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Limogeage d’Alcaraz : les conséquences de la politique de Raouraoua et de l’inexpérience de Zetchi

DIA-11 octobre 2017: Le limogeage du sélectionneur de l’équipe nationale, Lucas Alcaraz est la conséquence de la politique de l’ancien président de la FAF, Mohamed Raouraoua. C’est aussi la conséquence de l’inexpérience et de l’erreur de jeunesse de l’actuel patron de la fédération, Kheireddine Zetchi.

La situation dans laquelle se trouvait l’équipe nationale après le départ de Raouraoua était si difficile que le meilleur entraineur au monde ne pouvait redresser la barre. L’équipe nationale est bâtie sur du vent puisqu’elle est constituée essentiellement de joueurs formés en France et évoluant à l’étranger. Il s’agit de joueurs dont la plupart avaient opté pour l’équipe nationale contre des primes d’argent mirobolantes.

On est donc loin des joueurs de la trempe des Antar Yahia, Karim Ziani, Nadir Belhadj, Karim Megheni, Hacen Yebda ou encore Yazid Mansouri qui avaient opté pour l’Algérie par amour du pays et non pas pour des primes. L’ancien président de la FAF a inculqué aux joueurs cet esprit mercantile, constituant ainsi un groupe de mercenaires en équipe nationale, pour ainsi dire.

Ces joueurs avaient protégé l’entraineur français Christian Gourcuff qui les gâtait et s’étaient rebellés contre  le Serbe Milovan Rajevac qui avait voulu les renvoyer pour rebâtir une nouvelle sélection. Le président de la FAF s’était retrouvé otage des ces mercenaires et avait engagé l’entraineur belge, Georges Leekens, qui était un véritable chasseur de primes.

Leekens et sa troupe avaient complètement raté la CAN-2017 du Gabon et avaient aussi compromis les chances de qualification de l’équipe nationale au Mondial-2018 de Russie. La succession de ces ratages avait précipité le départ de Mohamed Raouraoua qui se vante d’affirmer qu’il a laissé les caisses de la FAF pleines, oubliant qu’il a fait de la fédération et de l’équipe nationale des coquilles vides. Raouraoua a laissé une équipe nationale constituée de joueurs qui portent les couleurs de l’équipe nationale en contrepartie des primes. Il a laissé une DTN sans stratégie de développement et de formation dans le football.

Du coup, le successeur de Raouraoua devait tout refaire, ce qui explique les échecs de Zetchi lequel manque d’expérience. En témoigne le recrutement d’Alcaraz, un entraineur inconnu et inexpérimenté. L’erreur de Zetchi c’est d’avoir géré la FAF comme un club en recrutant Alcaraz sans consulter les membres du bureau fédéral.

En ce sens, en plus du temps perdu par Raouraoua quand il avait engagé Gourcuff, puis Rajevac et Leekens, Zetchi en a fait de même avec Alcaraz et le septuagénaire Fodil Tikanouine à la DTN. Raouraoua s’était trompé et a été contraint de partir, contrairement à Zetchi qui s’accroche à son poste de président de la FAF pour poursuivre le massacre qu’il a entamé depuis sept mois. Un massacre qui coûte très cher à la FAF en matière d’indemnités dûes à Alcaraz.

Tout ce précieux temps que la FAF a perdu, se répercutera sur le football algérien qui aura du mal à retrouver ses titres de noblesse.

Nassim Fateh

 

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