Mihoubi visite le studio de Hadjadj et encourage l'investissement privé - DIA
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Mihoubi visite le studio de Hadjadj et encourage l’investissement privé

DIA- 19 septembre 2016: Le ministre de la Culture M.Azzedine Mihoubi a visité aujourd’hui le premier studio en Algérie de postproduction cinématographique, fruit d’un investissement privé permettant désormais la mise aux normes des films en format DCP (digital cinéma package) d’un film algérien.

La visite s’est effectué en présence des  producteurs Bachir Derrais et Lotfi Bouchouchi et des réalisateurs Abdenour Zahzah et Youcef Aggoun.

Doté d’équipements numériques de dernière génération, le studio qui s’étend sur près de 100 m2, baptisé « Tayda film » au quartier les bananiers, offre toutes les possibilités techniques de traitement du son et de l’image aux cinéastes algériens, alors que cette phase de production postérieure au tournage, se faisait auparavant à l’étranger à des coûts jugés  » très coûteux ».

Le projet a été porté par le cinéaste-producteur Belkacem Hadjadj, patron de Machahou Production qui a investit énormément dans ce registre afin d’éviter les pertes de financements dans la post production qui doivent être payés en devises fortes.

Dans une cabine « conçue en suspens », indépendante de la structure de l’immeuble », le filtrage et le nettoyage du son, le bruitage, le doublage, le sous-titrage en mode »Rythmo » qui permet une écriture des textes de droite à gauche et enfin le « mixage en 5.1″(technique de pointe de répartition et de dosage dans un espace de 360° des bruitages et ambiances sonores devant accompagner l’image et les dialogues), ont été exposés avec minutie par M. Hadjadj.

L’étalonnage permettant la « conformisation » de l’image (travail sur les rushes et les épreuves de tournages initiales) après l’étape de compression servant à économiser plus espace dans le disque dur, est également une phase de traitement qui donnera de « l’éclat, de la clarté et un bon dosage en couleurs à l’aspect visuel du film », a-t-il poursuivi.

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Une démonstration sur grand écran équipé du projecteur « 4 K » mettant en pratique le travail de postproduction et les capacités techniques de ce nouveau studio a été exécutée à travers la projection d’un court extrait du long métrage en cours de finalisation « Fais soin de toi » de Mohamed Lakhdar Tati sous le regard du ministre de la Culture et de plusieurs cinéastes et producteurs.

A l’issue de la projection M. Mihoubi s’est félicité de cet investissement qui constitue, a-t-il dit, un « nouvel acquis » pour l’industrie cinématographique en Algérie, notant au passage que plusieurs salles obscures, à l’instar « d’Alger, Sidi Bel Abbès, Bejaia et Mascara, sont dotées du système de projection DCP ».

Par ailleurs, selon Belkacem Hadjadj, des sessions de formation aux techniques de postproduction cinématographique encadrées par des professionnels français et tunisiens seront dispensées dès novembre prochain à des techniciens algériens, appelés à passer, dans une année, derrière cette nouvelle structure de haute technologie.

Le 14 septembre dernier Belkacem Hadjadj avait invité quelques producteurs, comme Lotfi Bouchouchi, Djaafar Gassem, Yahia Mouzahem à visiter son studio d’enregistrement, de montage son et de mixage (déjà opérationnel) et avait annoncé la mise en fonction prochaine d’un deuxième studio de montage son, de mixage, d’étalonnage, de conformation et de fabrication de DCP. La présentation du studio déjà opérationnel, a été faite en présence de l’ingénieur-mixeur Aymeric DUPAS.

Le long métrage « Fais soin de toi » et une série télévisée sur Krim Belkacem réalisée par Ahmed Rachedi ont déjà été finalisé au studio « Tayda film », alors que « Nous n’étions pas des héros » de Nasr Eddine Guenifi et « Ben M’hidi » de Bachir Derraïs y seront bientôt pour la phase de postproduction. 

Salim Bey 

 

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