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Louisa Hanoune (PT) : « Personne ne peut prévoir ce qui va arriver le 4 mai…»

DIA-15 mars 2017: « Les Législatives du 4 mai constituent un moment charnière dans la vie du pays », a déclaré la secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT) dans la conférence de presse qu’elle a animée, ce matin, au siège national de son parti. Une affirmation qui a servi de fil conducteur à sa déclaration préliminaire mais également à ses réponses aux questions qui lui ont été posées. Pour Louisa Hanoune, en effet, ces élections peuvent soit approfondir la pratique démocratique dans notre pays, soit accélérer sa plongée dans le chaos. La concrétisation du premier terme de cette alternative dépendra, selon elle, de la mobilisation des citoyens, de leur participation massive (à ces élections) et de leur vote en faveur des partis qui, à l’instar du sien, défendent les intérêts de la population et du pays, et la sécurité et la souveraineté nationales. Alors que celle du second, fortement plausible à en croire ses propos, est liée à la réussite des menées des puissances de l’argent visant à investir le champ politique. Des menées qui ne sont pas nouvelles, a précisé Louisa Hanoune en rappelant les élections similaires de 2012 qui ont permis l’entrée à l’APN de nombre de représentants de ces puissances d’argent. Et qui ont, a-t-elle dit, repris de plus belle lors de l’opération de confection des listes électorales. Surtout que des partis, essentiellement ceux du pouvoir et ceux qu’elle a qualifiés de « partis de l’allégeance », en référence aux partis proches de ce même pouvoir que sont TAJ, le MPA et l’ANR, ont, a-t-elle ajouté, «ouvert grandement leurs listes à ces représentants ». Se voulant plus claire dans ses propos, la secrétaire générale du PT a fermement dénoncé et « l’achat par ces « candidats » des signatures exigées » et, dans certains cas qui supposent, a-t-elle laissé entendre, l’existence de complicités au sein des instances administratives et judiciaires chargées du suivi de l’opération en question, « la présentation de fausses signatures ». Une fermeté qui s’explique, à l’évidence, par les intentions condamnables qu’elle prête aux auteurs de ces menées. Qui sont, en est-elle convaincue, extrêmement nuisibles et dangereuses pour le pays, son économie et sa stabilité : « L’intrusion de l’argent dans la sphère politique, à travers les élections législatives, a, entre autres objectifs, pour les multimilliardaires qui sont derrière, la mainmise totale sur l’économie du pays et ce, par l’adoption de lois qui, en remettant en cause le contrôle de l’Etat sur l’économie nationale et les acquis sociaux des travailleurs et de larges couches de la population, leur accordent des avantages illimités », a-t-elle, en effet, énoncé. Prenant le soin de ne pas mettre tout le monde dans le même sac – « le pouvoir n’est pas homogène ; il y a une aile patriotique et une autre qui est prête à tout pour défendre ses positions et ses intérêts » -, la première responsable du PT n’en a pas moins accusé « le gouvernement actuel de défendre un programme qui est en contradiction avec celui du président de la République ». Dans son effort de distinction entre les différentes forces en présence au sein du pouvoir, Louisa Hanoune n’a pas manqué de saluer les déclarations et les mesures prises par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales visant à rendre plus transparentes les élections à venir dans notre pays. Revenant aux Législatives du 4 mai, elle n’a pas manqué de défendre la décision de son parti d’y prendre part : « Le PT a toujours agi positivement ». En clair, à défendre les intérêts du pays et de son peuple, et les sécurité et souveraineté nationales. Une position d’autant plus d’actualité, a-t-elle expliqué, que « notre proche environnement international est toujours menaçant ». Mais également que « la situation interne est difficile sur le double plan social et politique ». C’est, à l’évidence, en prenant compte de tous ces faits que la secrétaire générale du PT a, sentencieusement, lâché, comme pour dire que rien n’est encore joué et ce, ni dans un sens ni dans l’autre, que « personne ne peut prévoir ce qui va arriver le 4 mai ». De là son appel aux Algériens à aller voter en masse et, surtout, pour son parti. Et à ce propos, elle n’a pas manqué, dans le clair souci d’attirer les électeurs vers le PT, que celui-ci mènera une campagne qui sera « radicalement différente de celles précédentes qu’il avait menées ». Et de préciser : « Nous irons vers l’essentiel. Les thèmes que nous y développerons porteront sur les meilleures voies à emprunter pour aller vers des réformes politiques et économiques efficientes. Mais également sur les mesures à prendre pour casser la dynamique destructrice en cours dans notre pays dont l’intrusion de l’argent sale dans la politique en est la parfaite illustration ». Concernant ce dernier point, Louisa Hanoune a déclaré que son parti, dans le cas où les électeurs lui donneront les voix nécessaires, « œuvrera à imposer le respect de la hiérarchie des lois et l’effectivité de ces dernières ». Se voulant plus claire, elle a pris comme exemple la non application des dispositions de la Constitution relatives à l’immunité parlementaire. « Alors que celle-ci précise que l’immunité est accordée au député dans le cadre de ces activités en tant qu’élu, aujourd’hui, cette dernière est utilisée pour soustraire à la justice ceux des élus qui piétinent la loi ». Revenant à la participation du PT aux Législatives du 4 mai prochain, sa première responsable a annoncé qu’il a déposé des listes dans « 42 circonscriptions électorales dont 36 ont été acceptées et 6, rejetées » ; pour lesquelles, a-t-elle poursuivi, « des recours ont été introduits ». Dans la lancée, elle n’a pas manqué de s’en prendre « à des partis-poubelles qui ont récupérés, certains comme têtes de liste, des militants du PT qui n’ont pas été retenus  sur les listes électorales qu’il a présentées ». Renseignements  pris, le principal parti visé par l’ire de Louisa Hanoune  est l’ANR de Belkacem Salhi.

Mourad Bendris

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