DIA | Le Coronavirus empêche la célébration du 40e anniversaire du Printemps berbère
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Le Coronavirus empêche la célébration du 40e anniversaire du Printemps berbère

DIA-20 avril 2020: Le printemps berbère n’a pas été célébré cette année et ce, pour la première fois depuis 40 ans. Toutefois, les événements du 20 avril 1980 ont été célébrés de manière virtuelle, en raison de la pandémie du Coronavirus qui interdit le regroupement des personnes dans des espaces réduits.

D’habitude, le 20 avril est célébré par des manifestations politiques et culturelles à travers plusieurs wilayas du pays. Des conférences-débats, des rencontres politiques et culturelles ainsi que des galas artistiques étaient organisés pour marquer cette journée hautement symbolique en Kabylie.

Le 20 avril 1980 était perçu comme le premier mouvement populaire d’opposition au Pouvoir depuis l’indépendance du pays. A l’époque l’université de Tizi Ouzou a été secouée par des manifestations réclamant l’officialisation de la langue amazighe et la reconnaissance de l’identité berbère. A travers ces revendications le mouvement avait réclamé plus de démocratie et de liberté, alors que le Pouvoir était entre les mais du parti unique, le Front de libération nationale.

Le Front des forces socialistes (FFS) a indiqué dans un communiqué que « le Mouvement Culturel Berbère, né du printemps 1980, a permis à la question identitaire de prendre place dans l’ensemble de la Kabylie, et même au-delà, et de mobiliser une grande partie de la population de la région alors, qu’auparavant, cette question était enfermée dans les domaines restreints des universités, lycées et de l’émigration. Aujourd’hui, Tamazight fait partie du paysage linguistique, culturel, médiatique de notre pays ».

« Le FFS considère que Tamazight n’est pas encore rétablie dans ses droits légitimes et en premier son élévation véritable au rang de constante nationale et mettre en œuvre les moyens nécessaires garantissant son développement et la généralisation de son enseignement, de façon graduelle, mais obligatoire à toutes les écoles de la République pour qu’elle puisse contribuer à l’intégration nationale et maghrébine ».

Amir Hani