Ouyahia, Ould Abbes et Laskri: une parfaite illustration du «dialogue de sourds» - DIA
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Ouyahia, Ould Abbes et Laskri: une parfaite illustration du «dialogue de sourds»

DIA-06 octobre 2018: Les déclarations du secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, du SG du FLN, Djamel Ould Abbes et du membre de l’instance présidentielle du FFS, Ali Laskri sont une parfaite illustration de ce que l’on appelle «dialogue de sourd». Jugez-en.
Alors que Ouyahia a affirmé haut et fort, lors d’une conférence de presse à Alger, son soutien au «moudjahid» et président de l’APN, Said Bouhadja, Ould Abbes soutient le contraire. Ouyahia a fait part de son vœu de voir ce qui se passe à l’APN prendre fin « dans le calme » et que le président de l’Assemblée, « le moudjahid respectable et qui s’est acquitté d’importants rôles dans sa vie de militantisme, gardera son image positive et que ce blocage au sein l’APN soit levé, tout en tirant les enseignements du message qui lui avait été adressé par 361 députés ».
Quant à Ould Abbes, il a « fraternellement conseillé Bouhadja de démissionner de son poste pour dénouer la crise qui secoue cette institution, sachant que 351 députés membre de cette assemblée (sur 462) ont signé une pétition de retrait de confiance » au président de l’APN, a-t-il lancé lors d’une conférence de presse qu’il a présidée à l’issue d’une rencontre avec les militants et sympathisants de son parti à Béchar.
Il en est de même pour Laskri du FFS avec qui Ouyahia n’est pas sur la même longueur d’ondes. Alors que le FFS par la voix de Laskri, a plaidé samedi pour la consécration de la journée du 5 octobre « Journée des libertés », Ouyahia soutient le contraire.
Pour Laskri, les événements d’octobre 1988 n’étaient ni « spontanés » ni « une manipulation », mais « l’expression du ras-le-bol des Algériens face au chômage et au mépris qu’ils vivaient et aussi un cumul des luttes qui ont précédé ces événements ».
Pour Ouyahia, « les événements du 5 octobre 1988, dont certaines parties considèrent comme le début du processus démocratique en Algérie, ont poussé, en réalité, le pays vers l’anarchie, puis l’instabilité et enfin le terrorisme barbare ».
Il a ajouté que ces événements « n’étaient pas spontanés, mais entraient dans le cadre d’une manipulation et complot politiciens », donnant pour preuves  »son annonce trois jour plus tôt, suivi d’un désarmement des forces de police », affirmant qu’il viendra un jour « où tout sera écrit sur ces événements douloureux ayant endeuillé l’Algérie toute entière ».
Mohamed Nassim