DIA | Pourquoi n’a-t-on pas opté pour des abattoirs mobiles en Algérie ?
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Pourquoi n’a-t-on pas opté pour des abattoirs mobiles en Algérie ?

DIA-31 juillet 2020: La solution de facilité semble toujours être privilégiée en Algérie en ce qui concerne le sacrifice du mouton de l’Aid el Adha. Les autorités ont interdit aux Algériens de procéder au sacrifice du mouton en groupe, notamment dans les cités et les quartiers populaires des grandes villes.

Or, l’Aid el Adha chez les Algériens demeure un symbole de la solidarité et d’entraide dans la mesure où les voisins s’unissent et s’entraident pour égorger les moutons. A l’évidence, cela encourage les regroupements entre personnes en ces temps de coronavirus, ce qui est dangereux pour la santé du fait de la propagation rapide du Covid-19.

Malgré cette interdiction, on aura constaté ce vendredi que les Algériens n’ont pas dérogé à la règle puisqu’ils ont égorgé ensemble, faisant fi des instructions des autorités et des risques de contamination.

Au lieu d’interdire le sacrifice en groupe, les autorités auraient dû proposer des solutions. En ce sens, dans certains pays, à l’exemple de la Turquie, des abattoirs ambulants ont été mis en place. Des égorgeurs expérimentés, accompagnés de vétérinaires sillonnent les différents quartiers pour égorger les moutons dans le strict respect des mesures d’hygiène et de prévention contre le coronavirus. Ce qui ne semble pas être le cas en Algérie où les citoyens se sont regroupés pour égorger leurs moutons, alors que la mise en place d’abattoirs ambulants aurait pu constituer une solution idéale.

Amir Hani