Le plus ancien détenu islamiste de France bientôt expulsé vers l'Algérie - DIA
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Djamel Beghal
Djamel Beghal, said to be the mentor of Cherif Kouachi, one of the Charlie Hebdo Massacre Gunmen - 2015
Djamel Beghal, 50, who was accused of being Osama BIn Laden's main European recruiter and is said  to have mentored Cherif Kouachi, one of the two Islamic terrorists who carried out the Charlie Hebdo massacre in Paris, killing twelve people. Kouachi was secretely photographed by French intelligence meeting Beghal while he was under house arrest in Murat in central France in April 2010 along with two other convicted terrorists, jihadi recruiter Ahmed Laidouni and Algerian Armed Islamic Group member Farid Melouk. Beghal attended hate cleric Abu Qatada's prayer meetings in London and the Finsbury Park mosque when Abu Hamza was present. Beghal allegedly recruited shoe bomber Richard Reid and 9/11 hijacker Zacarias Moussaoui at the mosque.
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Le plus ancien détenu islamiste de France bientôt expulsé vers l’Algérie

DIA-06 avril 2018: Le 5 mars dernier, un avocat général avait surpris son auditoire devant la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Rennes (France) en requérant la remise en liberté du plus ancien détenu islamiste de France, a rapporté aujourd’hui le quotidien breton Ouest France.  

Le magistrat français a précisé qu’il avait contacté le préfet et que rien ne s’opposait à l’expulsion de Djamel Beghal vers l’Algérie. En juillet 2017, le juge d’application des peines avait refusé de prendre cette décision en invoquant « un risque de réitération d’actes illicites ». Le mentor présumé des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly auteur des attentats contre Charlie Hebdo est écroué à la prison de Vezin, près de Rennes, depuis 2014. Mais le périple judiciaire de ce Franco-Algérien commence bien plus tôt.

En 2005, à son retour d’Afghanistan, Beghal avait été condamné à 10 ans pour avoir projeté un attentat à l’ambassade américaine de Paris. Les autorités françaises, qui l’ont déchu de la nationalité française en 2006, ont voulu, un an plus tard, l’expulser en Algérie. Mais la décision avait été annulée en raison des risques de tortures. C’est à cette époque que cet ancien d’Afghanistan, où il aurait côtoyé des responsables d’Al Qaïda, est placé en résidence surveillée dans le Cantal. Il y recevra Coulibaly, rencontré en prison, et Chérif Kouachi, un des assassins de Charlie Hebdo. Quelques mois plus tard, l’Algérien est interpellé. Il est condamné en 2013 à une nouvelle peine de 10 ans de prison pour association de malfaiteurs. Il est soupçonné de préparer l’évasion d’un ancien du GIA, Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné à la perpétuité en France. « Mais les juges n’ont pas réussi à démontrer le caractère terroriste, note Me Sami Khankan, l’avocat nantais de l’islamiste. Cela ne l’a pas empêché d’être soumis à un régime d’isolement drastique. » 

La dernière comparution de Beghal en correctionnelle a lieu à Rennes en septembre 2015. Le 9 janvier 2015, deux jours après les attentats de Charlie Hebdo et de l’hypercacher, un boîtier de téléphone est retrouvé dans sa cellule. Le détenu a-t-il communiqué avec les auteurs des attentats ?

À l’audience, il prétend avoir appelé en Algérie pour prendre des nouvelles de ses proches malades. Il écope de quatre mois de prison supplémentaires.

Le parcours judiciaire de cet homme de 52 ans pourrait donc se terminer en août prochain, date à laquelle il est libérable. Il semble ne plus craindre une expulsion vers Alger. 

Mais les autorités algériennes n’ont pas encore délivré de laissez-passer. « Nous sommes confiants. La diplomatie algérienne devrait réagir assez rapidement, estime Me Khankan. Je pense que M. Beghal sera transféré directement à l’aéroport à sa sortie de prison. »