PDG de la SAA: «90% des algériens ne s'assurent pas contre les séismes et les inondations» - DIA
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PDG de la SAA: «90% des algériens ne s’assurent pas contre les séismes et les inondations»

DIA-25 octobre 2018: Nacer Sais a regretté que les algériens ne souscrivent pas à une assurance logement qui les sécurise notamment contre les sinistres et les catastrophes naturelles.

Intervenant mercredi lors de la signature d’une convention entre la société nationale d’assurances (SAA) et le Club économique algérien (CEA), M.Sais a indiqué que sur les deux millions d’adhérents de sa compagnie d’assurance 90% du parc immobilier n’est pas assuré contre les catastrophes. Une situation qui oblige l’Etat à prendre en charge les dommages post-catastrophes comme les dégâts causés récemment par les séismes et les intempéries. Et pourtant il existe une loi qui date de 2004, qui a été promulguée après le séisme de Boumerdes, qui oblige les propriétaires de logements à assurer leurs logements. Mais cette mesure n’est pas contrôlée et elle n’est visible que quand le propriétaire du logement loue ou vend son habitation. « A chaque fois qu’il y a une catastrophe tout le monde se tourne vers l’Etat, pour avoir droit à une indemnisation. L’Etat peut le faire quand il est dans une situation favorable, mais ce n’est pas son rôle d’indemniser les gens. Le dispositif légal a été instauré pour faire que le prix de l’assurance soit à la portée de tout le monde, 2000 à 3000 DA par an, malheureusement le citoyen n’a pas encore acquis cette culture d’assurance. Mais à chaque fois qu’il y a une catastrophe on se présente et on dit que l’Etat prend en charge, ce qui fait dire aux 10% qui payent l’assurance-catastrophe qu’ils ont été floués. Donc il faut qu’on sorte de ce cercle vicieux. » a expliqué M.Sais 

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Le PDG de la SAA, Nacer Saïs a cité le cas des Etats-Unis qui financent à hauteur de 80 à 90% des primes d’assurances des paysans, ce qui les obligent à ne pas prendre en charge les dégâts engendrés par les catastrophes naturelles, car c’est plus cher d’intervenir après la catastrophe. « Il vaut mieux prendre en charge une partie de la prime d’assurance et créer une dynamique pour permettre aux compagnies d’assurances de se débrouiller en cas de catastrophe. Le métier d’assurance est un métier de solidarité par excellence et s’assurer c’est se protéger », a notamment déclaré M.Sais. 

A noter que la société nationale d’assurances (SAA) a signé mercredi au siège de la SAA à Bab Ezzouar une convention avec le Club économique algérien (CEA) pour créer un partenariat de «rapprochement» et d’actions afin d’œuvrer de concert à la valorisation d’abondantes potentialités économiques dont regorge l’Algérie. La concrétisation de cet acte se veut comme contribution massive à l’essor de l’économie nationale.

Le PDG du CEA Saïd Mansour s’est félicité de ce partenariat et a salué le grand développement de la SAA dans le domaine des assurances et sa montée en croissance dans le paysage économique algérien. 

La SAA a affirmé par ailleurs que le  partenariat SAA/CEA se veut surtout comme une contribution massive à l’essor de l’économie nationale et une complémentarité entre l’engagement de la SAA à garantir la meilleure offre d’assurance qui soit des biens et des personnes. 

Enfin M.Sais n’a pas exclu que ce genre de partenariat soit élargi à d’autres partenaires nationaux notamment avec le Forum des chefs d’entreprises.  

Salim AGGAR

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