Le pétrole fait du sur-place, soutien du dollar, prudence sur la production - DIA
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Le pétrole fait du sur-place, soutien du dollar, prudence sur la production

DIA-18 janvier 2017: Les cours pétroliers ont terminé en très légère hausse mardi à New York, mais en baisse à Londres, aidés par un accès de faiblesse du dollar mais les investisseurs sont restés prudents après la hausse consécutive aux accords de limitation de la production.

Le prix du baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, a avancé de 11 cents à 52,48 dollars sur le contrat pour livraison en février au New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a en revanche concédé 39 cents à 55,47 dollars sur le contrat pour livraison en mars à l’Intercontinental Exchange (ICE).

« Je pense que la faiblesse du dollar joue un rôle », a avancé Carl Larry de Frost & Sullivan.

Le billet vert s’affaiblissait nettement mardi face à la plupart des monnaies, souffrant notamment des propos du futur président américain Donald Trump, au Wall Street Journal pendant le week-end, le jugeant « trop fort ».

Ce repli du billet vert rend mécaniquement le pétrole, libellé dans cette monnaie, moins onéreux pour les opérateurs utilisant d’autres devises, les poussant à des achats d’opportunité. Concernant l’offre, des nouvelles contradictoires ont renforcé la volatilité des cours mardi. « Il y a eu des informations indiquant que l’Irak avait réduit quelque peu sa production mais ensuite j’ai vu un article faisant état d’une hausse de la production libyenne », a rapporté Kyle Cooper de IAF Advisors.

La Libye, même si elle est membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a été exonérée des accords de réduction de la production conclus par le cartel à la fois en son sein et avec des pays extérieurs, notamment la Russie.

Ces accords avaient fait bondir le prix du baril au cours des derniers mois de 2016 mais depuis le début de l’année le brut se montre très hésitant dans l’attente de savoir si les pays producteurs appliquent réellement ces pactes entrés en vigueur le 1er janvier.

Ajoutant encore à la prudence des investisseurs, le ministre de l’Energie de l’Arabie saoudite, membre dominant de l’Opep, a tenu des propos à double tranchant lundi.

D’une part, il a « exprimé sa satisfaction (…) sur l’application jusque là des réductions décidées, indiquant que son pays continuerait à adhérer scrupuleusement à la réduction de l’offre », ont rapporté les analystes de Commerzbank dans une note.

Mais il a d’autre part estimé qu’il ne serait « probablement pas » nécessaire de prolonger ces accords de réduction de l’offre au delà de leur période initiale de six mois.

« Nous pensons que les saoudiens essaient à la fois d’encourager les cours en racontant comment les producteurs ont réduit l’offre, au delà même de leurs engagements, mais sans déclencher une réponse forte des pays extérieurs au cartel dans la perspective d’un marché plus solide », a analysé Tim Evans dans une note.

Le cartel pétrolier craint en effet que les acteurs n’ayant pas pris part aux accords, notamment les Etats-Unis, n’anticipent un prix du baril durablement élevé et ne se décident à relancer leur production, anéantissant ses efforts de limitation de l’offre pour faire remonter les cours et menaçant ses parts de marché.

Les investisseurs prendront notamment connaissance cette semaine des rapports mensuels de l’Opep et l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

Quant aux chiffres hebdomadaires du Département américain de l’Energie (DoE), ils seront publiés jeudi, et non mercredi comme d’habitude, en raison d’un jour férié en début de semaine aux Etats-unis.

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