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Mohamed Aïssa : « Seules quelques dizaines d’Algériens ont rejoint Daech… »

DIA-27 mars 2017: Le ministre des Affaires religieuses était, ce matin, l’invité du Forum de la chaîne 1 de la radio nationale. Une occasion qui lui a permis de s’étaler en long et en large sur l’expérience de l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme religieux. Et de se réjouir de ses résultats. Sur le plan interne, avec le retour de la paix et de la stabilité sur toute l’étendue du territoire national. Et sur le plan externe, avec le nombre minime d’Algériens à avoir rejoint les rangs des organisations terroristes en activité ; notamment de la plus sanguinaire et de la plus médiatisée d’entre elles, DAESH : « Ils sont, aujourd’hui, tout au plus, quelques dizaines à combattre dans les rangs de cette dernière », a, en effet, déclaré Mohamed Aïssa. Ceci non sans rappeler les lourds sacrifices consentis, seuls, par l’Algérie et son peuple pour venir à bout du monstre terroriste. Un rappel qui lui a permis de se réjouir de la reconnaissance internationale du bien-fondé et de l’efficience de la stratégie de lutte contre ce fléau mise en place et concrétisée par notre pays. Une stratégie, a-t-il expliqué, basée sur des principes que le monde a mis longtemps à admettre ; prolongeant d’autant l’isolement de l’Algérie dans sa lutte contre le terrorisme. Les plus importants étant, a-t-il cité, que «le terrorisme est un phénomène transfrontalier qui peut toucher tous les pays du monde » et qu’il n’a « ni religion, ni nationalité ». Deux principes, longtemps ignorés par les pays occidentaux et la plupart des pays arabes, qui ont été renforcés par des actions de lutte contre l’extrémisme religieux et l’idéologie, importée, qui le sous-tend. Ces actions ont, a ajouté le ministre des Affaires religieuses, essentiellement porté sur « la vulgarisation et la défense du référent religieux national » ; un référent qui, a-t-il poursuivi, « prône un islam de la tolérance et de l’ouverture sur autrui ». Pour davantage renforcée cette orientation, Mohamed Aïssa a annoncé, pour bientôt, la mise en place deux structures à caractère national : un Observatoire contre l’extrémisme religieux et les dérives sectaires et un Centre d’études et de recherches en sciences islamiques. Ce dernier qui sera implanté à Tlemcen aura, précisément, pour tâche de valoriser le référent religieux national. En rapport avec la première structure, le ministre des Affaires religieuses a abordé la sensible question du prosélytisme religieux, en général, que connaît l’Algérie ces dernières années. Et comme il fallait s’y attendre, c’est la secte Al-Ahmadiya, actualité oblige, qui a eu la part du lion dans ses propos. Faisant un petit historique sur sa présence en Algérie, Mohamed Aïssa a révélé qu’elle s’est implantée en Algérie au début du siècle dernier ; « en pleine colonisation », a-t-il précisé pour mieux souligner ses véritables desseins. Plus précis, le ministre a déclaré que « ses activités réelles ont trait à la collecte d’argent et à la fuite des capitaux, et au renseignement au profit de parties étrangères ». A l’appui de ses propos, il a rappelé le congrès que la secte a tenu « en 2010 dans un pays d’Asie » et dont l’une des résolutions, a-t-il dit, « a porté sur l’intensification des actions de pénétration des pays de l’Afrique du Nord en profitant du « Printemps arabe » ». Abordant ce que certains appellent le « prosélytisme chiite », le ministre des Affaires religieuses, tout en reconnaissant son existence, a toutefois dégagé toute responsabilité « de l’Iran » dans de telles menées. Bien mieux, il a pointé un doigt accusateur contre certains pays occidentaux qui sont derrière « dans l’objectif de créer une fitna entre les sunnites et les chiites en Algérie ». Et d’expliquer : « La mission qui est assignée aux nouveaux convertis, généralement des jeunes à peine sortis de l’adolescence, est d’insulter les femmes et les compagnons du Prophète (QSSSL) pour provoquer une réaction, souhaitée violente, des Algériens ». C’est à cette même finalité de déstabilisation de l’Algérie par la fitna qu’obéit un autre prosélytisme en cours. Et qui, a regretté le ministre, « ne semble pas faire l’objet de l’attention voulue de la part des médias ». Il s’agit, a-t-il dit, « du prosélytisme chrétien évangéliste qui se fait en utilisant aussi bien le tourisme que l’action sociale ou le travail ». Rappelant que le président Bouteflika est, jusqu’à présent, le seul chef d’Etat arabe et musulman à avoir clairement déclaré « qu’il existe un plan de démembrement des pays arabes et musulmans sur une base confessionnelle », Mohamed Aïssa a déclaré que, pour l’Algérie, « l’antidote à ces visées réside dazns le renforcement des unités arabe et musulmane ». Sur un plan, disons, plus interne, il a démenti « toutes intentions du gouvernement d’enlever à son ministère la tutelle qu’il exerce sur les écoles coraniques ».

Mourad Bendris

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