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Malgré une surproduction et le déstockage: la pomme de terre toujours plus chère

DIA-08 avril 2016- 14h00: Les prix de la pomme de terre connaissent une augmentation vertigineuse au même titre que les prix des fruits et légumes et des autres produits de large consommation. L’augmentation des prix de la pomme de terre est plutôt scandaleuse quand on sait que le pays a enregistré, cette année, une surproduction de ce tubercule.
Mieux encore, l’Office national interprofessionnel des légumes et viandes (ONILEV) a annoncé avoir déstocké, la semaine dernière, quelque 60.000 tonnes de pomme de terre à partir de la production d’arrière-saison. Cette opération vise en fait à stabiliser le marché de la pomme de terre, avant l’entrée de la récolte de saison en mai, selon cet Office. Une situation paradoxale dans la mesure où il y a une production abondante de la pomme de terre cette année et des mesures urgentes ont été prises par le gouvernement pour l’exportation de ce produit périssable vers l’Espagne et des pays du Golfe.
L’ONILEV a décidé de déstocker les 60 000 tonnes après la fin de la récolte de la pomme de terre de Oued Souf en vue de renforcer le marché de la pomme de terre. Il faut relever aussi que plus de 70 opérateurs privés conventionnés avec l’ONILEV ont participé à cette opération de stockage, effectuée en février dernier. A l’époque, le prix de ce produit de large consommation avait fortement chuté en raison d’un surplus de production. Aujourd’hui, malgré ce déstockage, les prix de la pomme de terre ne cessent d’augmenter jusqu’à atteindre les 80 dinars le kilogramme, alors qu’ils étaient à 35 dinars voire 20 dinars, il y a quelques jours.
Ces augmentations n’ont pas lieu d’être puisque après la récolte de Oued Souf, interviendront progressivement celles de l’Ouest du pays, notamment Mostaganem, Ain Defla et Mascara de même que la pomme de terre de Skikda et d’autres régions de l’Est du pays. Du fait de toute cette production, les prix ne devraient pas augmenter. Au contraire, ils devraient enregistrer une grande baisse en cette période. En ce sens, les dysfonctionnements déplorés dans le marché de la pomme de terre persistent encore. Les ministères du Commerce et de l’Agriculture s’accusent mutuellement d’une manière tacite, mais en définitive c’est le citoyen qui continue de trinquer les troubles du marché de la pomme de terre.
Et dire qu’il y a quelques semaines, de hauts responsables algériens s’enorgueillissaient de voir l’Algérie «satisfaire largement les besoins du marché local» et que la filière de la pomme de terre offrait «des opportunités aux opérateurs pour se lancer dans l’industrie de transformation et gagner des marchés à l’exportation». La production moyenne annuelle en Algérie est de 4,5 millions de tonnes, ce qui place le pays parmi les plus gros producteurs de pommes de terre, selon des estimations du ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la Pêche. Ces estimations prévoient une augmentation des récoltes compte tenu des potentialités en termes de superficie et de rendement par hectare. Ainsi, les prévisions du secteur tablent sur une augmentation de deux millions de tonnes d’ici à 2019 de la production de ce tubercule. Cependant, force est de constater que les parasites et autres spéculateurs continuent de gérer à leur guise le marché de la pomme de terre et de saigner les ménages. L’Etat dont le rôle est régalien, semble éprouver toutes les difficultés du monde pour mettre hors d’état de nuire ces spéculateurs qui portent atteinte directement au pouvoir d’achat des citoyens, quand on sait que la pomme de terre est considérée en Algérie comme étant la viande du pauvre !

Kamel Cherif

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