Ouyahia : un homme d'Etat incontournable pour le Pouvoir dans les situations difficiles - DIA
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L'homme de confiance de Bouteflika

Ouyahia : un homme d’Etat incontournable pour le Pouvoir dans les situations difficiles

DIA-06 Octobre 2018: Le Pouvoir et le système en Algérie ne peuvent pas se passer de l’homme d’Etat qui a pour nom Ahmed Ouyahia. On a beau diaboliser Ouyahia et ironiser sur son sort, mais il reste incontournable dans les situations difficiles et complexes, sachant qu’il porte la triple casquette de Premier ministre, Directeur de cabinet effectif à la présidence de la République et secrétaire général du RND, la deuxième force politique dans le pays.
Pour rappel, c’est Ouyahia qui a été choisi ou désigné par le Pouvoir pour s’expliquer de la restructuration de l’appareil sécuritaire en Algérie et de la mise à la retraite du Général Mohamed Mediene dit Toufik. Aujourd’hui encore le Pouvoir a utilisé le même procédé.
Le Pouvoir n’a pas chargé les ministres qui s’illusionnent être des «poids lourds» du gouvernement comme Noureddine Bedoui ou Tayeb Louh pour apporter des éclaircissements et des explications sur la situation que connait le pays. Le Pouvoir n’a pas également chargé le loquace et grand phraseur Djamel Ould Abbes ou Amar Ghoul, connu pour sa vassalité ou encore les présidents des partis qui se proclament haut et fort et sans aucune honte des «chyatine», pour s’exprimer sur la situation du pays.
Le choix porté sur Ouyahia n’est pas fortuit dans la mesure où c’est un homme d’Etat politisé et aguerri. Avec un charisme inégalé, Ouyahia a ce pouvoir de persuasion quand il commence à discourir, tenant ainsi en haleine toute l’assistance.
Diplomate de formation, Ouyahia qui a toujours rappelé qu’on lui a coupé son cordon ombilical à Bouadnane du côté du patelin du chahid Amirouche Ait Hamouda, a réussi à surclasser ses prédécesseurs. Il s’agit de Abdelaziz Belkhadem, l’imam du Pouvoir, et de Abdelmalek Sellal qui a du mal à se prendre au sérieux en raison de sa tendance à raconter beaucoup de blagues.
Ouyahia qui a le verbe facile aura ainsi répondu à toutes les questions que se posent les Algériens en cette période assez délicate, marquée par des crises préfabriquées de toutes pièces. Il s’est exprimé tantôt crument et tantôt avec diplomatie sur les déclarations de l’ancien ambassadeur de France en Algérie, suivies par la sortie des députés de la majorité lesquels exigent la démission du président de l’APN.
A l’ancien ambassadeur de France, Ouyahia a rétorqué par le dicton qui dit «les chiens aboient, la caravane passe», alors qu’il a mis fin à toutes les supputations, en affirmant que les élections présidentielles auront lieu bel et bien en 2019. A ceux qui attendent à ce que la «crise» s’accentue, Ouyahia a calmé le jeu en rassurant les Algériens que ce qui se passe n’est que «manipulation». 
Salim AGGAR