DIA | Le ministère de l’Intérieur exclu de l’organisation des élections
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Le ministère de l’Intérieur exclu de l’organisation des élections

DIA-11 Septembre 2019: Le ministère de l’Intérieur, considéré comme l’artisan de la fraude électorale dans l’ancien système politique, est désormais exclu du processus d’organisation des prochaines échéances électorales. Désormais, il ne s’occupera pas des élections, alors qu’auparavant tout le processus électoral était confié au ministère de l’Intérieur, du début des opérations électorales jusqu’à la proclamation des résultats du vote.

Cette mission sera confiée à la future Autorité nationale pour l’organisation et la surveillance des élections qui relèvera du ministère de la Justice. Cette Autorité, dont le projet a été présenté ce mercredi devant les députés de l’APN,

Selon le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, cette Autorité aura toutes les prérogatives, qui étaient confiées à l’administration publique en matière électorale et disposera de son propre budget de fonctionnement et des affectations destinées aux opérations électorales », a encore indiqué le ministre, ajoutant qu' »elle supervisera le processus électoral à travers l’ensemble du pays et à l’étranger ».

A travers cette Autorité, ce sont les pratiques de l’ancien système politique qui sont bannies, sachant que les partis qui étaient au pouvoir ou plutôt ceux de l’Alliance présidentielle instrumentalisaient à leur guise la loi électorale pour se maintenir au pouvoir.

En ce sens, parmi les modifications introduites il y a l’obligation pour le candidat à l’élection présidentielle de déposer en personne la déclaration de sa candidature auprès du président de l’Autorité nationale indépendante en charge des élections au lieu du Conseil constitutionnel, en sus de la condition d’être titulaire d’un diplôme universitaire ou d’un titre équivalent.

Par ailleurs, le nombre de formulaires de souscription de signatures individuelles a, en vertu du même texte, été « réduit » à 50.000 signatures individuelles d’électeurs inscrits sur une liste électorale, au lieu de 60.000 signatures avec l’annulation de la liste de 600 signatures individuelles d’électeurs.

Il s’agit notamment de barrer la route aux figures de l’ancien système, représenté par les partis de l’ancienne Alliance présidentielle.

Amir Hani