DIA | L’arrestation du patron d’Ennahar Anis Rahmani divise les professionnels
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L’arrestation du patron d’Ennahar Anis Rahmani divise les professionnels

DIA-13 février 2020: L’arrestation hier du patron du groupe médiatique Ennahar, Anis Rahmani de son vrai nom Mohamed Mokadem, rapporté par plusieurs chaînes de télévision privées algériennes, a fait un large débat sur les réseaux sociaux. 

C’est la chaîne le quotidien El Hayet qui a annoncé la première l’information de l’arrestation du patron d’Ennahar, relayé ensuite par plusieurs sites et surtout la chaîne Echourouk. La large médiatisation de l’arrestation d’Anis Rahmani, présenté comme un événement pour certains médias a été différemment apprécié par les professionnels, qui ont rappelé que le patron d’Ennahar est un journaliste et que par conséquent il faudrait être solidaire et non pas le criminaliser ou se féliciter de son arrestation. D’autres journalistes qui ont exprimé sur facebook leur total soutien aux travailleurs et aux journalistes du groupe Ennahar.  

La concurrence entre Ennahar Tv et certains chaînes comme Echourouk Tv et El Hayet TV a créé une certaine animosité entre les chaînes influentes du paysage audiovisuel. A noter, la déontologie de Beur Tv, El Bilad Tv et Numidia TV qui ont juste diffuser l’information sans faire un événement médiatique. 

Anis Rahmani a été auditionné à la brigade de la Gendarmerie nationale de Bab Jdid (Alger), entre dans le cadre de la lutte contre la corruption. Il serait accusé de transfert illégal de capitaux vers l’étranger et obtention d’indus avantages. Anis Rahmani (50 ans) était placé depuis quelques jours sous interdiction de sortir du territoire national (ISTN). Il a été également condamné, cette semaine, par le tribunal de Bir Mourad Rais pour diffamation contre l’ancien membre du Comité olympique algérien (COA), Amar Brahmia.

L’arrestation d’Anis Rahmani fait suite aux enquêtes sur la corruption qui touchent des hommes de presse. Anis Rahmani est aussi connu pour ses rapports privilégiés avec Said Bouteflika, le frère et conseiller spécial de l’ancien président de la République Abdelaziz Bouteflika.

Amel Bouchaib