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Le Président Bouteflika, artisan de la redynamisation des relations algéro-françaises

DIA-06 avril 2017: Le président de la République Abdelaziz Bouteflika, est l’artisan de la redynamisation des relations entre l’Algérie et la France. Contrairement à ce que veulent faire croire les Français, ce n’est pas François Hollande qui est derrière cette redynamisation, mais c’est plutôt les Présidents Bouteflika et Jaques Chirac qui avaient œuvré, depuis le début des années 2000, à redynamiser les relations bilatérales pour les hisser au niveau du partenariat d’excellence.
Il est vrai que durant le mandat de Sarkozy, ces relations avaient connu un certain déclin, avant d’être relancées avec Hollande qui a toujours été un ami de l’Algérie. En ce sens, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a relevé la qualité des relations que l’Algérie et la France ont tissé sous la haute autorité des Présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande ces cinq dernières années.
Sellal, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue français, Bernard Cazeneuve, en visite officielle en Algérie, a affirmé que la qualité de ces relations « se traduit régulièrement par un échange de visites constant et significatif de haut niveau de part et d’autre ».
Il a ajouté que la visite du président Hollande à Alger en décembre 2012 avait ouvert la voie à une « ère de densification et d’amplification sans précédent des relations bilatérales dans tous les domaines ». Evoquant la situation du pays, M. Sellal a indiqué que l’Algérie a pu préserver sa stabilité alors que des think-thank étrangers prédisaient une « explosion » sociale après la chute des prix du pétrole.
« Nous sommes un pays stable qui avance correctement et nous avons réussi à préserver la stabilité du pays alors que nous avons plusieurs frontières au rouge », a-t-il ajouté. Le Premier ministre a fait remarquer que l’Algérie est bien dirigée par le président Abdelaziz Bouteflika.
« Je ne fais rien et je ne décide rien sans le lui demander », a-t-il affirmé. Sellal a également précisé que le pays a ses institutions avec un Parlement qui fonctionne, rappelant que le 4 mai prochain auront lieu les élections législatives pour le renouvellement de la composante de l’Assemblée populaire nationale (APN). « Nous avons une Armée qui est debout, garante de la sécurité du pays, et qui combattra le terrorisme jusqu’à son éradication définitive », a-t-il poursuivi. Interrogé sur la position de l’Algérie par rapport à l’élection présidentielle française, Sellal a réaffirmé que, l’Algérie « conformément à ses principes, ne s’interfère jamais dans les affaires internes des autres pays ».
« Cela a été toujours notre politique. On n’aime pas nous immiscer dans les affaires des autres pays », a-t-il dit, ajoutant, concernant l’élection présidentielle française, que l’Algérie « a toujours travaillé avec celui que le peuple français désigne » comme étant son président.
« L’essentiel est d’améliorer les relations entre les deux pays quel que soit le président élu même si on souhaite celui qui est le plus proche de nous », a-t-il poursuivi.
Dans son allocution lors des entretiens élargis, M. Sellal a affirmé, concernant la question de la mémoire, que des « gestes symboliques de part et d’autre ont permis une décrispation certaine » et « ouvert la voie à la mise en place de mécanismes de travail adéquats susceptibles de prendre en charge efficacement les questions sensibles », citant notamment celles des disparus de la guerre de libération nationale, de la récupération des restes mortuaires des premiers martyrs de la résistance et des archives.
Concernant la question de la pratique religieuse, le Premier ministre s’est félicité de la mise en place d’un groupe de travail algéro-français pour examiner la situation des imams algériens détachés en France, la réforme de l’Institut Al-Ghazali et le projet de création d’une Fondation algérienne regroupant les lieux de culte en France au sein de la Grande Mosquée de Paris.
Cazeneuve : dresser le bilan d’une période exceptionnelle des relations algéro-françaises
Pour sa part, Cazeneuve a indiqué que sa visite en Algérie était l’occasion « de dresser le bilan d’une période exceptionnelle des relations algéro-françaises », rappelant les nombreuses visites ministérielles effectuées entre les deux pays. Pour le Premier ministre français, les différents mécanismes de coopération instaurés entre les deux pays avaient permis d’accroitre la coopération bilatérale dans tous les domaines. Evoquant la circulation des personnes,  Cazeneuve a fait remarquer que le nombre de visa accordés aux Algériens est passé de 210.000 en 2012 à 410.000 en 2016 et que le nombre d’étudiants qui partent chaque année pour la France est également passé de 3.600 en 2012 à 7.400 en 2016.
« Ces échanges sont fondamentaux et constituent le ciment de la relations entre les deux pays », a-t-il souligné Par ailleurs, M. Cazeneuve a indiqué avoir échangé avec Sellal sur les grandes crises régionales comme la Libye et le Mali et sur les moyens nécessaires de renforcer la coopération sécuritaire afin de lutter contre le terrorisme et ses réseaux.
« Dans ce domaine, nous sommes confrontés aux mêmes défis et aux mêmes menaces », a relevé le Premier ministre français, se félicitant de la qualité de la coopération algéro-française dans ce domaine. Concernant la question des archives, Cazeneuve a relevé la volonté « commune » d’avoir « des démarches qui rapprochent et des propos qui apaisent » à ce sujet.
« Il y a désormais une excellente collaboration entre les deux pays sur la question des archives », a-t-il affirmé, précisant que la France avait restitué « l’intégralité » des archives précoloniales qu’elle détenait et s’était engagée à restituer toute archive de ce type qu’elle pourrait trouver à l’avenir, assurant que cet engagement « sera absolument tenu ».
S’agissant des archives de la période coloniale, il a fait savoir que l’essentiel des documents établis par l’administration française « sont désormais accessibles au grand public ». Cazeneuve a conclu son intervention en assurant que quels que soient les résultats des échéances électorales françaises à venir, la coopération entre les deux pays « se poursuivra dans tous les domaines sur lesquels nous avons décidé d’agir ensemble ».
Signature de dix accords de coopération dans plusieurs domaines
A cette occasion, l’Algérie et la France ont signé dix accords et mémorandums de partenariat et de coopération institutionnelle et couvrant  différents domaines.
Ces accords concernent principalement les secteurs de l’énergie et des énergies renouvelables, l’agroalimentaire, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur.
Parmi ces accords figure un protocole d’accord pour la création en Algérie d’une unité de fabrication de postes électriques moyenne et basse tension ainsi que d’armoires de protection pour les systèmes de contrôle de commande en partenariat entre le groupe algérien ELEC- El Djazaïr et Schneider electric, spécialisé dans la gestion de l’énergie et en automatisation.
L’implantation de la future usine est prévue à Sidi Bel Abbès au niveau du site de l’Enie, filiale du groupe Elec-El Djazair. Dans l’industrie mécanique, un mémorandum d’accord de coopération entre la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), l’usine d`assemblage et de maintenance des tramways (Cital) et la société française Alstom a été conclu en vue de mutualiser les compétences des trois entreprises pour réaliser des projets de bus électriques.
Dans la filière agroalimentaire, trois accords ont été signés entre des entreprises privées algériennes et françaises. Il s’agit d’un accord pour la création à Oran d’une usine de production de levures et des produits dérivés, d’une capacité de 25.000 tonnes/an, entre le groupe algérien Agrodiv et la société française Lesaffre. Un protocole de synthèse de création d’une usine pour la production industrielle, le conditionnement et la commercialisation en Algérie et à l’international des produits de la marque Lesieur (groupe Avril) a été également paraphé avec le groupe algérien de l’agroalimentaire Djadi.
Une troisième convention d’assistance à maitrise d’ouvrage a été également conclue entre le groupe Avril et le groupe algérien SIM pour apporter l’expertise au groupe algérien dans son projet d’implantation d’une usine de transformation de graines de soja.                              
Sur le plan institutionnel, une convention de financement a été signée entre le ministère des Finances et l’Agence française du développement pour ré-abonder à hauteur de 1,5 million d’euros le Fonds d’études et de renforcement des capacités (FERC).
Ce fonds permettra de financer les études et les préparations de projets nécessaires au développement du nouveau modèle économique de croissance notamment dans les domaines de la transition énergétique, du transport et de la diversification économique. Une lettre d’intention entre le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) et le Commissariat français à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) a été aussi paraphée afin de créer un cadre adapté au développement d’une coopération durable entre les deux institutions.
Dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, une lettre d’intention a été signée entre l’Université de Tlemcen et l’université de Rennes1 ainsi qu’une convention cadre relative aux instituts des Sciences et technologies appliquées (ISTA).
Une autre Déclaration d’entente a été signée entre le ministère de la Formation et de l’enseignement professionnels et le Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (Ceimi), l’entreprise Billion et le Lycée Arbez Carme d’Oyonnax (France) pour la création d’un centre de formation dans la plasturgie à Blida. 
Le projet de l’usine Peugeot en Algérie concrétisé en 2017
Par ailleurs, le projet de réalisation d’une usine Peugeot PSA en Algérie est presque finalisé, et devrait être concrétisé durant l’année en cours, a affirmé Sellal. « Durant les prochains mois, nous allons signer un accord portant création d’une société mixte entre Peugeot PSA et des partenaires algériens publics et privés, et ce une fois que nous aurons assaini la situation de l’industrie automobile en Algérie », a-t-il déclaré.
Sellal a ajouté que l’usine Renault d’Oran, entrée en production fin 2014, est actuellement arrivée à une production de 60.000 unités.
Amir Hani 
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