Lamamra succède à Abdelatif Rehal comme conseiller diplomatique à la Présidence - DIA
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Lamamra succède à Abdelatif Rehal comme conseiller diplomatique à la Présidence

DIA-14 février 2019: On le pensait fini politiquement en Algérie, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a été nommé ministre d’Etat, conseiller diplomatique auprès du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué jeudi un communiqué de la présidence de la République. 

Ramtane Lamamra succède ainsi au grand Abdelatif Rahal qui est décédé le 29 décembre 2014 et qui n’a pas été remplacé depuis. L’Arrivée de Ramatane Lamamra démontre l’estime et la confiance dont jouit l’ancien chef de la diplomatie algérienne auprès le président de la République. 

La nomination de Lamamra, c’est également la diplomatie algérienne qui se consolide , grâce à la sagesse légendaire du Président Abdelaziz Bouteflika, un fin rassembleur des individualités remarquables.

En appoint au style et à la compétence connue et reconnue du ministre Abdelkader Messahel (MAE) et la finesse diplomatique de Ramtane Lamamra (Conseiller diplomatique),  c’est le grand retour de l’Algérie qui gagne sur la scène internationale.

Pour le Président Bouteflika, Lamamra et Messahel  sont deux compétences formées dans son école diplomatique et deux voix qui portent haut et fort, différemment, mais complémentairement, la voix de l’Algérie,  ce qui constitue immanquablement une plus value pour la diplomatie algérienne. 

Il s’agit d’un retour par la grande porte pour ce diplomate chevronné, appelé à juste titre par Monsieur paix et sécurité. En effet, durant sa longue carrière diplomatique qu’il avait entamée en 1976, Lamamra (67 ans), diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), a occupé plusieurs postes en Algérie, à l’étranger et au sein de plusieurs instances régionales et internationales.

Il a été ministre des Affaires étrangères de 2013 à 2015, puis ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de 2015 à 2017. Il a été également Commissaire à la Paix et à la Sécurité (CPS) de l’Union africaine (2008-2013) et secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (2005-2007). 

L’enfant d’Amizour (Bejaia) Lamamra a été aussi ambassadeur de l’Algérie dans plusieurs pays dont les Etats-Unis, Djibouti et l’Ethiopie.  Il était avec Zeroual à New York quand ce dernier a refusé de rencontrer Chirac dans les années 90. Durant ces deux dernières années, le nouveau conseiller diplomatique auprès du président Bouteflika a été désigné membre du Haut-Comité consultatif de l’ONU chargé de la médiation internationale, en septembre 2017, puis membre du Conseil d’administration de l’ONG International Crisis Group (ICG), basée à Bruxelles (depuis juillet 2018).

Il faut reconnaître que le retour de Lamamra est un des plus grands acquis pour la diplomatie algérienne, laquelle a toujours été une référence au niveau mondiale. Lamamra dont les compétences sont avérées, est un homme de communication et affable.

Il entretient d’excellentes relations avec les dirigeants de l’ensemble des pays africains, mais  aussi d’autres pays de par le monde. Il demeure un homme qui privilégie la communication. Polyglotte, il passe de l’arabe au français et à l’anglais avec une grande aisance.

Il est respecté en Afrique, ce qui lui avait valu sa réélection au poste de Commissaire paix et sécurité de l’Union africaine en juillet 2012.

Lamamra a grandement contribué par sa clairvoyance et son charisme à la résolution de nombreux conflits en Afrique, ce qui lui a valu aussi le qualificatif de «Monsieur paix et sécurité en Afrique».

Ces acquis ne peuvent que servir l’Algérie car il consolidera davantage l’image de marque de la  diplomatie algérienne. Lamamra a su rehausser et porter haut la diplomatie algérienne durant la période du «Printemps arabe» au moment où l’Algérie était ciblée de partout.

La situation que connait la région et le monde arabe ont exigé et exigent toujours davantage de doigté pour la diplomatie algérienne.

Le natif de Oued Amizour (Bejaia) qui a une carrière de diplomate très riche, n’aura pas encore fini d’étonner. Son parcours jalonné de succès, lui a permis d’acquérir une grande crédibilité et popularité de par le monde. Très actif et infatigable, il reste un homme ambitieux qui aspire toujours au meilleur, sachant que le meilleur est à venir pour ce grand homme qui aura soigné l’image de marque de l’Algérie. Il est l’artisan de l’Accord de paix et de la réconciliation nationale au Mali. Il avait conduit tous les rounds des pourparlers entre les différents parties maliennes à Alger avant d’aboutir à la signature de cet accord qui a permis au mali d’éviter une véritable guerre civile. 

Amir Hani