Ouyahia soutient Bouteflika, parle de Haddad et regrette l'ingratitude de Khelil - DIA
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Ouyahia soutient Bouteflika, parle de Haddad et regrette l’ingratitude de Khelil

DIA-20 janvier 2018: Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a réitéré et réaffirmée son soutien indéfectible au président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Comme à l’ouverture des travaux du Conseil national du RND jeudi dernier, il a renouvelé avec force son soutien au Président ce samedi à l’occasion d’une conférence de presse animée au siège du parti.
« Je ne me porterai pas candidat contre le Président Bouteflika »
Ouyahia a ainsi réaffirmé qu’il ne se présentera pas aux élections présidentielles de 2019 contre le président de la République, mais il lui apportera « tout son appui » s’il se présente pour un cinquième mandat.
Il a mis en avant la confiance placée en lui par le Président Abdelaziz Bouteflika, citant pour exemple sa désignation aux postes de directeur de cabinet à la présidence de la République, puis Premier ministre, ajoutant « même si je n’ai rien fait depuis ma désignation à la tête du gouvernement, j’ai pu au moins faire sortir les Algériens de l’illusion de l’aisance financière ».
A une question sur ses « ambitions présidentielles », le SG du RND a réitéré qu’il ne serait « jamais candidat contre le Président Abdelaziz Bouteflika », ajoutant que « si le Président veut aller à un 5ème mandat, il est définitivement établi que je serai à ses côtés, car je suis convaincu qu’il a fait un bon travail pour le pays ».
« Par considération personnelle, je suis un homme qui a une certaine valeur et d’avoir eu le privilège d’être aux côtés du Président Bouteflika dans la sphère politique, d’avoir fait partie de ses équipes plusieurs fois et d’avoir été le plus proche de ses collaborateurs dans l’exécutif pour la troisième fois », a-t-il soutenu.
Pas de lutte de clans au Pouvoir
Sur un autre registre, le secrétaire général du RND a affirmé qu’il n’y avait pas de « lutte de clans au sein du pouvoir », assurant qu’au sein de « l’appareil de l’Exécutif, il n’y en a pas et il ne peut y en avoir, car cet appareil a un chef ».
« Vous m’avez posé une question sur la présence de clans au sein du pouvoir, je vous répondrai en tant que système », a indiqué Ouyahia, précisant que le pouvoir, sous la direction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a, depuis 1999, œuvré dans le sens de mettre fin aux spéculations ayant cultivé l’amalgame sur cette question (du pouvoir) en Algérie. 
Commentant une question d’un journaliste, selon laquelle, il aurait été « rappelé à l’ordre » par le président de la République, M. Ouyahia a fait observer que « le Président n’a pas besoin de me rappeler l’ordre. Il m’a nommé et peut me démettre », a-t-il souligné.
« C’est cela le fonctionnement d’une République et d’un régime semi-présidentiel. Il n’y a pas de clans au sein du pouvoir en tant que structure », a-t-il insisté.
Haddad est un «ami personnel»
Ouyahia a affirmé que le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad est un «ami personnel». Concernant son absence à la conférence sur la transition énergétique en Algérie, organisée par le FCE et à la rencontre d’orientation nationale des présidents des Assemblées populaires communales et de wilayas (APC-APW), organisée par le ministère de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Ouyahia a expliqué que son absence est due à « ses engagements au sein du gouvernement », ajoutant qu’en sa qualité de Premier ministre « il n’est pas tenu d’assister à l’ensemble des rencontres sectorielles ».
Ouyahia enterre la hache de guerre contre le FLN
Par ailleurs, Ouyahia a réaffirmé que le parti du Front de libération nationale (FLN) constitue « un allié stratégique » pour le RND dans le soutien du programme du président de la République au service de l’Algérie. Il « a catégoriquement démenti » les informations relayées par certaines parties sur « l’existence d’un quelconque rapport des services de sécurité, pour avoir tenu des propos d’intimidation dans mes discours ».
Il a salué aussi le président du MSP, Abdelkader Makri qui a appelé les partis de l’Alliance présidentielle à cesser de se tirer des flèches. En ce sens, Ouyahia, a affirmé avoir donné instruction au porte-parole du RND et aux cadres de son parti de ne pas répondre aux déclarations du FLN et surtout de ne pas polémiquer avec ce parti, rappelant que le RND a beaucoup servi le FLN durant les vingt dernières années.
Ouyahia qualifie Chakib Khelil d’ingrat
Le SG du RND a qualifié d’ingrat l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil qui a été impliqué dans l’affaire Sonatrach. «Il n’ y a pas une personne en Algérie qui avait défendu plus que moi Chakib Khelil», a indiqué Ouyahia regrettant le revirement de cet ancien ministre qui s’est mis à critiquer l’action du gouvernement, notamment le recours à ce qui est appelé la planche à billets ou le financement non conventionnel.
La Charte de partenariat sociétaire privé-public, un « document de référence »
A une question sur la Charte de partenariat sociétaire privé-public, signée récemment par le gouvernement, le Patronat et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Ouyahia, a affirmé qu’elle  constituait un document « de référence » qui requiert une loi.
Après avoir rappelé les différentes lois relatives à la privatisations de 1995 à 2002, le secrétaire général du RND a souligné que « certains sur la scène politique ont créé un conflit sans aucun contenu politique ».
« Le président de la République a donné une instruction de subordonner tout partenariat à son accord », a expliqué Ouyahia, précisant que le « Président a tranché, ainsi, sur cette question ».
Indiquant par ailleurs que « la loi de Finances 2018 a été adoptée par le Parlement avec un déficit de 1.800 milliards de dinars », Ouyahia a estimé que « l’augmentation du prix de baril de pétrole à 65 ou encore à 70 dollars ne peut résoudre la crise ».
90 demandes d’agrément pour le montage de véhicule
Ouyahia a révélé que 90 demandes d’agrément pour le montage de véhicules en Algérie ont été déposées au ministère de l’Industrie. Pour rappel le gouvernement avait donné son agrément à cinq constructeurs de véhicules légers et à autant de constructeurs des poids lourds. Du fait du nombre de demandes d’agrément, Ouyahia a fait savoir que tout est gelé jusqu’à la finalisation de l’étude de l’ensemble des dossiers de demandes d’agrément. Il a précisé que le cahier des charges sur le montage de véhicules en Algérie doit être scrupuleusement respecté.
Ouyahia accuse le Maroc d’inonder l’Algérie de cannabis et de drogue
Le secrétaire général du RND a indiqué au sujet des narcotrafiquants que si cela ne tenait à lui, il appliquerait la peine de mort contre ces criminels, justifiant sa position par les effets néfastes de la drogue sur les jeunes algériens.
« J’avais dit en tant que de secrétaire général du parti que j’appliquerais la peine de mort contre les trafiquants de drogues, si la décision me revenait », a indiqué Ouyahia, soulignant que « le haschisch ne provient pas d’Afghanistan ».
« Tout le monde connait la provenance de ces substances toxiques en Afrique du Nord », regrettant que le Maroc inonde l’Algérie de cannabis. Il a précisé que si une tonne de cannabis est saisie, cela veut dire que deux tonnes ont été introduites aux pays.
Ouyahia a salué aussi les efforts consentis par l’Armée nationale populaire (ANP) et les différents organes de sécurité luttant contre ce fléau, condamnant « tous ceux qui, de l’extérieur, tentent d’inonder notre pays sous un énorme flux de hachisch et de cocaïne ».
Salim Bey