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Le ministre de la Communication Djamel Kaouane se démarque-t-il de son prédécesseur ?

DIA-13 juin 2017: Quelques jours à peine après sa prise de fonction en remplacement de Hamid Grine, le nouveau ministre de la Communication vient de prendre deux importantes mesures. Qui sont, à l’évidence, voulues comme autant de marques d’une distanciation avec son prédécesseur. En ordonnant, selon le communiqué publié par son département ministériel, « d’un audit sur l’opération d’octroi de la carte de journaliste professionnel » et en prenant des mesures concrètes pour améliorer la communication institutionnelle de celui-ci avec le monde des médias – ceux-ci ont désormais, selon ledit communiqué, la possibilité « d’ouvrir le site institutionnel du ministère de la Communication : http://www.ministerecommunication.gov.dz, d’aller sur sa page Facebook ou de consulter son compte twitter : twitter.com/commminister, pour prendre connaissance des dernières informations qu’il a émises – Djamel Kaouane semble avoir opté pour une telle voie.  Qui, à travers la première mesure, s’apparente à une critique de la manière dont l’opération d’octroi de la carte de journaliste professionnel a été menée jusque là. Et, partant, du laxisme qui aurait marqué le suivi de son déroulement (par le ministère de tutelle). C’est ce que, en tous les cas, laisse supposer la raison officielle avancée dans le communiqué précité pour expliquer le recours à l’audit sur l’opération en question. A savoir, « la vérification des informations ayant servi à faire valoir la qualité de journaliste professionnel et, donc, à l’établissement de la carte professionnelle ». Une critique (de laxisme) à laquelle n’a pas échappé la commission, composée de 13 membres, dont 11 journalistes, chargée de la délivrance de la carte nationale de journalistes professionnel, qui, pour rappel, a été officiellement installée, en juillet 2014, précisément, par Hamid Grine : la tâche de vérification annoncée ayant été confiée « aux services de l’administration centrale du ministère ». Sauf que l’explicitation des objectifs assignés à cette tâche et le dévoilement que, dans certains cas, les informations, requises pour la délivrance de la carte de journaliste professionnel, transmises à ladite commission étaient fausses, révèlent que la critique en question va au-delà du simple laxisme. En précisant que la vérification annoncée évitera que ladite carte « ne se trouve, pour partie même infime, entre les mains d’indus-détenteurs » auxquels, « au sein de certains titres », il a été délivré « de vrais faux documents (leur) reconnaissant le statut de journaliste » qu’ils n’ont pas réellement, les rédacteurs du communiqué susmentionné du ministère de la Communication enlèvent, ce faisant, tout caractère fortuit à ces faits. Une lecture, au demeurant, largement partagée par le SNJ (Syndicat national des journalistes) qui dans un communiqué signé par son secrétaire général, Kamel Amarni, publié hier, a apporté son plein soutien à la décision du nouveau ministre de la Communication d’ordonner un audit sur l’opération d’octroi de la carte de journaliste professionnel. Toute la question est aujourd’hui de savoir si la vérification des 4600 cartes délivrées jusque là s’accompagnera, pour les cas des « indus-détenteurs » qu’elle ne manquera pas de débusquer, de sanctions ; contre ces « indus-détenteurs » mais, également et surtout, contre ceux qui sont à l’origine de leur existence. Surtout que, dans certains cas, selon le secrétaire général du SNJ, ces derniers se recrutent parmi « les patrons de presse ».

Mourad Bendris

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