L'ex sélectionneur national Milovan Rajevac revient sur son passage en Algérie - DIA
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L’ex sélectionneur national Milovan Rajevac revient sur son passage en Algérie

DIA-03 mars 2018: Deux ans et demi après son éviction de l’équipe nationale, l’entraîneur Serbe  Milovan Rajevac est revenu sur sa douloureuse expérience en Algérie. Malgré  un bilan pourtant presque positif avec une victoire face au Lesotho (6-0), et un nul à domicile plus ennuyeux contre le Cameroun (1-1), il a été rapidement remercié.  

Les joueurs ont eu raison de l’entraîneur, qui ne pouvait pas vraiment leur parler ou transmettre des émotions parce qu’il était tout simplement toujours accompagné d’un traducteur. En coulisses, les Fennecs étaient extrêmement déçus de la qualité du travail proposé, très faible par rapport aux standards qu’ils attendaient. Ils ont notamment constaté qu’ils avaient fait beaucoup de travail de musculation, plus que de vraies mises en place tactiques. Et le summum avait été atteint lorsqu’il avait proposé à Boudebouz et Brahimi de jouer comme défenseurs centraux en arguant que Mascherano le faisait bien avec le Barca…
«Il y a des joueurs qui n’étaient pas du tout prêts physiquement et ils voulaient tous jouer. Il y en a même qui arrivaient avec un surpoids de 10 kilos…»
Après le nul 1-1 face au Cameroun à Blida lors de la première journée des éliminatoires du Mondial 2018, c’est les joueurs eux même qui l’ont congédié, avec la bénédiction de la Fédération algérienne de Football (FAF). Deux ans et demi après, chez nos confrères de Goal.com, le Serbe s’est fait plaisir et il est revenu sur cette séquence de trois mois avec les verts. : «Je ne me sens plus concerné par ces problèmes. L’Algérie a de très bonnes individualités, une très bonne équipe. C’est facile de travailler lorsque la Fédération est à vos côtés. Mais lorsque ce n’est pas le cas, les problèmes commencent».

Avant d’évoquer l’état de la sélection à son arrivée : «J’ai encore la conviction qu’il y avait de très bonnes choses à faire là-bas. Malheureusement, je n’avais pas non plus Sofiane Hanni à ma disposition. Un très grand joueur qui évoluait alors à Anderlecht. De tous, c’est celui qui était dans la meilleure forme. Je ne vais pas donner de noms, mais il y a des joueurs qui n’étaient pas du tout prêts physiquement et ils voulaient tous jouer. Il y en a même qui arrivaient avec un surpoids de 10 kilos»… Avec Sofiane Hanni, le seul joueur qui a trouvé grâce aux yeux de l’ancien sélectionneur des Verts, il y avait aussi l’attaquant du Dynamo Zagreb, Hilal Soudani : «Comme je ne parle pas français, il m’a aidé dans la traduction. Soudani est vraiment professionnel il m’a beaucoup soutenu. Pour moi, il est toujours le meilleur joueur algérien, j’aimerais le revoir un jour», a-t-il déclaré . A 64 ans, Rajevac est depuis avril 2017 le sélectionneur de la Thaïlande. 

Amir Hani