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Le DRS fait sa mue : A l’inverse de Toufik, Tartag n’a pas peur de l’image

DIA- 13 décembre 2015- 17h30: C’est une énorme sensation aujourd’hui dans le monde du Renseignement algérien. Le nouveau patron du DRS, le Général Athmane Tartag dit Bachir s’est laissé allégrement filmé par les caméras de télévision lors de la conférence de l’Afripol.

C’est lors des travaux de la réunion des chefs de Police africains que le général Tartag a été pris par les caméras de la Télévision Ennahar qui a aussitôt diffusé le scoop. Apparemment autorisé du moment que ni le Général Tartag, ni sa garde rapprochée n’a intervenu pour empêcher les cadreurs de la chaine de télévision privée de filmer la scène. Se tenant devant le directeur de la protection civile, le Colonel Lahbiri, le nouveau Boss du Renseignement Algérien, cravate saumon et costume élégant, a occupé une des chaises du premier rang durant le discours du directeur de la DGSN, le général Abdelghani El Hamel, maitre de cérémonie.

Mais cette apparition semble loin être le fait du hasard. D’ailleurs, dans le monde du renseignement, le hasard n’a pas sa place. En se laissant prendre en photo, le général Tartag inaugure une nouvelle époque au sein du DRS. Le message subliminal est : la transparence. Du moins dans les faits publics. A l’inverse de son prédécesseur, le Général Mohamed Mediene dit Toufik, qui avait une paranoïa aigue de l’image, ce qui a largement contribué à créer le mythe qui l’entoure, le Général Tartag se met au diapason des autres hauts cadres des institutions de sécurité, comme l’ANP, la Gendarmerie Nationale ou la DGSN dont les chefs sont connus de tous, filmés et reconnus.

Car la phobie de l’image au DRS avait pris des proportions alarmantes sous le règne du Général Toufik. Lors des rares occasions ouvertes à la presse, comme les cérémonies de remises de grades au siège du MDN tous les 5 juillet, un dispositif spécial du DRS était installé afin qu’aucune image de Toufik ne filtre à l’extérieur. Les médias publics, notamment la Télévision, était soumise à un embargo sur ces images, et les malheureux cadreurs de l’ENTV qui n’avaient pas compris les consignes, étaient briefés ou leurs images confisqués par des officiers qui veillaient spécialement à ça. Il est arrivé même que des images qui passaient entre les mailles du contrôle, soient coupés au montage. D’ailleurs, le colonel Bouzid Lakhdar dit Fouzi, chargé du CCD, la communication du DRS, veillait au grain pour que le général Toufik ne découvre pas son image au JT de 20 H.

C’est à cause de toutes ces raisons que l’apparition médiatique du Général Tartag est tout sauf anodine. A l’instar des patrons de la CIA, de la DGSE, ou du MI-6, le nouveau chef du DRS s’expose aux impératifs de l’époque qui consiste à s’ouvrir sur le monde extérieur de la communication, des médias et des réseaux sociaux. Une image de normalité qui va se renforcer durant les prochaines semaines puisque le Général Tartag veut, selon certaines indications, instaurer un service de communication ouvert aux médias nationaux. Un fonctionnement qui renforce l’idée que le départ du général Toufik est accompagné d’une série de réformes internes qui veut transformer le DRS en un service moderne et adapté aux réalités contemporaines qu’un KGB arabe nostalgique des pratiques anciennes. Une véritable Glasnost chez les espions.

Sihem Sabor

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