos responsabilités et nous refusons que notre conduite soit dictée par tel ou tel partenaire ».
Il a ajouté que c’est « grâce à notre vigilance, à commencer par ceux qui s’expriment par des marches populaires, que nous resterons imperméables aux tentatives d’influence par quiconque, à savoir, par les intérêts étrangers de toutes sortes ». Il a en outre qualifié de « respectables les centaines de milliers de manifestants » car, a-t-il dit « il s’agit de nos enfants et nos frères ».
« Nous sommes même admiratifs devant cette capacité extraordinaire d’organisation, cette maitrise des nouvelles technologies d’où le caractère pacifique de ces manifestations », a-t-il dit.
 Conférence nationale: Le Gouvernement sera facilitateur et non pas organisateur
 
Le Gouvernement souhaite être le facilitateur de la Conférence nationale inclusive et indépendante et non pas l’organisateur, a assuré mercredi à Alger, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.
« Pour ce qui est du Gouvernement, il n’est pas l’organisateur de cette conférence mais souhaite être un facilitateur », a déclaré M. Lamamra, rappelant que le président de la République « avait indiqué que la Constitution qui sera élaborée par cette Conférence ne devrait pas toucher le caractère républicain et démocratique de l’Algérie ainsi que les trois composantes de son identité (Islam, arabité et amazighité), tout le reste étant discutable ».   
Le vice-Premier ministre a précisé que des consultations seront menées sur la manière de répartir la participation entre les partis de l’alliance présidentielle et les autres organisations d’un côté et l’opposition, toutes tendances confondues, y compris celle non représentée au Parlement de l’autre côté, alors que la troisième partie concerne la société civile.
« Il faudrait veiller à ce que cette Conférence reflète les différentes composantes de la société algérienne, notamment les jeunes et les femmes », a-t-il ajouté, expliquant que les consultations qui seront menées avant la Conférence aux niveaux national et régional et avec la communauté algérienne établie à l’étranger « permettront de dégager le mode d’organisation des travaux de cette Conférence ».
« Des partis politiques avaient demandé par le passé la mise en place d’une Assemblée constituante et je suis tenté de dire qu’il s’agit de la part du président Bouteflika d’une réponse à cette attente des partis politiques », a-t-il rappelé, expliquant que « la différence entre une Assemblée constituante et la Conférence nationale c’est que la première est constituée de délégués élus avec un mandat spécifique, à savoir l’élaboration d’une Constitution alors que les participants à la Conférence nationale devraient ne pas être élus mais issus de consultations qui permettraient cette représentation que le président Bouteflika veut équitable ».
M. Lamamra a indiqué, en outre, que la Conférence qui se tiendra avant fin 2019, fixera la date de l’élection présidentielle « et une fois cette élection organisée, le président Abdelaziz Bouteflika remettra formellement et solennellement les clés du Palais d’El Mouradia à son successeur élu librement par le peuple ».
Pour ce qui est de l’organisation de l’élection présidentielle, il a indiqué, qu’après la dissolution de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), une Commission électorale indépendante sera créée et sera compétente sur tout le processus électoral alors que le ministère de l’Intérieur aura juste un rôle technique et administratif, d’appoint et de soutien à cette nouvelle commission.
A une question sur sa nomination au poste de vice-Premier ministre que certains ont considéré comme celui de vice-Président, M. Lamamra a indiqué qu’il n’était pas vice-président de la République « un poste qui ne peut exister que par la Constitution ».