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Ouyahia sort de sa réserve et répond aux attaques médiatiques contre sa famille

DIA-11 juin 2017: C’est avec un grand sourire et beaucoup d’assurance que le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a répondu à une question concernant ses intentions quant aux élections présidentielles de 2019, faisant des commentaires pouvant être décryptés dans tous les sens en ce qui concerne ses ambitions.
Ouyahia qui a animé ce dimanche une conférence de presse, a indiqué en réponse à une question sur la campagne électorale des dernières législatives qu’il avait menée en se projetant sur l’élection présidentielle de 2019, que son parti est l’une des rares formations politiques à avoir présenté un programme électoral.
Il a aussi reconnu avoir mené une campagne électorale intense, ce qui a amené certaines parties et la presse à faire des supputations et analyses, a-t-il dit. Mais les journalistes présents avaient insisté sur ce sujet, notamment dans une question le qualifiant « d’homme providentiel pour l’Algérie ». Ouyahia a répondu : « quand j’étais enfant et que mon pays avait obtenu son indépendance, j’avais ouvert les yeux sur la vie avec un grand slogan qui dit : +un seul héro, le peuple+ ».
Expliquant sa pensée il a ajouté :  « le seul acteur providentiel en Algérie, c’est le peuple algérien lui-même. C’est à lui de relever les défis. C’est aux acteurs politiques qui sont sur la place d’assumer honnêtement leur part selon leurs convictions », a-t-il encore asséné.
Un message difficile à décrypté bien que Ouyahia a s’st référé un diction qu’il a appris du Président Bouteflika qui disait : «Pour vendre sa laine, il faut faire montre de patience». Faut-il comprendre que Ouyahia patiente? L’avenir nous le dira !
 
Pour un débat national économique et social
Sur le plan politique, Ouyahia a plaidé pour un débat national économique et social afin de bâtir un consensus dépassant une alliance ou un front de deux ou trois partis politiques. « Au RND, on plaide pour un débat national économique et social pour bâtir un consensus qui dépasse un front de deux ou trois partis politiques », a-t-il dit. Il s’agit d’une initiative politique du SG du RND qui œuvre pour un large consensus et une réconciliation entre tous les Algériens.
« Il y a des formations politiques avec lesquelles il est définitivement clair que nous ne pouvons jamais contracter une espèce de coalition ou d’alliance, mais il n’en demeure pas moins que ce sont aussi des Algériens comme nous », a-t-il expliqué, relevant que le débat préconisé par le RND servira « de parler du sort du peuple algérien ».
Ouyahia a rappelé qu’un débat avait été ouvert à deux reprises lors de la révision constitutionnelle de 1996 et des consultations confiées au Conseil national économique et social (CNES) que présidait le regretté Mohamed-Seghir Babes, précisant qu' »il n’y a pas eu auparavant de débat économique et social à l’exception de celui qui a été confié à des experts ».
Le SG du RND a précisé que ce débat auquel il a appelé « permettra de réunir les forces politiques et sociales afin de s’éclairer et sortir avec des points communs et rassembleurs ».
 
Le RND n’est pas intéressé par le partage du gâteau
A une question sur le recul du nombre de ministres RND au sein du gouvernement après les élections législatives du 4 mai dernier au cours desquelles son parti a obtenu 100 sièges, Ouyahia a précisé que « le RND ne négocie pas pour partager un gâteau, mais soutient le gouvernement », rappelant à ce propos que la nomination du gouvernement relève des prérogatives du président de la République.
Concernant le limogeage de l’ex-ministre du Tourisme, Messaoud Benagoune, 48 heures après sa nomination au sein du nouveau gouvernement, M. Ouyahia a estimé qu’il s’agit d’une « faille dans la confiance », ajoutant que ce genre de situation n’est pas propre à l’Algérie dans la mesure où des cas similaires se sont déjà produits dans d’autres pays.
 
On a attribué des biens et des autobus à ma famille?
Evoquant les rumeurs le stigmatisant concernant les biens immobiliers et autres entreprises qu’il détiendrait lui et sa famille, M. Ouyahia a reconnu qu’il est un homme public qui fait face depuis plusieurs années à des rumeurs. «On attribué des biens et des autobus aux membres de ma familles. Je dois préciser que mon fils ne vend pas de la drogue», a-t-il ironisé.
S’agissant du cas de l’ancien PDG de l’entreprise de distribution des produits pétroliers NAFTAL, Hocine Rizou qui a été remplacé à son poste suite à une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, M. Ouyahia a estimé que les nouvelles technologies de l’information et de la communication devraient être « des moyens de progrès », regrettant qu’elles soient utilisées en Algérie pour du « papotage ».
 
Pas d’Etat d’urgence
Par ailleurs, M. Ouyahia a affirmé qu’il n’y avait pas d’état d’urgence « non déclaré » en Algérie, qu’il a été levé depuis 2011, ce qui a permis, a-t-il expliqué, d’organiser des rassemblements et des meetings à travers les différentes wilayas du pays à l’exception d’Alger, suite aux incidents tragiques ayant marqué la capitale lors de la marche de 2001 organisée consécutivement aux événements de la Kabylie.
En réponse à une question sur le sit-in organisé le 3 juin en cours par des intellectuels devant le siège de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV), en protestation contre les « dépassements » de la chaîne de télévision privée « Ennahar », Ouyahia a précisé que c’était « un sit-in et non pas une marche nécessitant une autorisation ».
 
Ouyahia toujours en poste à la présidence de la République et avait reçu Sellal
Ouyahia, qui occupe également le poste de ministre d’Etat, directeur de cabinet à la présidence de la République, a précisé, au sujet du nouveau gouvernement qui ne comporte pas de ministre d’Etat, que seuls lui-même et Tayeb Belaiz ont actuellement ce titre, ajoutant qu’aucun décret présidentiel annulant le poste de ministre d’Etat n’a été publié jusqu’à présent.
Le secrétaire général du RND a, par ailleurs, indiqué n’avoir reçu aucune proposition pour le poste de Premier ministre, se disant « honoré » du poste qu’il occupe actuellement à la présidence de la République pour être au service du chef de l’Etat.
Enfin, M. Ouyahia a confirmé avoir reçu, dans son bureau à la présidence de la République, le Premier ministre sortant, Abdelmalek Sellal, « à la demande de ce dernier » avant l’annonce du nouveau gouvernement.
 
Des années difficiles attendent l’Algérie
Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a en outre appelé à la « nécessité » d’accélérer le processus des réformes économiques pour faire face aux conséquence de la chute des prix du pétrole, soulignant que le « défi fondamental » de l’Algérie est d’ordre économique.
Il a indiqué que « le défi fondamental de l’Algérie, à l’instar de plusieurs pays du monde, est d’ordre économique », soulignant que certaines réformes économiques « sont devenues aujourd’hui nécessaires ».
Il a préconisé, à ce titre, « la privatisation d’un nombre d’entreprises publiques dont la situation financière se détériore en raison des problèmes liés au plan de charge et à la gestion », citant à ce titre des hôtels et minoteries qui « doivent être rachetés par des acquéreurs locaux ».
Ouyahia a préconisé la réforme du système fiscal et la décentralisation de la prise de décision dans le domaine de l’investissement, appelant, en outre, à revoir le système d’aide et de subvention en ciblant les catégories les plus défavorisées dans le cadre de la politique sociale de l’Etat.
Face à la crise financière actuelle, M. Ouyahia a estimé qu’il y a un « risque » pour l’Algérie de connaitre des « années très compliquées », relavant que « le pays tient encore l’équilibre grâce aux réserves de changes qui vont en s’amenuisant du fait de la chute des prix du pétrole ».
« Le monde du pétrole a changé et avec le schiste, l’OPEP n’a quasiment plus aucune influence sur le marché des hydrocarbures », a-t-il fait observer, estimant que la règle des prix dirigés est « révolue » et que les prix du pétrole « ne remonteront pas à plus de 100 dollars avant 15 ou 20 ans ».        
« L’Algérie est confrontée à des défis et si on ne se remet pas debout sur le plan économique, on risque de se retrouver en 2024-2025 chez le FMI et ce sera la tronçonneuse », a averti le SG du RND, rappelant que le pays a déjà vécu la situation de l’ajustement structurel, notamment la révision à la hausse du taux d’intérêts et la dévaluation du dinar au début des années 1990.
 
Ouyahia dénonce certains sites électroniques 
Revenant sur ses déclarations selon lesquelles l’Algérie « a plus que jamais besoin de faire reculer le populisme et la démagogie », que certains médias ont considéré comme une « critique » au gouvernement du Premier ministre sortant, Abdelmalek Sellal, M. Ouyahia a déploré l’existence de sites électroniques qui « alimentent les journaux de fausses et tendancieuses informations et les instrumentalisent ».
Amir Hani
 

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